Jusqu'où peut-on fédérer afin de défendre les intérêts d'une communauté?

C'est la question qui se pose actuellement au Maroc suite à la décision de la Cour administrative de Rabat de dissoudre le Parti Démocrate Amazigh marocain (PDAM) jeudi dernier.

Cette décision s'appuie sur la loi marocaine qui interdit tout parti politique fondé sur des critères ethnique ou linguistique.

Et c'est précisément là que se situe le problème pour le PDAM. En effet, cette formation défend la reconnaissance identitaire et statutaire berbère au Maroc qu'elle estime représenter 50% à 60% de la population marocaine.

S'il est vrai que de nombreux exemples passés montre qu'il n'est jamais bon de cloisonner des groupes ethniques (surtout au niveau politique), il n'en reste pas moins que la défense et la reconnaissance des communautés est un sujet qu'on ne peut éviter.

Or c'est bien la politique qui permet de régir les statuts et les droits de la population. Alors comment agir dans ces conditions?

Le débat du bien-fondé de la dissolution du PDAM n'est pas le sujet qui m'intéresse ici. Toutefois, c'est un exemple qui soulève surtout une question de fond supplémentaire.

Finalement, n'y-a-t-il pas un amalgame entre le repli sur un groupe ethnique ou linguistique et la défense des intérêts d'une communauté?

Jusqu'où peut-on aller, d'un point de vue politique, pour défendre une communauté sans apparaître comme une menace ethnocentrique?

Et d'ailleurs, a-t-on jamais eu la réponse à cette question?