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Echecs et scandales : Ehoud Olmert jette l'éponge

Ehoud Olmert jette l'éponge. Cerné par les affaires de corruption, étrillé par la presse et lâché par son parti, le premier ministre israélien renonce au pouvoir. Mercredi 30 juillet, le successeur d'Ariel Sharon a déclaré, dans une brève allocution, qu'il ne participerait pas aux primaires de son parti, Kadima, prévues le 17 septembre, et qu'il démissionnerait dans la foulée de cette consultation afin de permettre à son vainqueur de former un nouveau gouvernement.

Cette annonce attendue depuis plusieurs semaines met probablement un terme à la vie publique de M. Olmert, âgé de 62 ans, mais elle ne résout pas forcément la crise politique en cours. De nombreux analystes estiment que les tensions au sein de Kadima, entre la ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, favorite des militants et son rival, Shaul Mofaz, ministre des transports, pourraient entraîner la convocation d'élections anticipées. L'opposition de droite, emmenée par le Likoud de Benyamin Nétanyahou, en tête dans les sondages, a déjà commencé à faire campagne sur ce thème.




"Dans un Etat démocratique, quand le premier ministre démissionne, la nation doit se choisir un nouveau leader", a déclaré un député du parti russophone Israël Beitenou. De son côté, Tzipi Livni a salué du bout des lèvres le choix de M. Olmert, le qualifiant de "correct". "Kadima doit continuer à agir d'une façon qui préserve son unité et sa capacité à diriger", a-t-elle déclaré.

C'est un financier juif américain aux cheveux blancs, Morris Talanski, qui a déclenché, en mai, le processus qui a abouti au retrait d'Ehoud Olmert. L'ancien maire de Jérusalem, intronisé premier ministre en mars 2006, avait fait preuve jusque-là d'une endurance peu commune. Ni le rapport de la commission Winograd qui a pointé son "échec sévère" dans la conduite de la guerre au Liban durant l'été 2006, ni les enquêtes de la police dans une demi-dizaine de dossiers dans lesquels il est accusé de favoritisme et d'abus de position, ni encore les agissements controversés de deux de ses plus proches collaborateurs, l'avocat Uri Messner et la secrétaire Shula Zaken, n'avaient entamé sa carapace.

COMPTE À REBOURS

Mais le 27 mai, M.Talanski est entendu par la justice. Il explique comment il a versé 150000 dollars sur quinze ans à l'homme qui était alors un "baron" du Likoud. Des enveloppes de cash destinées à financer l'ascension de son poulain… et à régler quelques caprices aussi. Le septuagénaire évoque des boîtes de cigares haut de gamme, des séjours dans des palaces new-yorkais, des billets d'avion classe affaire et même des vacances familiales en Italie pour un montant de 30 000 dollars.

Pots-de-vin ? Infraction Ă  la loi sur les transferts ? Le procureur n'a pour l'instant pas tranchĂ©. Mais pour les commentateurs politiques, la cause est entendue. Ehoud Olmert, le jouisseur sans scrupule, doit partir. Le lancement, quelques jours plus tĂ´t, de nĂ©gociations indirectes avec la Syrie ne lui vaut aucune indulgence. Pas plus que le processus de paix dĂ©jĂ  enlisĂ© avec les Palestiniens.

Du coup, Tzipi Livni s'enhardit. Elle avait hésité après le rapport Winograd, mais elle appelle, cette fois-ci, à la tenue de d'élections primaires. Si Ehoud Olmert ne plie pas, le Parti travailliste quittera la coalition et provoquera de nouvelles élections, dit Ehoud Barak, le ministre de la défense.

Le compte à rebours est alors lancé. Le contre-interrogatoire de Morris Talanski, à la mi-juillet, ne l'arrête pas. D'autant qu'entre-temps, le chef du gouvernement est mis en cause dans une énième affaire qui porte sur un système de double facturation lors de voyages à l'étranger.

Après quelques atermoiements, les dirigeants de Kadima entérinent donc le principe de primaires au sein du parti. Ehoud Olmert, qui avait assuré qu'il ne démissionnerait que s'il était officiellement inculpé, est obligé de se dédire. Parce qu'il n'a aucune chance de battre ses rivaux et parce que sa candidature pourrait fragiliser Kadima vis-à-vis du Likoud, il annonce qu'il ne se présentera pas aux primaires.

Son successeur aura jusqu'au mois de novembre pour former un nouveau gouvernement. Durant cette période, M. Olmert dirigera une équipe de transition, conformément à la législation israélienne.

Les Etats-Unis, tout comme la direction palestinienne, ont pris acte de ce développement sans émotion apparente. Affirmant qu'ils travailleraient avec le nouveau chef du gouvernement, quel qu'il soit, ils ont réaffirmé leur intention d'aboutir à un accord de paix d'ici à la fin de l'année. Dans les faits, il est peu probable que Tzipi Livni, chef de la délégation israélienne, parvienne à une percée dans les négociations. La sauvegarde de l'unité de Kadima et la conduite de sa propre campagne interne devraient occuper l'essentiel de son temps pendant les deux prochains mois.

Benjamin Barthe

Problème pour SOS racisme en Suisse

Privée de subventions, SOS Racisme refuse d'abdiquer

Suite à une crise interne de l'association, Genève n'a pas reconduit son aide en 2008.

Créée en 1995 dans la foulée de l'adoption de la norme pénale antiraciste, ACOR SOS Racisme est aux soins intensifs. L'association ne reçoit tout simplement plus un sou des pouvoirs publics depuis le 1er janvier. Elle a dû licencier il y a quelques semaines son dernier salarié: Karl Grünberg, le secrétaire général. Ce dernier veut encore y croire, alors que le délégué à l'intégration ne ferme pas la porte.

De fait, personne ne pense que la lutte contre le racisme n'a désormais plus d'objet. ACOR, qui est une très petite structure, s'était spécialisée dans la défense des victimes et offrait une permanence téléphonique. Elle cherchait aussi à imposer un large débat sur le racisme et la xénophobie en Suisse.

«Le combat contre le racisme est aujourd'hui quasi une page blanche», commente de son côté André Castella, le délégué à l'intégration du canton de Genève. Celui-ci n'écarte du reste pas l'éventualité de travailler à nouveau avec cette association: «Mon objectif est de réunir tous les acteurs actifs dans la prévention du racisme, y compris SOS Racisme, et d'examiner ce qu'on pourra faire ensemble.»

Mais en ce cas, pourquoi avoir coupé les ailes de cette association? Visiblement, le Conseil d'Etat a estimé l'année dernière qu'il n'en avait plus pour son argent. En clair, la prestation offerte n'était plus suffisante pour justifier une subvention de 100 000 francs par an. Un audit est en cours

L'histoire est en réalité un peu plus complexe. L'association a traversé fin 2006 une très grosse crise interne, provoquée par des désaccords et (déjà) des soucis financiers, qui s'est soldée par le départ de quatre de ses salariés. S'en est suivi un certain laisser-aller dans la présentation du bilan 2006.

Un audit sur le fonctionnement de l'association vient du reste d'être lancé par le Bureau de l'intégration.

Toutefois, selon Karl Grünberg, les difficultés rencontrées par ACOR avec ses subventionneurs ne sauraient se résumer à cela: «La complexité de la lutte contre le racisme et la xénophobie fait qu'elle est expérimentale et peu compréhensible. A l'exception de la norme pénale antiraciste, il n'existe aucun outil juridique sur lequel s'appuyer.»

En résumé, une partie du travail effectué est difficilement quantifiable.

Or, comme l'autorité entend de plus en plus subventionner uniquement des prestations vérifiables, cela pose problème.

Karl Grünberg reste malgré tout optimiste: «Je suis assez confiant car nous partageons avec le Bureau de l'intégration la conviction que la lutte contre le racisme est essentielle.»

Risque de fermeture de la mosquée de Milan

« Soit on trouve une solution d’ici la fin août, soit on ferme » a déclaré le ministre de l’intérieur italien. A Milan, chaque vendredi, 4 000 musulmans étendent leur tapis et envahissent rues et trottoirs car la mosquée est trop exigüe. Un ultimatum leur a été posé : “Il leur faut trouver un lieu plus acceptable et qui fera aussi l’affaire des citoyens “.

Umberto Bossi, fondateur de la ligue du Nord et actuel ministre de Berlusconi a déclaré : ” Pour la Ligue, il s’agit d’un passage important. Nous avions fait une promesse durant la campagne électorale et à présent, nous tenons cette promesse.”

Les conditions fixées aux musulmans sont les suivantes :
1°) déménager non seulement la mosquée (en réalité un ancien garage) mais aussi le “centre culturel” islamique
2°) Pas d’aide ou de fonds publics.
3°) déménager avant la fin août, pour des raisons également liées à l’hygiène

La charia acceptée en Gde-Bretagne ?

    L’idĂ©e d’accepter la Charia (loi islamique) avance Ă  pas de gĂ©ants en Grande-Bretagne. Maintenant, ce n’est pas moins que le PrĂ©sident de la Haute Cour d’Angleterre en personne, qui dĂ©fend l’idĂ©e d’une introduction partielle de la Charia en Angleterre et dĂ©fend l’ArchevĂŞque de Canterbury qui avait dĂ©frayĂ© la chronique en fĂ©vrier dernier, en disant qu’il fallait accepter les principes de la loi islamique en Angleterre.

    La loi de la charia pourrait jouer un rĂ´le dans certaines parties du système juridique, a dĂ©clarĂ© aujourd’hui le plus important des juges en Angleterre et au Pays de Galles .

    Lord Phillips de Worth Matravers, actuel prĂ©sident de la Haute Cour d’Angleterre et du Pays de Galles (Lord Chief Justice) , tout en excluant catĂ©goriquement la possibilitĂ© d’un tribunal islamique  siĂ©geant ou dĂ©cidant des sanctions dans le pays, a pris la dĂ©fense des propos formulĂ©es par l’ArchevĂŞque de Canterbury, Dr Rowan Williams.

    Dans un discours prononcĂ© Ă  Whitechapel dans l’Est de Londres Ă  forte population musulmane, il a dĂ©clarĂ© qu’il n’y a pas de raison pour que les principes de la charia ne puissent pas ĂŞtre utilisĂ©s dans la “mĂ©diation ou dans d’autres formes de règlement extrajudiciaire des diffĂ©rends”.

    La charia - qui est un ensemble de principes rĂ©gissant la manière dont de nombreux musulmans pensent devoir vivre leur vie - souffre d’une “incomprĂ©hension” gĂ©nĂ©ralisĂ©e par le reste du monde, a t-il ajoutĂ©.

    Lord Phillips a dĂ©clarĂ©:  “Il n’y a aucune raison pour que les principes de la  Charia, ou tout autre code religieux, ne puisse servir de base pour une mĂ©diation ou une autres formes de règlement extrajudiciaire des conflits.”

    “Il faudra reconnaĂ®tre, cependant, que les sanctions rĂ©sultants de cette mĂ©diation seront tirĂ©es des lois d’Angleterre et du Pays de Galles.”

    Le prĂ©sident de la Haute Cour, a dit Ă  son auditoire que de sĂ©vères punitions physiques telles que la flagellation, la lapidation et l’amputation des mains ne seront pas acceptables.

    Il a ajoutĂ©: “Il ne saurait ĂŞtre question de ces tribunaux (islamiques) siĂ©gent dans ce pays, ou que de telles sanctions sont appliquĂ©es ici.

    Le juge a dĂ©clarĂ© que l’archevĂŞque de Canterbury, avait Ă©tĂ© mal compris en FĂ©vrier, quand il a dĂ©clarĂ© que les musulmans britanniques pourraient ĂŞtre rĂ©gies par la charia.

    M. Williams a suggĂ©rĂ© que la charia pourrait jouer un rĂ´le dans les «Aspects du droit civil, le règlement de transactions financières et la mĂ©diation et la rĂ©solution de conflits par des structures autorisĂ©es».

    «Ce n’était pas très radical  de dĂ©fendre la charia dans le cadre de conflits familiaux, par exemple, et notre système va dĂ©jĂ  trĂ©s loin dans l’acceptation de ce qui Ă©tait suggĂ©rĂ© par l’archevĂŞque.

    “Il est possible dans ce pays pour ceux qui signent un accord contractuel de se rĂ©fĂ©rer Ă  une juridiction  autres que le droit anglais.”

    Source Wales Online  Traduction Bivouac-id.

Pickpocket déguisés en musulmanes voilées

Pays-Bas - "Forte augmentation" des pickpockets déguisées en musulmanes voilées

vendredi 27 juin 2008

Des marchés à Rotterdam ont été victimes de harcèlement ces dernières semaines par des pickpockets originaires de l’Europe de l’Est qui s’habillent comme des femmes musulmanes pieuses. La police ne dispose pas de chiffres précis, mais dit qu’il y une « forte augmentation » de voleuses qui sont de fausses Muslimas.

Ces femmes sont pour la plupart des pickpockets bulgares ou roumaines qui sont passablement insaisissables avec leurs voiles. Un porte-parole de la police dit que c’est devenu un phénomène connu et qu’ils en voient de plus en plus souvent dans presque tous les marchés de Rotterdam.

Une voilée bulgare a été prise en flagrant délit cette semaine dans le Afrikaandermarkt à Rotterdam-Zuid. Outre des portefeuilles volés la police a trouvé sept foulards colorés avec lesquels elle changeait constamment d’identité
.

Allemagne : cours de natation obligatoire, mĂŞme pour les musulmans

A Muslim woman watches her children swim. Photo: DPA

Le tribunal allemand a tranché : une fillette musulmane ne sera pas dispensée de cours de natation pour motifs religieux. La cour de Dusseldorf a déclaré que l’éducation de la jeune fille était plus importante que sa liberté religieuse. Les parents de l’enfant refusaient que leur fille apprenne à nager au motif qu’elle devait se découvrir le corps. L’école a également refusé, pour des raisons de personnel, de mettre en place des séances de natation séparant filles et garçons.

Barack Obama et le "vote juif" : l'ère du soupçon

L'image de Barack Obama est-elle ternie dans l'électorat juif américain au point de lui faire perdre l'investiture du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis ? La question a rebondi après l'affaire Jeremiah Wright. Le sénateur de l'Illinois a rompu avec son révérend, mais ses relations passées avec un homme favorable aux Palestiniens et qui défend le mouvement noir Nation of Islam sont venues confirmer, pour nombre de juifs américains, des craintes sourdes alimentées par des cercles pour lesquels sa présidence serait "mauvaise pour les juifs et Israël".

"J'ai commencé à recevoir des courriels en janvier" explique J. J. Goldberg, éditeur du vieux journal juif de New York The Forward : tous clamaient que Barack Obama serait un "musulman caché" et que son "agenda" politique viserait à faire disparaître Israël. Des messages évoquaient un nommé "Barack Osama"... La campagne a pris une telle ampleur que, le 19 janvier, 7 des 13 sénateurs juifs américains ont, dans une "Lettre ouverte à la communauté juive", condamné ces "attaques ignominieuses".

Mais la campagne s'est poursuivie, relayée de manière plus sophistiquée par des intellectuels juifs ultraconservateurs. Elle vise beaucoup l'entourage du candidat, en particulier Zbignew Brzezinski, ex-conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter, qui a pris le parti des auteurs d'un ouvrage critiquant l'influence du "lobby pro-israélien" (dit "Aipac") à Washington, et Robert Malley, ex-conseiller du président Bill Clinton sur le Proche-Orient, favorable à une négociation avec le Hamas palestinien. De fait, la plupart de ceux qui ont soutenu les efforts de paix des administrations Carter et Clinton au Proche-Orient se retrouvent du côté de M. Obama, mais aussi d'autres, plus vivement critiques de la politique israélienne.

Barack Obama a le soutien de nombreux intellectuels juifs, de financiers tel George Soros, de célébrités comme Steven Spielberg. Son porte-parole, David Axelrod, est également juif. Mais il a eu beau expliquer qu'il connaît "à peine" MM. Brzezinski et Malley et que son conseiller sur le Proche-Orient est Dennis Ross, un homme très proche de l'Aipac, jurer de son "inébranlable engagement pour la sécurité d'Israël", assurer qu'il ne "négociera pas avec le Hamas", désormais, dit M. Goldberg, "pour une partie de la communauté juive américaine, sa bonne foi est contestée".

L'ère du soupçon s'est ouverte. Chaque fois, un nouveau spectre surgit, comme cette déclaration de 2007 où M. Obama affirmait qu'"aucun peuple n'a récemment autant souffert" que les Palestiniens. Il explique qu'on "tronque" ses propos, peu importe, on ne retient qu'eux. Pour caractériser l'état d'esprit auquel il se heurte, M. Goldberg cite une plaisanterie juive : "C'est un télégramme qui dit : "Commencez à vous inquiéter, détails suivent...""

Ses adversaires se chargent d'alimenter cette défiance. Le 25 avril, le candidat républicain John McCain a qualifié M. Obama de "candidat préféré du Hamas". L'équipe d'Hillary Clinton, sa concurrente démocrate, distribue les pamphlets d'Ed Lasky, un ultra-conservateur qui a consacré 10 de ses 25 dernières chroniques dans American Thinker au seul thème d'Obama et Israël. Lorsque ce dernier explique qu'il entend "combler le fossé croissant entre les musulmans et l'Occident", Daphna Ziman, conseillère de Mme Clinton, se dit "horrifiée" : "Il n'affirme pas le droit d'Israël à exister."

Quel peut-être l'impact de ce "buzz" ? "Si l'on agrège les facteurs richesse, éducation, plus un regard sur le monde fondé sur la peur d'un regain d'antisémitisme", explique Allan Silver, socio-politologue à l'université Columbia, l'électorat juif "devrait être républicain ; or il reste massivement démocrate". Selon la dernière étude annuelle de l'American Jewish Committee (décembre 2007), 58 % des juifs américains penchent du côté démocrate contre 15 % vers les républicains ; 67 % (contre 27 %) jugent aujourd'hui que leur pays n'aurait pas dû envahir l'Irak.

Cet électorat est aussi particulièrement âgé et vote massivement. Comparé aux Noirs américains, cinq fois plus nombreux mais plus jeunes et qui votent une fois et demi moins que la moyenne, le "vote juif" compte presque autant. Or ces électeurs juifs sont concentrés dans neuf Etats. Et le système électoral fait que le vainqueur dans un Etat rafle tous ses "grands électeurs" à l'élection présidentielle. Electoralement, estime M. Goldberg, 30 % de cet électorat "fluctuant", soit 1,2 million de voix, peuvent faire la différence dans certains Etats.

Ces électeurs sont-ils sensibles au facteur racial ? Question délicate... En 1945 s'était formée la Coalition noire-juive contre le racisme. Elle a commencé de se désagréger à la fin des années 1960, avec l'émergence d'un mouvement identitaire noir incluant des tendances antisémites.

Depuis, avec la référence croissante "Noirs américains-Tiers-mondisme" et l'idée qu'"antisionisme égale antisémitisme", nombre de juifs ont développé vis-à-vis des Noirs des sentiments de crainte, sinon d'hostilité, expliquent MM. Goldberg et Silver. "Candidat noir", M. Obama en souffre.

Jusqu'ici, lors des primaires démocrates, 54 % des juifs ont voté Hillary Clinton et 44 % Barack Obama. Il a emporté leurs suffrages dans le Massachusetts et le Connecticut, sa rivale à New York, dans le New Jersey et en Pennsylvanie. Ils ont fait jeu égal en Californie.

La crainte de perdre des voix juives lors de l'élection présidentielle si M. Obama est désigné pourrait amener certains "grands électeurs" démocrates à choisir Mme Clinton lors de la Convention. Car si le sénateur de l'Illinois était investi, un nombre difficilement quantifiable d'électeurs juifs basculerait en faveur de John McCain.



Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du Monde du 04.05.08.



L'Iran se plaint Ă  l'ONU de propos tenus par Hillary Clinton

L'Iran se plaint Ă  l'ONU de propos tenus par Hillary Clinton

L'Iran a formulé mercredi une plainte auprès des Nations Unies à la suite de propos tenus par la sénatrice américaine Hillary Clinton durant sa campagne électorale pour la Maison Blanche. Elle avait mis en garde Téhéran contre une attaque contre Israël.

La candidate démocrate à l'investiture de son parti avait déclaré la semaine dernière que si elle était élue présidente en novembre et que les dirigeants iraniens lançaient une attaque nucléaire sur Israël, les Etats-Unis seraient prêts à "totalement les réduire à néant". L'ambassadeur adjoint de l'Iran aux Nations unies a adressé une lettre au secrétaire général Ban Ki-moon et au président du Conseil de sécurité dans laquelle il exprime la condamnation iranienne "d'une telle déclaration, provocatrice, déplacée et irresponsable".

Mme Clinton avait tenu ces paroles sur la chaîne télévisée ABC. Elle entendait par là faire savoir à Téhéran ce qu'elle serait prête à décider en cas d'attaque nucléaire contre Israël, a-t-elle par la suite précisé.

"Je veux que les Iraniens sachent que si je suis présidente, nous attaquerons l'Iran (s'il attaque Israël)", avait-elle déclaré.

"S'ils tentent stupidement, lors de ces dix prochaines années, de lancer une attaque contre Israël, nous serons en mesure de les réduire à néant", avait-elle ajouté.

"C'est terrible de dire cela, mais ces gens qui dirigent l'Iran doivent le comprendre, car cela les dissuadera peut-être d'entreprendre quelque chose d'irréfléchi, de stupide et de tragique", avait-elle aussi poursuivi.

Dans sa lettre datée du 30 avril, l'ambassadeur adjoint Mehdi Danesh-Yazdi a indiqué vouloir réaffirmer le rejet par l'Iran de toutes les armes de destruction massive, y compris les armes nucléaires.

"De plus, je souhaite réaffirmer la position de mon gouvernement, selon laquelle la République islamique d'Iran n'a l'intention d'attaquer aucun autre pays", a-t-il ajouté.

"Néanmoins, l'Iran n'hésiterait pas à agir en légitime défense en répondant à toute attaque contre la nation iranienne et en prenant des mesures défensives appropriées pour se protéger", a-t-il encore dit.


SDA-ATS News Service

Place au cow-boy!

Envoyer 1000 soldats français en Afghanistan pour soutenir les Américains à lutter contre le terrorisme...Grrrr!!! Faut pas se gêner! C'est, selon moi, le genre de choses qui pourrait faire qu'une bombe explose dans le métro. Mais bon forcément, quand on a une voiture avec chauffeur on se moque totalement du sort des "clients" (je préfère ce terme à celui d'usagers) de la sncf et de la ratp. C'est un raccourci ce que je dis-là mais cette politique "je fais ce que je veux sans demander l'avis de personnes et sans en mesurer les conséquences" me fait peur. Est-ce normal de penser ça et trouvez-vous que c'est démesuré? Merci pour vos avis.

John McCain, futur pire président

Le futur président le plus âgé en début de mandat (72 ans) a été reçu à l'Elysée le 21 mars, allez donc, ça commence! ll se réjouit d'avoir vécu assez longtemps pour voir, je cite "la France dotée d'un président pro-américain", ce n'est pas nous qui le disons là. Pour info, il refuse tout retrait d'Irak "pas avant cent ans s'il le faut pour gagner". Personnellement, il ne m'inspire pas confiance pas confiance et c'est un euphémisme. Je trouverais ça bien que Barack Obama soit élu mais un noir avec un papa musulman président des USA, ça ne paraît pas aller de soi pas plus qu'une femme présidente d'ailleurs. Dommage que G.Clooney ne se soit pas présenté, il aurait peut-être eu ses chances. A suivre le 4 novembre mais d'ici là, vous pouvez nous faire part de vos pronostics.