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L'OM se tourne vers le Maghreb

29/07/2008

L'Olympique de Marseille (L1) va ouvrir une boutique de produits dérivés à Alger en novembre, première étape d'un projet de développement de la marque OM au Maghreb. "Des études ont montré que l'OM était le club européen préféré au Maghreb, devant Barcelone. La décision d'ouvrir cette boutique à Alger correspond à notre souhait d'être présent sur ce marché naturel", explique Corinne Gensollen, directrice des opérations de l'OM, confirmant les informations du quotidien régional La Provence. Le magasin de 150 m2 devrait ouvrir dans le centre d'Alger et sera exploité par la société Massenet qui reversera des royalties à l'OM, comme elle le fait déjà en France pour certains produits dérivés qu'elle distribue. "L'objectif à terme est d'ouvrir d'autres points de vente au Maghreb et en Afrique", poursuit Mme Gensollen, qui table sur un chiffre d'affaires équivalent à 25% de celui d'une boutique OM à Marseille. Les produits dérivés, notamment la vente de 360.000 maillots, ont généré 7 millions d'euros de marge brute pour l'OM lors du dernier exercice. Il y a trois boutiques OM à Marseille, exploitées par des concessionnaires. D'autres devraient ouvrir "dans les prochaines semaines", à Marseille et en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

source: www.lefigaro.fr

Une boutique en Algérie

L'OM et Lyon ne sont pas si opposés que ça. L'OL, septuple champion de France, éprouve toutes les peines du monde à s'imposer sur la scène continentale. De son côté, l'OM a beau être champion de France des produits dérivés, son développement international est quasi nul, comparé aux grands clubs que sont Manchester, Chelsea, Barcelone, le Bayern Munich ou l'AC Milan. "Notre objectif est de se développer dans la France entière. Il reste encore quelques endroits où les supporters n'arrivent pas à trouver des produits labellisés OM. Mais nous visons également l'étranger", explique Corinne Gensollen, la directrice des opérations.

Dès novembre, une boutique officielle ouvrira donc ses portes en Algérie, un pays qui compte des milliers d'inconditionnels de l'OM. "Le lien entre Marseille et Alger est évident et ce marché était naturel. La classe moyenne algérienne est lassée de la contrefaçon et c'est un symbole fort. C'est une première pour un club français", se réjouit pour sa part Sylvain Vachier, le responsable des produits dérivés. Cette ouverture n'est que le début de l'expansion marseillaise qui vise, à terme, un développement en Asie et au Proche et Moyen Orient.



source: www.laprovence.com

Problème pour SOS racisme en Suisse

Privée de subventions, SOS Racisme refuse d'abdiquer

Suite à une crise interne de l'association, Genève n'a pas reconduit son aide en 2008.

Créée en 1995 dans la foulée de l'adoption de la norme pénale antiraciste, ACOR SOS Racisme est aux soins intensifs. L'association ne reçoit tout simplement plus un sou des pouvoirs publics depuis le 1er janvier. Elle a dû licencier il y a quelques semaines son dernier salarié: Karl Grünberg, le secrétaire général. Ce dernier veut encore y croire, alors que le délégué à l'intégration ne ferme pas la porte.

De fait, personne ne pense que la lutte contre le racisme n'a désormais plus d'objet. ACOR, qui est une très petite structure, s'était spécialisée dans la défense des victimes et offrait une permanence téléphonique. Elle cherchait aussi à imposer un large débat sur le racisme et la xénophobie en Suisse.

«Le combat contre le racisme est aujourd'hui quasi une page blanche», commente de son côté André Castella, le délégué à l'intégration du canton de Genève. Celui-ci n'écarte du reste pas l'éventualité de travailler à nouveau avec cette association: «Mon objectif est de réunir tous les acteurs actifs dans la prévention du racisme, y compris SOS Racisme, et d'examiner ce qu'on pourra faire ensemble.»

Mais en ce cas, pourquoi avoir coupé les ailes de cette association? Visiblement, le Conseil d'Etat a estimé l'année dernière qu'il n'en avait plus pour son argent. En clair, la prestation offerte n'était plus suffisante pour justifier une subvention de 100 000 francs par an. Un audit est en cours

L'histoire est en réalité un peu plus complexe. L'association a traversé fin 2006 une très grosse crise interne, provoquée par des désaccords et (déjà) des soucis financiers, qui s'est soldée par le départ de quatre de ses salariés. S'en est suivi un certain laisser-aller dans la présentation du bilan 2006.

Un audit sur le fonctionnement de l'association vient du reste d'être lancé par le Bureau de l'intégration.

Toutefois, selon Karl Grünberg, les difficultés rencontrées par ACOR avec ses subventionneurs ne sauraient se résumer à cela: «La complexité de la lutte contre le racisme et la xénophobie fait qu'elle est expérimentale et peu compréhensible. A l'exception de la norme pénale antiraciste, il n'existe aucun outil juridique sur lequel s'appuyer.»

En résumé, une partie du travail effectué est difficilement quantifiable.

Or, comme l'autorité entend de plus en plus subventionner uniquement des prestations vérifiables, cela pose problème.

Karl Grünberg reste malgré tout optimiste: «Je suis assez confiant car nous partageons avec le Bureau de l'intégration la conviction que la lutte contre le racisme est essentielle.»