Le Projet Seddeya

Communauté-Maghrébine.fr est le blog public du portail privé Seddeya.fr

Vous y retrouvez l'actualité de l'association Seddeya, ainsi qu'une partie des articles postés par les adhérents du Club Privé Seddeya.fr.

N'hésitez pas à venir rejoindre la communauté Seddeya.

Cdt,

En savoir plus sur le projet Seddeya



 

Depuis le 15 juillet le vrai Redbull est vendu en France, pourquoi?

Red Bull a fait plier la France mardi 15 juillet 2008 | Le Parisien

Depuis mardi, la boisson énergisante à base de taurine est autorisée dans l'Hexagone.

Rien à boire. Le personnel de l'ambassade de France à Vienne en est encore tout dépité. Le 16 mai, Christine Lagarde a levé le veto français contre Red Bull.

Mais la ministre de l'Economie et le patron de la marque de boisson énergisante, Dietrich Mateschitz, n'ont pas pu trinquer au champagne. Ce jour-là, la capitale autrichienne est paralysée par d'épouvantables embouteillages. Le lieu de la cérémonie a dû être modifié au dernier moment et les bouteilles n'ont pas suivi.

Douze ans que Didi Mateschitz attendait ça : faire plier la France. En 1996, lorsqu'il a voulu y distribuer sa boisson, il savait que ce ne serait pas facile : il avait dĂ» batailler trois ans pour obtenir l'autorisation de la commercialiser en Autriche, cinq ans avant de dĂ©barquer en Allemagne et au Canada. Mais l'Hexagone s'est montrĂ© particulièrement coriace. « Dix fois par an », il envoie des Ă©missaires pour convaincre les autoritĂ©s. A chaque fois, ils rentrent bredouilles. Entre-temps, la marque que les consommateurs de 140 pays s'arrachent, jusqu'Ă  reprĂ©senter 70%dumarchĂ©mondial des boissons Ă©nergisantes, se retrouve traitĂ©e comme un empoisonneur en puissance.

Red Bull a beau bĂ©tonner son dossier, l'Afssa (Agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des aliments) trouve toujours Ă  y redire. Elle soupçonne une « toxicitĂ© rĂ©nale », pointe des « effets neurocomportementaux indĂ©sirables », dĂ©crit une expĂ©rience sur des rats qui, après avoir ingĂ©rĂ© sa boisson Ă  la taurine (un acide aminĂ©), Ă©taient tellement excitĂ©s qu'ils se sont rongĂ© les pattes jusqu'au sang. Des associations familiales, de leur cĂ´tĂ©, s'inquiètent de sa frĂ©quente consommation mĂ©langĂ© avec de la vodka. « Que je sache, fulmine Mateschitz, personne n'est jamais parti en guerre contre le jus d'orange au motif que certaines personnes le boivent avec du Campari ! »

A Fuschl-am-See, près de Salzbourg, dans son siège en forme de volcanperduaumilieu des bois, l'Autrichien Ă©tablit un nouveau plan de bataille. Premier acte : amadouer l'adversaire. En 2007, il dĂ©pose une nouvelle demande d'autorisation. Dans la composition, il remplace la taurine par de l'arginine (un autre acide aminĂ©). Et prĂ©sente sa boisson sous un faux nez : oubliĂ© Red Bull, voici Bullit. Cette fois-ci, les autoritĂ©s françaises ne trouvent rien Ă  y redire. Un terrain d'entente semble trouvĂ©.

« LibertĂ©, Ă©galitĂ©, RedBullitĂ© ! »

Mais en coulisses, ses juristes ont trouvĂ© la faille : passĂ© presque inaperçu Ă  l'Ă©poque, un dĂ©cret du 16 octobre 2006 a changĂ© les règles du jeu. « DĂ©sormais, si l'Etat refuse d'autoriser un produit pour des raisons sanitaires, c'est Ă  lui de prouver sa nocivitĂ© », dĂ©crypte un conseiller de Christine Lagarde. Or, l'Afssa n'a jamais pu produire plus que des « soupçons ».

Après s'ĂŞtre vu notifier une nouvelle interdiction en juillet 2007, Red Bull attaque donc l'Etat français devant le tribunal administratif de Paris. Le rapport de force est inversĂ© : la France risque d'ĂŞtre condamnĂ©e Ă  payer plus de 300 millions d'euros d'indemnitĂ©s. Pour un gouvernement qui se serre la ceinture, une telle amende ferait mauvais genre.

Ultime provocation, Mateschitz donne l'ordre de commercialiser du Bullit... dans des canettes Red Bull. En avril dernier, 150 Mini Cooper bleues et acier surmontĂ©es de canettes gĂ©antes envahissent les rues de Paris. Dietrich Mateschitz ricane : « LibertĂ©, Ă©galitĂ©, RedBullitĂ© ! »

A Bercy, la situation devient urgente. L'audience au tribunal, prĂ©vue en mai, se rapproche. Entre le cabinet de Christine Lagarde et le directeur juridique de Red Bull, les Ă©changes d'e-mails s'intensifient. Dans la nuit du 15 au 16 mai, un accord est trouvĂ©. Bercy lève son veto contre la recette Ă  base de taurine. En Ă©change, Red Bull retire sa plainte et s'engage Ă  inscrire des messages de prĂ©vention sur ses canettes. Officiellement, Dark Dog (Karlsbrau), Burn (Coca-Cola) et les autres marques de boissons Ă©nergisantes sont très zens. Mais Dietrich Mateschitz qui, selon la lĂ©gende, consomme une douzaine de ses canettes chaque jour, est sĂ»r de lui : « Les gens veulent l'original, pas les copies. C'est comme pour les montres : personne ne veut d'une Rolex made in Taiwan ! »

Mathieu Deslandes

Qu'y a-t-il rĂ©ellement dans cette boisson? Encore quelque chose qui va ĂŞtre difficile Ă  gĂ©rer? Comme si on avait pas dĂ©jĂ  du mal Ă  gĂ©rer les gamins, ET les adultes...ça promet. Ce qui m'Ă©tonne dans cet article, c'est que la faille judiciaire permettant de faire entrer cette boisson en France semble avoir Ă©tĂ© trouvĂ©e par la France Ă  moins que c'est moi qui ait mal compris... « DĂ©sormais, si l'Etat refuse d'autoriser un produit pour des raisons sanitaires, c'est Ă  lui de prouver sa nocivitĂ© », dĂ©crypte un conseiller de Christine Lagarde.

L’UOIF et les bonbons halal

L’article « L’UOIF et les bonbons halal » publiĂ© sur le site Al-Kanz dĂ©nonce la contradiction qui existe entre l’avis du Conseil EuropĂ©en de la Fatwa et la position de « Halal Services », organe de certification de l’UOIF, sur la question de la gĂ©latine animale, et conclut ainsi sur une touche ironique : En clair, l’UOIF considère que l’on peut consommer sans gĂŞne un aliment contenant de la gĂ©latine, ou tout autre composant d’origine animale, et, dans le mĂŞme temps, l’UOIF considère qu’il n’existe aucune gĂ©latine halal. Ce paradoxe prĂŞterait Ă  sourire si personne n’avait Ă©tĂ© lĂ©sĂ©e par cette prise de position difficile Ă  comprendre ». Nous estimons qu’il est de notre devoir d’éclaircir le consommateur musulman Ă  ce sujet.

Il existe deux approches du halal : celle du consommateur et celle du producteur. Le consommateur dĂ©pend entièrement des produits qui se trouvent sur le marchĂ© ; son pouvoir d’agir sur la nature des produits qui lui sont offerts est donc très limitĂ© et rĂ©sulte d’un travail de lobbying très complexe. S’il doit Ă©viter tous les produits qui font l’objet de doutes quant Ă  leur licĂ©itĂ©, le poids de la contrainte serait tel que les difficultĂ©s deviendraient insurmontables, surtout lorsqu’il s’agit d’un responsable de famille qui doit subvenir aux besoins variĂ©s de ceux dont il a la charge, et qui consomme des produits qui utilisent ce genre d’ingrĂ©dients de base. Pour tous ces consommateurs musulmans, l’appel Ă  la dĂ©rogation fondĂ©e sur des avis juridiques authentiques est une nĂ©cessitĂ© qui leur permet de se conformer Ă  leur religion sans difficultĂ© ni gĂŞne. L’avis du Conseil EuropĂ©en de la Fatwa fondĂ© sur des recherches sur la gĂ©latine animale est un exemple de dĂ©rogation que nous respectons et dĂ©fendons. C’est lĂ  l’esprit de la religion, et recourir Ă  la dĂ©rogation en cas de difficultĂ© est un fondement de notre jurisprudence (fiqh). Cependant, il convient de rappeler qu’une fatwa ne change pas la règle ni le statut de l’élĂ©ment en question, mais offre seulement un allĂ©gement et une facilitĂ© d’application.

La logique des producteurs du Halal (dont les organismes de certification Halal font partie) et des professionnels de l’agroalimentaire est totalement différente. La fatwa ne les concerne pas et c’est une grave erreur que d’y recourir. Un organisme de certification est tenu de fournir le maximum d’efforts pour exiger des professionnels de l’agroalimentaire de n’utiliser que des ingrédients totalement Halal. Les exigences de rentabilité ne permettent en aucun cas de se prévaloir d’une fatwa destinée aux consommateurs afin de certifier halal des produits contenant des ingrédients à base de gélatine animale qui peuvent être remplacés par d’autres ingrédients tout à fait licites.

Notre objectif est d’éviter de recourir à la fatwa en exigeant du producteur de fabriquer des produits qui satisferont tous les musulmans, y compris ceux qui ne sont pas convaincus par cette fatwa, ou qui, tout simplement, ne souhaitent pas qu’un dérivé de porc, même transformé et juridiquement Halal, fasse partie de leur alimentation et, par la suite de leurs tissus, organes et cellules.

En conclusion, un consommateur musulman a le droit de se baser sur une fatwa pour consommer de la gélatine animale, mais un organisme de certification ne doit certifier que les produits Halal par nature et non pas les produits rendus tel par le truchement d’une fatwa.




Boukhzer El Bachir Président de Halal Services