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Le Projet Seddeya

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L'OM se tourne vers le Maghreb

29/07/2008

L'Olympique de Marseille (L1) va ouvrir une boutique de produits dĂ©rivĂ©s Ă  Alger en novembre, premiĂšre Ă©tape d'un projet de dĂ©veloppement de la marque OM au Maghreb. "Des Ă©tudes ont montrĂ© que l'OM Ă©tait le club europĂ©en prĂ©fĂ©rĂ© au Maghreb, devant Barcelone. La dĂ©cision d'ouvrir cette boutique Ă  Alger correspond Ă  notre souhait d'ĂȘtre prĂ©sent sur ce marchĂ© naturel", explique Corinne Gensollen, directrice des opĂ©rations de l'OM, confirmant les informations du quotidien rĂ©gional La Provence. Le magasin de 150 m2 devrait ouvrir dans le centre d'Alger et sera exploitĂ© par la sociĂ©tĂ© Massenet qui reversera des royalties Ă  l'OM, comme elle le fait dĂ©jĂ  en France pour certains produits dĂ©rivĂ©s qu'elle distribue. "L'objectif Ă  terme est d'ouvrir d'autres points de vente au Maghreb et en Afrique", poursuit Mme Gensollen, qui table sur un chiffre d'affaires Ă©quivalent Ă  25% de celui d'une boutique OM Ă  Marseille. Les produits dĂ©rivĂ©s, notamment la vente de 360.000 maillots, ont gĂ©nĂ©rĂ© 7 millions d'euros de marge brute pour l'OM lors du dernier exercice. Il y a trois boutiques OM Ă  Marseille, exploitĂ©es par des concessionnaires. D'autres devraient ouvrir "dans les prochaines semaines", Ă  Marseille et en rĂ©gion Provence-Alpes-CĂŽte-d'Azur.

source: www.lefigaro.fr

Une boutique en Algérie

L'OM et Lyon ne sont pas si opposĂ©s que ça. L'OL, septuple champion de France, Ă©prouve toutes les peines du monde Ă  s'imposer sur la scĂšne continentale. De son cĂŽtĂ©, l'OM a beau ĂȘtre champion de France des produits dĂ©rivĂ©s, son dĂ©veloppement international est quasi nul, comparĂ© aux grands clubs que sont Manchester, Chelsea, Barcelone, le Bayern Munich ou l'AC Milan. "Notre objectif est de se dĂ©velopper dans la France entiĂšre. Il reste encore quelques endroits oĂč les supporters n'arrivent pas Ă  trouver des produits labellisĂ©s OM. Mais nous visons Ă©galement l'Ă©tranger", explique Corinne Gensollen, la directrice des opĂ©rations.

DÚs novembre, une boutique officielle ouvrira donc ses portes en Algérie, un pays qui compte des milliers d'inconditionnels de l'OM. "Le lien entre Marseille et Alger est évident et ce marché était naturel. La classe moyenne algérienne est lassée de la contrefaçon et c'est un symbole fort. C'est une premiÚre pour un club français", se réjouit pour sa part Sylvain Vachier, le responsable des produits dérivés. Cette ouverture n'est que le début de l'expansion marseillaise qui vise, à terme, un développement en Asie et au Proche et Moyen Orient.



source: www.laprovence.com

ProblĂšme pour SOS racisme en Suisse

Privée de subventions, SOS Racisme refuse d'abdiquer

Suite Ă  une crise interne de l'association, GenĂšve n'a pas reconduit son aide en 2008.

Créée en 1995 dans la foulĂ©e de l'adoption de la norme pĂ©nale antiraciste, ACOR SOS Racisme est aux soins intensifs. L'association ne reçoit tout simplement plus un sou des pouvoirs publics depuis le 1er janvier. Elle a dĂ» licencier il y a quelques semaines son dernier salariĂ©: Karl GrĂŒnberg, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Ce dernier veut encore y croire, alors que le dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l'intĂ©gration ne ferme pas la porte.

De fait, personne ne pense que la lutte contre le racisme n'a désormais plus d'objet. ACOR, qui est une trÚs petite structure, s'était spécialisée dans la défense des victimes et offrait une permanence téléphonique. Elle cherchait aussi à imposer un large débat sur le racisme et la xénophobie en Suisse.

«Le combat contre le racisme est aujourd'hui quasi une page blanche», commente de son cÎté André Castella, le délégué à l'intégration du canton de GenÚve. Celui-ci n'écarte du reste pas l'éventualité de travailler à nouveau avec cette association: «Mon objectif est de réunir tous les acteurs actifs dans la prévention du racisme, y compris SOS Racisme, et d'examiner ce qu'on pourra faire ensemble.»

Mais en ce cas, pourquoi avoir coupé les ailes de cette association? Visiblement, le Conseil d'Etat a estimé l'année derniÚre qu'il n'en avait plus pour son argent. En clair, la prestation offerte n'était plus suffisante pour justifier une subvention de 100 000 francs par an. Un audit est en cours

L'histoire est en réalité un peu plus complexe. L'association a traversé fin 2006 une trÚs grosse crise interne, provoquée par des désaccords et (déjà) des soucis financiers, qui s'est soldée par le départ de quatre de ses salariés. S'en est suivi un certain laisser-aller dans la présentation du bilan 2006.

Un audit sur le fonctionnement de l'association vient du reste d'ĂȘtre lancĂ© par le Bureau de l'intĂ©gration.

Toutefois, selon Karl GrĂŒnberg, les difficultĂ©s rencontrĂ©es par ACOR avec ses subventionneurs ne sauraient se rĂ©sumer Ă  cela: «La complexitĂ© de la lutte contre le racisme et la xĂ©nophobie fait qu'elle est expĂ©rimentale et peu comprĂ©hensible. A l'exception de la norme pĂ©nale antiraciste, il n'existe aucun outil juridique sur lequel s'appuyer.»

En résumé, une partie du travail effectué est difficilement quantifiable.

Or, comme l'autorité entend de plus en plus subventionner uniquement des prestations vérifiables, cela pose problÚme.

Karl GrĂŒnberg reste malgrĂ© tout optimiste: «Je suis assez confiant car nous partageons avec le Bureau de l'intĂ©gration la conviction que la lutte contre le racisme est essentielle.»

Depuis le 15 juillet le vrai Redbull est vendu en France, pourquoi?

Red Bull a fait plier la France mardi 15 juillet 2008 | Le Parisien

Depuis mardi, la boisson énergisante à base de taurine est autorisée dans l'Hexagone.

Rien à boire. Le personnel de l'ambassade de France à Vienne en est encore tout dépité. Le 16 mai, Christine Lagarde a levé le veto français contre Red Bull.

Mais la ministre de l'Economie et le patron de la marque de boisson Ă©nergisante, Dietrich Mateschitz, n'ont pas pu trinquer au champagne. Ce jour-lĂ , la capitale autrichienne est paralysĂ©e par d'Ă©pouvantables embouteillages. Le lieu de la cĂ©rĂ©monie a dĂ» ĂȘtre modifiĂ© au dernier moment et les bouteilles n'ont pas suivi.

Douze ans que Didi Mateschitz attendait ça : faire plier la France. En 1996, lorsqu'il a voulu y distribuer sa boisson, il savait que ce ne serait pas facile : il avait dĂ» batailler trois ans pour obtenir l'autorisation de la commercialiser en Autriche, cinq ans avant de dĂ©barquer en Allemagne et au Canada. Mais l'Hexagone s'est montrĂ© particuliĂšrement coriace. « Dix fois par an », il envoie des Ă©missaires pour convaincre les autoritĂ©s. A chaque fois, ils rentrent bredouilles. Entre-temps, la marque que les consommateurs de 140 pays s'arrachent, jusqu'Ă  reprĂ©senter 70%dumarchĂ©mondial des boissons Ă©nergisantes, se retrouve traitĂ©e comme un empoisonneur en puissance.

Red Bull a beau bĂ©tonner son dossier, l'Afssa (Agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des aliments) trouve toujours Ă  y redire. Elle soupçonne une « toxicitĂ© rĂ©nale », pointe des « effets neurocomportementaux indĂ©sirables », dĂ©crit une expĂ©rience sur des rats qui, aprĂšs avoir ingĂ©rĂ© sa boisson Ă  la taurine (un acide aminĂ©), Ă©taient tellement excitĂ©s qu'ils se sont rongĂ© les pattes jusqu'au sang. Des associations familiales, de leur cĂŽtĂ©, s'inquiĂštent de sa frĂ©quente consommation mĂ©langĂ© avec de la vodka. « Que je sache, fulmine Mateschitz, personne n'est jamais parti en guerre contre le jus d'orange au motif que certaines personnes le boivent avec du Campari ! »

A Fuschl-am-See, prĂšs de Salzbourg, dans son siĂšge en forme de volcanperduaumilieu des bois, l'Autrichien Ă©tablit un nouveau plan de bataille. Premier acte : amadouer l'adversaire. En 2007, il dĂ©pose une nouvelle demande d'autorisation. Dans la composition, il remplace la taurine par de l'arginine (un autre acide aminĂ©). Et prĂ©sente sa boisson sous un faux nez : oubliĂ© Red Bull, voici Bullit. Cette fois-ci, les autoritĂ©s françaises ne trouvent rien Ă  y redire. Un terrain d'entente semble trouvĂ©.

« LibertĂ©, Ă©galitĂ©, RedBullitĂ© ! »

Mais en coulisses, ses juristes ont trouvĂ© la faille : passĂ© presque inaperçu Ă  l'Ă©poque, un dĂ©cret du 16 octobre 2006 a changĂ© les rĂšgles du jeu. « DĂ©sormais, si l'Etat refuse d'autoriser un produit pour des raisons sanitaires, c'est Ă  lui de prouver sa nocivitĂ© », dĂ©crypte un conseiller de Christine Lagarde. Or, l'Afssa n'a jamais pu produire plus que des « soupçons ».

AprĂšs s'ĂȘtre vu notifier une nouvelle interdiction en juillet 2007, Red Bull attaque donc l'Etat français devant le tribunal administratif de Paris. Le rapport de force est inversĂ© : la France risque d'ĂȘtre condamnĂ©e Ă  payer plus de 300 millions d'euros d'indemnitĂ©s. Pour un gouvernement qui se serre la ceinture, une telle amende ferait mauvais genre.

Ultime provocation, Mateschitz donne l'ordre de commercialiser du Bullit... dans des canettes Red Bull. En avril dernier, 150 Mini Cooper bleues et acier surmontĂ©es de canettes gĂ©antes envahissent les rues de Paris. Dietrich Mateschitz ricane : « LibertĂ©, Ă©galitĂ©, RedBullitĂ© ! »

A Bercy, la situation devient urgente. L'audience au tribunal, prĂ©vue en mai, se rapproche. Entre le cabinet de Christine Lagarde et le directeur juridique de Red Bull, les Ă©changes d'e-mails s'intensifient. Dans la nuit du 15 au 16 mai, un accord est trouvĂ©. Bercy lĂšve son veto contre la recette Ă  base de taurine. En Ă©change, Red Bull retire sa plainte et s'engage Ă  inscrire des messages de prĂ©vention sur ses canettes. Officiellement, Dark Dog (Karlsbrau), Burn (Coca-Cola) et les autres marques de boissons Ă©nergisantes sont trĂšs zens. Mais Dietrich Mateschitz qui, selon la lĂ©gende, consomme une douzaine de ses canettes chaque jour, est sĂ»r de lui : « Les gens veulent l'original, pas les copies. C'est comme pour les montres : personne ne veut d'une Rolex made in Taiwan ! »

Mathieu Deslandes

Qu'y a-t-il rĂ©ellement dans cette boisson? Encore quelque chose qui va ĂȘtre difficile Ă  gĂ©rer? Comme si on avait pas dĂ©jĂ  du mal Ă  gĂ©rer les gamins, ET les adultes...ça promet. Ce qui m'Ă©tonne dans cet article, c'est que la faille judiciaire permettant de faire entrer cette boisson en France semble avoir Ă©tĂ© trouvĂ©e par la France Ă  moins que c'est moi qui ait mal compris... « DĂ©sormais, si l'Etat refuse d'autoriser un produit pour des raisons sanitaires, c'est Ă  lui de prouver sa nocivitĂ© », dĂ©crypte un conseiller de Christine Lagarde.

L’UOIF et les bonbons halal

L’article « L’UOIF et les bonbons halal » publiĂ© sur le site Al-Kanz dĂ©nonce la contradiction qui existe entre l’avis du Conseil EuropĂ©en de la Fatwa et la position de « Halal Services », organe de certification de l’UOIF, sur la question de la gĂ©latine animale, et conclut ainsi sur une touche ironique : En clair, l’UOIF considĂšre que l’on peut consommer sans gĂȘne un aliment contenant de la gĂ©latine, ou tout autre composant d’origine animale, et, dans le mĂȘme temps, l’UOIF considĂšre qu’il n’existe aucune gĂ©latine halal. Ce paradoxe prĂȘterait Ă  sourire si personne n’avait Ă©tĂ© lĂ©sĂ©e par cette prise de position difficile Ă  comprendre ». Nous estimons qu’il est de notre devoir d’éclaircir le consommateur musulman Ă  ce sujet.

Il existe deux approches du halal : celle du consommateur et celle du producteur. Le consommateur dĂ©pend entiĂšrement des produits qui se trouvent sur le marchĂ© ; son pouvoir d’agir sur la nature des produits qui lui sont offerts est donc trĂšs limitĂ© et rĂ©sulte d’un travail de lobbying trĂšs complexe. S’il doit Ă©viter tous les produits qui font l’objet de doutes quant Ă  leur licĂ©itĂ©, le poids de la contrainte serait tel que les difficultĂ©s deviendraient insurmontables, surtout lorsqu’il s’agit d’un responsable de famille qui doit subvenir aux besoins variĂ©s de ceux dont il a la charge, et qui consomme des produits qui utilisent ce genre d’ingrĂ©dients de base. Pour tous ces consommateurs musulmans, l’appel Ă  la dĂ©rogation fondĂ©e sur des avis juridiques authentiques est une nĂ©cessitĂ© qui leur permet de se conformer Ă  leur religion sans difficultĂ© ni gĂȘne. L’avis du Conseil EuropĂ©en de la Fatwa fondĂ© sur des recherches sur la gĂ©latine animale est un exemple de dĂ©rogation que nous respectons et dĂ©fendons. C’est lĂ  l’esprit de la religion, et recourir Ă  la dĂ©rogation en cas de difficultĂ© est un fondement de notre jurisprudence (fiqh). Cependant, il convient de rappeler qu’une fatwa ne change pas la rĂšgle ni le statut de l’élĂ©ment en question, mais offre seulement un allĂ©gement et une facilitĂ© d’application.

La logique des producteurs du Halal (dont les organismes de certification Halal font partie) et des professionnels de l’agroalimentaire est totalement diffĂ©rente. La fatwa ne les concerne pas et c’est une grave erreur que d’y recourir. Un organisme de certification est tenu de fournir le maximum d’efforts pour exiger des professionnels de l’agroalimentaire de n’utiliser que des ingrĂ©dients totalement Halal. Les exigences de rentabilitĂ© ne permettent en aucun cas de se prĂ©valoir d’une fatwa destinĂ©e aux consommateurs afin de certifier halal des produits contenant des ingrĂ©dients Ă  base de gĂ©latine animale qui peuvent ĂȘtre remplacĂ©s par d’autres ingrĂ©dients tout Ă  fait licites.

Notre objectif est d’éviter de recourir Ă  la fatwa en exigeant du producteur de fabriquer des produits qui satisferont tous les musulmans, y compris ceux qui ne sont pas convaincus par cette fatwa, ou qui, tout simplement, ne souhaitent pas qu’un dĂ©rivĂ© de porc, mĂȘme transformĂ© et juridiquement Halal, fasse partie de leur alimentation et, par la suite de leurs tissus, organes et cellules.

En conclusion, un consommateur musulman a le droit de se baser sur une fatwa pour consommer de la gĂ©latine animale, mais un organisme de certification ne doit certifier que les produits Halal par nature et non pas les produits rendus tel par le truchement d’une fatwa.




Boukhzer El Bachir Président de Halal Services

Algérie : Bac 2008, un trÚs bon cru

Plus de 50% des candidats inscrits ont obtenu leur diplĂŽme

Les rĂ©sultats du baccalaurĂ©at 2008 ont Ă©tĂ© « exceptionnels » en AlgĂ©rie. Cette performance peut ĂȘtre liĂ©e aux rĂ©formes engagĂ©es en 2003 dans l’Education nationale.

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Ingrid Betancourt, un succÚs médiatico-commercial

La libĂ©ration de madame Betancourt est en soi un fait anecdotique et ne concerne rĂ©ellement que la personne elle-mĂȘme et son entourage. Le reste est pur matraquage mĂ©diatique de la population. Cette histoire n’aurait jamais dĂ» concerner les millions de lobotomisĂ©s tĂ©lĂ©visuels mais exclusivement les gens qui Ă©taient dans la partie : famille, amis, proches politiques. Un roman-feuilletons créé par de vaniteux journalistes.

Il ne s’agit pas des funĂ©railles de Hugo ici, juste d’une Ă©popĂ©e mĂ©diatico-pseudo-politique, voire simplement mondaine. Un roman-feuilletons créé par de vaniteux journalistes.

Les mĂ©dias ont pris en otage des millions de personnes qu’ils ont captivĂ©es artificiellement avec leurs mĂ©thodes habituelles de manipulations des esprits. AprĂšs le grand matraquage des masses, ce sera l’adoucisseur larmoyant qui incitera Ă  faire Ă©couler un pavĂ© relatant les six ans de captivitĂ© de Betancourt, pavĂ© publiĂ© en centaines de milliers, voire en millions d’exemplaires.

Bref, un excellent coup d’édition que les petits Machiavels de la presse devaient prĂ©parer depuis longtemps. Sa libĂ©ration devait ĂȘtre attendue, commercialement parlant, depuis des annĂ©es. Plus sa captivitĂ© durait, plus l’affaire prenait de la valeur. Le vin a bien vieilli depuis six ans, il n’en sera que meilleur en “produit-culturel” star des supermarchĂ©s.

Ce sont les mĂ©dias et les mĂ©dias seuls qui avec patience et perversitĂ© (saupoudrĂ©es d’une bonne dose de gravitĂ© Ă©tudiĂ©e) ont fait entrer dans le crĂąne de qui le voulait bien des vĂ©ritĂ©s unilatĂ©rales, uniformes, univoques et racoleuses. Ils ont rĂ©ussi Ă  faire croire Ă  des millions de gens qui Ă©taient au dĂ©part parfaitement Ă©trangers Ă  cette affaire que Madame Betancourt Ă©tait leur cousine, leur camarade de classe, leur voisine de palier.

Sous prĂ©texte d’humanisme les “crĂ©ateurs d’actualitĂ©â€ ou “dĂ©cideurs d’évĂ©nements” monopolisent un fait, le mĂ©diatisent Ă  l’échelle mondiale pour mieux niveler les sensibilitĂ©s, les opinions et finalement faire converger les vues vers un seul horizon : celui choisi par eux, les mĂ©dias.

Fatalement vendeur.

Aujourd’hui Betancourt, Ă  qui le tour demain de servir de prĂ©texte au “mĂ©dia-marketing” ?

La libĂ©ration de madame Betancourt est un immense soulagement, je ne le conteste pas. Mais uniquement pour les gens concernĂ©s : otages, familles, amis. Pas pour les Marcel Dupont se croyant investis d’une mission dupontesque largement orchestrĂ©e par les mĂ©dias avides de pouvoir, d’actualitĂ©s Ă  leur avantage, de vision du monde Ă  sens unique


Je n’ai aucune haine, juste une rage saine contre les manitous de la manipulation mĂ©diatique qui ont l’art de crĂ©er des Ă©vĂ©nements Ă  la mesure de leur intĂ©rĂȘts mercantilo-vaniteux.

Je refuse de me faire lobotomiser par un groupe de prĂ©tendus journalistes-humanistes Ă  la solde des marchands de lessive. Madame Betancourt est une invention mĂ©diatique Ă  but lucratif en sens large du terme : faire tourner la machine Ă  “news”.

L’exploitation Ă©hontĂ©e de l’affaire Betancourt Ă  l’avantage de faire bĂȘler les populations dociles, de dĂ©tourner leur attention, de leur faire penser Ă  autre chose qu’à l’essentiel. Les journalistes sont des charognards prĂȘts Ă  toutes les manipulations pour se sentir exister, tirant profit des causes les plus “flatteuses” pour ennoblir la profession Ă  bon compte.

Certains prĂ©tendent que c’est l’opinion publique qui a libĂ©rĂ© l’otage


Faux !

Et quand cela serait vrai, est-ce une raison suffisante pour prendre en otage des millions d’esprits Ă  des fins strictement privĂ©es, artificiellement montĂ©es en affaire d’Etat ?

Cette prise d’otage est à l’origine une affaire policiùre et non politique.

Ce sont les mĂ©dias qui ont fait de cette histoire une prioritĂ© nationale. Ce sont eux qui ont “rĂ©quisitionnĂ©â€ l’opinion, créé l’évĂ©nement Ă  des fins journalistiques. Bref, tout ceci n’est rien qu’une opĂ©ration mĂ©diatique parfaitement arbitraire, savamment ciblĂ©e pour servir les intĂ©rĂȘts d’une corporation.

Les français dupes, pauvres moutons conditionnĂ©s par les mĂ©dias, se rĂ©jouissent de la libĂ©ration de celle qui il y a six ans encore Ă©tait une parfaite inconnue


Vaste mascarade !

On fait pleurer dans les chaumiĂšres pour cette histoire mondaine pendant que le clochard du coin n’a droit Ă  aucune attention mĂ©diatique, lui qui est pourtant pris en otage Ă©conomique depuis, 10, 15, 20 ans par la sociĂ©tĂ© parfaitement indiffĂ©rente sur son sort. Evidemment, DĂ©dĂ© Lacloche le SDF du quartier qui fait la manche Ă  la sortie des magasins, c’est moins vendeur, moins romantique, moins Ă  la mode que Ingrid Betancourt, otage de “qualitĂ©, faire-valoir de la “pensĂ©e de rĂ©fĂ©rence” au visage bien photogĂ©nique et femme nĂ©cessairement “courageuse”.

Bref, Betancourt est un otage tĂ©lĂ©gĂ©nique susceptible d’ĂȘtre reçu avec le tapis rouge. A quand la lĂ©gion d’honneur pour Betancourt ? Les mĂ©dias, pervers, manichĂ©ens, sĂ©lectifs, ont fait insidieusement passer Betancourt pour une hĂ©roĂŻne par le simple fait de son statut d’otage. En six annĂ©es d’habiles manƓuvres journalistiques quasi subliminales, le fait est Ă©tabli dans les esprits.

(Que l’on ne se mĂ©prenne pas sur mon discours : il n’est nullement question ici de remettre en cause la lĂ©gitimitĂ© de la libĂ©ration de l’otage mais de dĂ©noncer la prise d’otage mĂ©diatique, subtile celle-lĂ , de millions d’esprits inaptes Ă  la critique pour mieux les instrumentaliser.

Si le but est louable, le procĂ©dĂ© est malhonnĂȘte, anti dĂ©mocratique, et mĂȘme dĂ©finitivement immoral.

D’ailleurs on prĂ©tend fort judicieusement que sans les mĂ©dias, la captive aurait Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e plus tĂŽt. L’effet pervers de l’écho mĂ©diatique de cette affaire est que plus on parlait de l’otage, plus il prenait de la valeur entre les mains de ses geĂŽliers
)

L’affaire Betancourt est un pur produit mĂ©diatique. Qu’on me laisse au moins la libertĂ© de ne pas penser selon les normes de cette “presse Ă©motive”.

On existe en pensant comme un lion. Et surtout pas un Ăąne, encore moins un mouton.

Source : Betancourt-story

Citation du Jour - de Gaulle

« Si une communautĂ© n’est pas acceptĂ©e, c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problĂšme. Si elle se plaint de racisme Ă  son Ă©gard, c’est parce qu’elle est porteuse de dĂ©sordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous imposer ses mƓurs ».

(De Gaulle, mon pĂšre. Philippe De Gaulle)

Les États-Unis veulent sĂ©duire les banlieues françaises

Les États-Unis veulent sĂ©duire les banlieues françaises Version imprimable SuggĂ©rer par mail
Publié le 19 juillet 2008
Les États-Unis veulent sĂ©duire les banlieues françaises
Karim Zeribi, PS, Ă  la Maison Blanche
A
prĂšs avoir repĂ©rĂ© les leaders des minoritĂ©s noires et musulmanes, le dĂ©partement d'État leur finance des sĂ©jours pour les convertir aux valeurs amĂ©ricaines.

Il est loin, le temps oĂč «l'AmĂ©rique des ghettos» faisait figure de repoussoir en France. DĂ©sormais, les États-Unis exercent une vĂ©ritable fascination chez certains leaders des minoritĂ©s. Qui vont se former au lobbying communautaire outre-Atlantique, avec l'aide du dĂ©partement d'État amĂ©ricain. Blacks, Beurs, musulmans, la trentaine dynamique, ils sont dĂ©sormais les chouchous de l'ambassade amĂ©ricaine Ă  Paris, dĂšs lors qu'ils occupent une position d'influence dans la vie associative, les mĂ©dias ou la politique. Les attentats du 11 Septembre, tout comme les Ă©meutes qui ont embrasĂ© les banlieues françaises en 2005, ont cristallisĂ© la crainte de voir les fils d'immigrĂ©s se radicaliser. Depuis, le gouvernement des États-Unis cherche Ă  tisser des «liens Ă©troits avec les minoritĂ©s musulmanes en Europe».

Condoleezza Rice a spĂ©cialement confiĂ© cette mission Ă  Dan Fried lors de sa prise en main des affaires europĂ©ennes, en mai 2005. Ce dernier a concentrĂ© ses efforts sur la France, oĂč vit la plus forte proportion de musulmans. Il a rencontrĂ© en novembre dernier Ă  l'ambassade Ă  Paris une dĂ©lĂ©gation essentiellement composĂ©e de MaghrĂ©bins et de Noirs de France. Parmi eux, Ali LaĂŻdi, spĂ©cialiste du renseignement Ă©conomique et du terrorisme islamique Ă  l'Iris (Institut des relations internationales et stratĂ©giques), SaĂŻd Branine, directeur du site musulman oumma.com, HervĂ© Mbouguen, Ă©galement animateur d'un site Web, grioo.com, dĂ©diĂ© aux Noirs, Fayçal Douhane, du conseil national du Parti socialiste, en charge des questions de diversitĂ©. «Nous souhaitons mieux comprendre la situation des minoritĂ©s en France et les aider aussi», assure James Bullock, conseiller culturel Ă  l'ambassade.

 

«Le but n'est pas de convaincre, mais d'initier»

 

Pour cela, les AmĂ©ricains proposent leur modĂšle, celui de l'affirmative action (traduit par «discrimination positive» en français). Ils espĂšrent faire avancer, parmi les minoritĂ©s, «leur conception du monde. Ils croient qu'ils doivent Ă©clairer l'humanité», reconnaĂźt Amirouche LaĂŻdi, adjoint au maire UMP de Suresnes et prĂ©sident du club Averroes, qui promeut la diversitĂ© dans les mĂ©dias. En 2006, il a passĂ© trois semaines aux États-Unis, comme international visitors leadership, une des initiatives lancĂ©es dans le sillage du plan Marshall pour «rapprocher les peuples». À la demande du visiteur, un programme de rencontres et de visites d'au moins cinq États est Ă©tabli. Depuis les annĂ©es 1960, les États-Unis ont ainsi envoyĂ© 1 900 jeunes leaders français dĂ©couvrir leur pays. Ces derniĂšres annĂ©es, ils se sont concentrĂ©s sur les minoritĂ©s. «On cible des personnalitĂ©s qui ne connaissent pas l'AmĂ©rique. Le but n'est pas de convaincre, mais d'initier», assure James Bullock, qui a sĂ©lectionnĂ© des dizaines de leaders des pays arabes oĂč il exerçait avant d'ĂȘtre en poste Ă  Paris. «Cela n'en fait pas toujours des alliĂ©s, mais au moins nous pouvons parler le mĂȘme langage et c'est important dans les nĂ©gociations», reconnaĂźt-il. Certains organes de presse ont cru voir la main de la CIA, Ă  la recherche d'informateurs dans nos banlieues. En rĂ©alitĂ©, les agents amĂ©ricains ont bel et bien enquĂȘtĂ© en Europe ces derniĂšres annĂ©es pour mettre Ă  jour le profil des terroristes de l'Ancien Continent. Mais ces voyages relĂšvent de la politique classique menĂ©e par le dĂ©partement d'État, Ă  travers les ambassades, ou par des fondations privĂ©es.

Dans quelques jours, la prĂ©sidente de Ni putes ni soumises, Sihem Habchi, la prĂ©sidente d'un centre culturel islamique du Nord et peut-ĂȘtre un imam seront Ă  leur tour «initiĂ©s». Pour Ă©viter les mauvaises surprises, l'ambassade amĂ©ricaine a coutume de consulter le ministĂšre de l'IntĂ©rieur, qui valide, informellement, les candidats pressentis. Parmi eux, peu de leaders au profil religieux et beaucoup de responsables politiques comme Karim Zeribi, Ă©lu PS Ă  Marseille qui a fait le voyage en mai. AprĂšs trois semaines de rencontres avec des spĂ©cialistes de l'intĂ©gration ou de la lutte contre les discriminations, mais aussi des plongĂ©es dans les ghettos urbains, sans aucune censure, Karim Zeribi est revenu
 conquis. «J'avoue que j'ai changĂ© d'avis : d'autant que les fameux quotas ethniques, si dĂ©criĂ©s en France, n'existent plus vraiment aux USA. »AprĂšs dix Ă  quinze ans de politique coercitive de quotas, la diversitĂ© s'est, selon lui, installĂ©e, et l'affirmative action s'est assouplie. «Quand je regarde la Halde, chargĂ©e de promouvoir l'Ă©galitĂ© en France, sans compter le moindre reprĂ©sentant de la diversitĂ© dans la direction, je me rends compte que les grandes dĂ©clarations françaises sur l'Ă©galitĂ© rĂ©publicaine sont stĂ©riles», reprend cet ancien chevĂšnementiste, dĂ©sormais sĂ©duit par le «pragmatisme amĂ©ricain».

 

«J'ai appris Ă  ĂȘtre dĂ©complexé»

 

La victoire de Barack Obama finit d'emporter l'adhĂ©sion de l'Ă©lu socialiste : «C'est une sociĂ©tĂ© en mouvement.» Tandis que la France fait «la part belle aux conservateurs, de gauche comme de droite». DĂ©sormais, Karim Zeribi croit Ă  un «modĂšle intermĂ©diaire : il faut arrĂȘter de nier les communautĂ©s et plutĂŽt leur dire quelles sont les rĂšgles du jeu». ConcrĂštement, il accepte que l'on situe les individus en fonction de leur origine sociale, gĂ©ographique mais aussi d'une autodĂ©finition de leur couleur ou de leur origine. Une façon, dit-il, de «photographier la sociĂ©tĂ© française». Et d'y importer les mĂ©thodes amĂ©ricaines. La bataille des statistiques ethniques, qui ne fait que commencer en France, dispose maintenant de dĂ©fenseurs formĂ©s sur place. MĂȘme si nos Ă©lites françaises proposent toujours de l'accommoder Ă  la mode rĂ©publicaine.

Au sein du Club AverroĂšs, Amirouche LaĂŻdi a repris l'idĂ©e de comptabiliser les minoritĂ©s dans les mĂ©dias, comme le font tous les groupes de pression amĂ©ricains pour traquer les discriminations. «Mais nous faisons aussi du qualitatif : on ne s'intĂ©resse pas seulement aux chiffres, mais aux rĂŽles tenus par exemple.» Quelle que soit leur cause, les leaders issus de l'immigration en voyage aux States reviennent acquis aux politiques proactives, au lobbying : «J'ai empruntĂ© aux AmĂ©ricains leur façon de jouer un mĂ©dia contre l'autre, de montrer les bons Ă©lĂšves
 et de dĂ©signer les mauvais Ă  l'opinion», assure Amirouche LaĂŻdi. La mĂ©thode des classements s'avĂšre plus efficace que les dĂźners en ville.

La pression constante que maintient maintenant AverroĂšs porte, selon lui, ses fruits. Des prĂ©sentateurs connus et de couleur sont apparus sur les Ă©crans ces derniĂšres annĂ©es, tout comme des acteurs. Les États-Unis soutiennent et financent ces initiatives en France. «C'est le partenaire avec lequel je travaille le plus ici», dit simplement Amirouche LaĂŻdi. L'ambassade amĂ©ricaine a Ă©galement soutenu Olivier Laouchez dĂšs 2005, aprĂšs qu'il eut créé sa tĂ©lĂ©vision cĂąblĂ©e Trace, dĂ©diĂ© aux cultures urbaines et trĂšs marquĂ©e par la culture afro-amĂ©ricaine, notamment la musique. «En France, une grande banque m'a fait comprendre que je devais passer la main, si je voulais que Trace grandisse. Un Noir numĂ©ro 1, c'Ă©tait impossible. En revanche, une banque amĂ©ricaine me finance depuis le dĂ©but», raconte ce militant, qui ne voit que des avantages au systĂšme amĂ©ricain et plaide pour «des quotas de rattrapage Ă  la tĂ©lĂ©vision : car la France est l'un des pays les plus discriminants au monde».

Il loue Ă©galement l'intĂ©gration par les communautĂ©s religieuses ou associatives qu'il a observĂ©e lĂ -bas. «Il faut arrĂȘter l'hypocrisie : les communautĂ©s existent, mĂȘme en France. “Qui se ressemble s'assemble”.»

Statistiques ethniques, quotas, mais aussi actions en justice qui, mĂȘme dĂ©boutĂ©es, permettent d'intimider : les leaders militants de la cause noire en France s'inspirent aussi largement du mouvement amĂ©ricain. L'ambassade a jouĂ© les bons offices pour mettre en contact la plus vieille association noire amĂ©ricaine, NAACP, avec le Conseil reprĂ©sentatif des associations noires (Cran), naissant, en 2005. «Cela a Ă©tĂ© trĂšs important, quelqu'un croyait en nous alors que les Noirs eux-mĂȘmes doutaient», raconte Georges-Louis Tin, fondateur du Cran, qui s'Ă©tait dĂ©jĂ  initiĂ© Ă  l'activisme anglo-saxon autour de la cause homosexuelle. «J'ai appris Ă  ĂȘtre dĂ©complexĂ© sur les questions de genre et de race.» Tandis que les institutions françaises ont longtemps mĂ©prisĂ© ces lobbies naissants, les AmĂ©ricains les soutiennent clairement et mettent Ă  disposition un rĂ©seau et un savoir-faire. L'AmĂ©rique est en passe de retrouver son aura. À une rĂ©serve prĂšs : la brutalitĂ© d'une sociĂ©tĂ© sans filet social, que tous les leaders hexagonaux refusent
 en bons Français.


Source


LES INSTRUMENTS FINANCIERS AU SERVICE DE LA FINANCE ISLAMIQUE ET DES MUSULMANS

Ce document est le prolongement d’un courriel prĂ©cĂ©demment distribuĂ©, il fait suite Ă  des remarques exprimĂ©es par des lecteurs appelant des prĂ©cisions complĂ©mentaires quant aux principes de la finance islamique et Ă  ses enjeux.

Les  principes Ă©noncĂ©s s’insĂšrent dans une vision tĂ©lĂ©ologique du monde et globalisante, gouvernant du reste la conduite du musulman, qui doit rĂ©pandre le bien en vue de gagner son salut, c’est un faisceau de prolĂ©gomĂšnes lui permettant de se repĂ©rer dans l’empire des « choses. Â» A fortiori lorsqu’il s’agira de l’affectation de son Ă©pargne, de sa gestion, des activitĂ©s Ă©conomiques qu’il est amenĂ© Ă  dĂ©velopper, etc

 

Al RybĂŁ, est une conception qui repose sur les Ă©lĂ©ments suivants :

                                   Le temps n’appartient Ă  personne, il est la propriĂ©tĂ© de Dieu, il est donc gratuit pour les humains et personnes ne peut en demander un quelconque dĂ©dommagement. Or le taux d’intĂ©rĂȘt reprĂ©sente le prix de la renonciation du « prĂ©sent Â» pour le prĂȘteur, c’est le prix payĂ©s par l’emprunteur pour dĂ©tenir durant une « pĂ©riode Â» un capital Ă  rembourser.

                                   Le taux d’intĂ©rĂȘt est Ă©galement considĂ©rĂ© comme le point d’équilibre entre l’offre et la demande d’épargne, exprimĂ©e en monnaie. C’est le prix de l’argent, or l’argent n’a pas de valeur en soit, il n’est que le mĂ©diateur et le dĂ©nominateur commun des Ă©changes. S’acquitter d’un taux d’intĂ©rĂȘt reviendrait Ă  payer un objet qui n’a pas de valeur. Il y a dans ce cas usurpation de l’emprunteur pour l’avantage exclusif du prĂȘteur, sans contre partie « effective Â».

Pour le reste,

L’exclusion du hasard est l’identique (bijection) Ă  la notion de destin. En supprimant le hasard ( « zahr Â», alĂ©a) on dĂ©bouche sur le dĂ©terminisme ( « mektoub Â», destin.)   L’Islam Ă©dicte le dogme du dĂ©terminisme divin. Le destin existe, il est nĂ©cessairement opĂ©rant dans le champ existentiel de chaque musulman. Et le destin de chaque musulman est avant tout de ne point tromper ou de leurrer son prochain.

Avec cette combinatoire de principes, tout musulman est capable de juger de la nature non prohibĂ©e de ses activitĂ©s productives et du caractĂšre « licite ( Halal) Â» ou « illicite ( Haram) » du profit qui en rĂ©sulte. Quant aux questions particuliĂšres qui renverraient Ă  la jurisprudence et au droit, c’est l’excellent « TraitĂ© de droit musulman comparĂ© Â» de Y. Linant de Bellefonds, Coll. MOUTON & CO. Edition de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales qui devrait ĂȘtre recommandĂ© sans rĂ©serve.

Qu’en est-il plus des instruments de finance islamique ?

Il est possible de distinguer  deux types d’instruments, ceux avec partages des profits et ( parfois) des pertes, et ceux sans partages des profits ou des pertes.


AVEC PARTAGE DES PROFITS ET (PARFOIS) DES PERTES


Al MudhĂŁraba : Capital entiĂšrement fourni par la banque pour le financement du projet. Partage du profit du projet entre la banque et l’entrepreneur selon un ratio prĂ©dĂ©terminĂ©. Pertes du projet supportĂ©es par la banque, sauf si il y a nĂ©gligence de l’entrepreneur.

Commentaire : du cotĂ© du passif de la banque le dĂ©posant est du type « MudhĂŁraba illimitĂ©e Â», le dĂ©posant acceptant que la banque utilise librement les fonds dĂ©posĂ©s dans le financement d’une longue liste de projets et espĂ©rant en retour une part du profit total de la banque. Du cotĂ© de l’actif, le contrat entre la banque et l’entrepreneur est du type « MudhĂŁraba limitĂ©e Â», la banque n’acceptant de financer qu’un projet bien dĂ©fini.

 

Al MushĂŁraka : Capital procurĂ© par la banque et de deux ou plusieurs partenaires auxquels elle s’est associĂ©e. Profits ou pertes distribuĂ©s au prorata des contributions respectives en capital.

Commentaire : toutes les parties ont un droit de regard sur la gestion du projet.


Al Muzara’ã (instrument archaĂŻque) : variante traditionnelle de « al MudhĂŁraba Â» appliquĂ©e Ă  l’agriculture. La banque qui peut apporter des fonds ou des terres de culture partage la rĂ©colte avec l’entrepreneur.


Al Musaka : variante traditionnelle de « al moushĂŁraka Â», appliquĂ©es Ă  la production des vergers. La rĂ©colte est partagĂ©e  entre la banque et ses partenaires en fonction les contributions respectives.

 

 

ABSENCE DE PARTAGE DES PROFITS ET (PARFOIS) DES PERTES

 
 

Kard hasen : PrĂȘt sans intĂ©rĂȘt Ă  caractĂšre charitable. La banque peut exiger le paiement de frais administratifs, Ă  condition que leur montant ne soit pas liĂ© Ă  la pĂ©riode de maturation du prĂȘt.


Bay’as-salĂŁm ou Bay-As-salaf : Vente Ă  livraison diffĂ©rĂ©e. L’acheteur paie comptant au vendeur le prix nĂ©gociĂ© avec la promesse du vendeur de livrer le bien Ă  terme.

Commentaire : s’applique surtout Ă  des biens agricoles ou manufacturĂ©s, dont la qualitĂ© et la quantitĂ© peuvent ĂȘtre spĂ©cifiĂ©es sans ambiguĂŻtĂ©.


Bay’mu’ajjal : Vente Ă  paiement diffĂ©rĂ©, effectuĂ© en versement unique ou Ă©chelonnĂ© sans frais supplĂ©mentaire. 
 

IjĂŁra ou ijĂŁra wa IktinĂŁ : Location ou location avec acquisition. Un bien est louĂ© pour une pĂ©riode dĂ©terminĂ©e. Le coĂ»t de la location est Ă©chelonnĂ© sur la pĂ©riode. A terme celui qui a louĂ© peut acquĂ©rir le bien.

Commentaire : s’applique particuliĂšrement Ă  des biens d’équipement et du matĂ©riel de transport.  Equivalent au « leasing Â» avec exclusion du taux d’intĂ©rĂȘt.


Al MurĂŁbaha : le vendeur informe l’acheteur du coĂ»t d’acquisition du bien et nĂ©gocie avec lui une marge de profit. Prix, marge incluse, habituellement payĂ© en versements Ă©chelonnĂ©s. 

Commentaire : Financement surtout de court terme, particuliĂšrement appropriĂ© aux opĂ©rations de nĂ©goce.


Sukkuk : Produit obligataire qui est Ă  la finance islamique ce que les Asset Backed Securities (ABS) sont Ă  la finance conventionnelle. Il a une Ă©chĂ©ance fixĂ©e d’avance et est adossĂ© Ă  un actif permettant de rĂ©munĂ©rer le placement en contournant le principe de l’intĂ©rĂȘt. Les Sukkuk sont structurĂ©s de telle sorte que leurs dĂ©tenteurs courent un risque de crĂ©dit et reçoivent une part de profit et non un taux d’intĂ©rĂȘt et connu Ă  l’avance comme un ABS.

Commentaire : Produit sollicitĂ© pour financer des lieux culturels ou de culte religieux.

Dans la pratique ces instruments pourront ĂȘtre employĂ©s en l’état ou combinĂ©s.

Banque privĂ©e la plus proche :

Faisal Private Bank

GenĂšve

Banque de dĂ©tail la plus proche :

Birmingham

 

Dans son idĂ©al thĂ©orique, et en cas de gĂ©nĂ©ralisation Ă  l’ensemble du rĂ©gime d’accumulation, la finance islamique vise les objectifs suivants :

                        Une crĂ©ation de richesse continue, qui contredirait la loi de la dĂ©croissance du taux de profit, dĂ©veloppĂ©e dans les Ɠuvres de K. Marx. Cette production continue et jamais bornĂ©e repose sur deux composantes, innovation et qualitĂ©, celles-ci sont possibles grĂące aux financements encourageant l’entreprenariat (MudhĂŁraba) et l’initiative privĂ©e.
 

                        Redistribuer la richesse de maniĂšre tout Ă  fait Ă©quitables ( partage des risques, rĂ©munĂ©ration en fonction des contributions de chaque intervenant, etc)
 

                        Asphyxier toutes les activitĂ©s productives nĂ©fastes Ă  la nature ou au genre humain
 

                        Éradiquer la pauvretĂ©. Les 981 personnes les plus riches au monde dĂ©tiennent environs 3'000 Mds de $, pour que chaque ĂȘtre humain puisse vivre Ă  un niveau de subsistance relative convenable, il est nĂ©cessaire de redistribuer aux classes les plus paupĂ©risĂ©es, environ 30 Mds de $. La taxe Ă  rĂ©partir (zakat) entre les individus les moins aisĂ©s correspond Ă  2.5 % de chaque fortune. Ce qui forme un prĂ©lĂšvement de 75 Mds de $, deux fois et demi plus que ce qui est nĂ©cessaire.

                        Diffuser au sein de l’économie un bien ĂȘtre social non uniquement parĂ©tien et dont le sens est proche de celui Ă©bauchĂ© par Amartya Sen  dans son ouvrage «  Un nouveau modĂšle Ă©conomique. DĂ©veloppement, justice, libertĂ©. Â»

 

Abd al Karim B.

Certains Français le sont plus que d’autres...

Certains Français le sont plus que d’autres...
 
par Christian Bouchet
Éditorial
 
Ce qui m’a le plus marquĂ© dans la libĂ©ration de la franco-colombienne Ingrid Betancourt, c’est la conclusion de la dĂ©claration officielle de Nicolas Sarkozy : “Je voudrais que mes derniers mots soient pour le soldat (Gilad) Shalit et pour ses parents. Nous ne l’oublions pas. La France est toujours prĂȘte Ă  se mobiliser quand quelqu’un est injustement retenu”.

On pourrait, somme toute, se fĂ©liciter que notre prĂ©sident soit si attentif Ă  la situation des français possĂ©dant une double nationalitĂ©. Cela ne pourrait qu’ĂȘtre Ă  son honneur, si cette attention n’était pas sĂ©lective


Pourquoi en effet Gilad Shalit – qui n’est rien d’autre qu’un soldat fait prisonnier – et pas Salah Hamouri, jeune Ă©tudiant franco-palestinien emprisonnĂ© depuis plus de 3 ans dans les geĂŽles israĂ©liennes pour dĂ©lit d’opinion (il est sympathisant du FPLP) et condamnĂ© Ă  y rester encore 7 ans ?.

Pourquoi ? Oui, pourquoi ?

Tout simplement parce que certains Français le sont plus que d’autres dĂšs qu’ils appartiennent Ă  une « communautĂ© » bien particuliĂšre ou Ă  la caste des possĂ©dants qui nous dirigent.

Cela Ă©tant Ă©crit on peut s’interroger sur certaines dĂ©clarations de l’otage bling-bling des Farc. Elle aurait portĂ© des chaĂźnes 24h sur 24 pendant trois ans et fait 300 km Ă  pied par an en moyenne. En bref, elle aurait Ă©tĂ© traitĂ©e comme "un chien" par ses geĂŽliers.

Pour quelqu’un qui a subit un tel traitement, l’égĂ©rie des bobos est bien pimpante et en apparente fort bonne santĂ©.

On comparera utilement les photos prises aprĂšs sa libĂ©ration Ă  celles de Sami Al-Hajj ce camĂ©raman d'Aljazeera, arrĂȘtĂ© en Afghanistan fin 2001 et transfĂ©rĂ© au camp de Guantanamo dĂ©but 2002, pour y rester jusqu'au 2 mai 2008. Sa dĂ©tention a donc quasiment eu lieu pendant la mĂȘme pĂ©riode et pour la mĂȘme durĂ©e qu’Ingrid Betancourt. Mais lui Ă©tait l'hĂŽte de la plus grande dĂ©mocratie du monde dans un camp oĂč « les conditions de dĂ©tention des prisonniers y sont meilleures qu'en Belgique » selon un rapport de l'OSCE. En voyant les images d’Ingrid Betancourt en parfaite santĂ©, et de Sami Al-Hajj portĂ© par des militaires US sur une civiĂšre et quittant Guantanamo pour entrer dans un hĂŽpital, on ne peut que penser que les geĂŽliers des Farc n’étaient peut ĂȘtre pas si mauvais que ça, en tous les cas moins que les GI’s US !

Charlie Hebdo, la saga continue....

Charlie Hebdo : fini de rire !

Philippe Val, directeur de publication de Charlie Hebdo, qualifie d'antisémite un article publié dans son propre journal. Entre autres joyeusetés




Hara-Kiri, ancĂȘtre de Charlie... le bon vieux temps ?
Hara-Kiri, ancĂȘtre de Charlie... le bon vieux temps ?
A lire Charlie hebdo, comme ça, avec les petits dessins rigolos et les vannes Ă  toutes les pages, on se dit que c'est un journal oĂč ils doivent bien se marrer. Pourtant, il suffisait, paraĂźt-il, d'assister Ă  la confĂ©rence de rĂ©daction de jeudi dernier pour comprendre que
 pas du tout. Ambiance pourrie, cafĂ©s tiĂšdes et rĂ©parties qui tombent Ă  l'eau. Explication : deux jours avant, Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Obs, dĂ©nonce sur RTL « un article antisĂ©mite dans un journal qui ne l'est pas ». Il fait rĂ©fĂ©rence Ă  la chronique du dessinateur SinĂ©, « vĂ©tĂ©ran » de l'hebdo satirique. A l'antenne, il explique que Philippe Val, directeur de publication de Charlie Hebdo, « insoupçonnable d'antisĂ©mitisme » et mĂȘme « considĂ©rĂ© par certains comme philosĂ©mite », fera, dans le prochain numĂ©ro, « un Ă©ditorial pour expliquer que SinĂ© est une ordure ».

Quand Charlie fait son auto-procĂšs
Jeudi donc, gros malaise Ă  la rĂ©daction de Charlie. Finie la joyeuse impertinence et la belle unitĂ© du procĂšs des caricatures, on oscille entre murmures rĂ©probateurs et embarras. « SinĂ© a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© un peu trop loin
 », reconnaĂźt, off, un dessinateur. « Le problĂšme, c'est qu'on est obligĂ©s de se protĂ©ger, concĂšde un autre. Le texte de SinĂ© n'est pas dĂ©fendable devant un tribunal
 » Pour Charb, autre figure charliesque, « il est Ă©vident que SinĂ© n'est pas antisĂ©mite, mais son texte peut ĂȘtre mal interprĂ©tĂ© ». Le tronçon qui fait dĂ©bat est assez court, nous le reproduisons ici :

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et dĂ©jĂ  conseiller gĂ©nĂ©ral de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procĂšs en correctionnelle pour dĂ©lit de fuite en scooter. Le Parquet a mĂȘme demandĂ© sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de dĂ©clarer vouloir se convertir au judaĂŻsme avant d'Ă©pouser sa fiancĂ©e, juive, et hĂ©ritiĂšre des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

Philippe Val explique que, comme SinĂ© le dĂ©zingue dans la premiĂšre partie de cette chronique (ce qui est tout Ă  fait exact, les deux hommes Ă©tant en conflit depuis de nombreuses annĂ©es), il n'avait pas lu ce passage avant sa publication. Mais il attend des « excuses » de la part du dessinateur pour un article qu'il juge clairement « antisĂ©mite ». Et il promet qu'un « communiquĂ© signĂ© de toute la rĂ©daction paraĂźtra la semaine prochaine » pour remettre les pendules Ă  l'heure. Charlie qui prĂ©sente ses excuses Ă  une religion, ça fait bizarre. Et pour cause, c'est une premiĂšre. L'ex-journal « bĂȘte et mĂ©chant » serait-il en train de devenir « intelligent et respectable » ? De fait, le texte de SinĂ© est plus qu'ambigu. A le lire, on peut comprendre que pour aller loin dans la vie, il vaut mieux ĂȘtre juif...

Hara-kiri général
Mais Ă©videmment, SinĂ©, 80 ans de provoc' au compteur, trouve « tout ça complĂštement con » : « Si Jean Sarkozy se convertissait Ă  l'islam pour Ă©pouser la fille d'un Ă©mir ou Ă  l'hindouisme pour Ă©pouser une fille de maharadja, je l'aurais Ă©crit aussi. Quant Ă  faire des excuses Ă  Sarkozy et Ă  Darty, autant me couper les couilles tout de suite. » A propos de couilles, il estime d'ailleurs qu'Ă  Charlie, on en manque sĂ©rieusement et que ses confrĂšres sont des « lĂąches » qui ploient devant Val, patron despotique. PouĂȘt, pouĂȘt, qu'est-ce qu'on se marre...

Pour continuer dans la franche rigolade, SinĂ© contre-attaque en accusant Val d'avoir allumĂ© un contre-feu pour se dĂ©barrasser d'une autre polĂ©mique qui enflamme la rĂ©daction en ce dĂ©but d'Ă©tĂ©. Dans un prĂ©cĂ©dent Ă©dito, le directeur de publication a en effet pris fait et cause pour Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo et de Clearstream, contre Denis Robert, le journaliste indĂ©pendant qui s'est attaquĂ© au grand groupe financier luxembourgeois. Plusieurs piliers du journal, Cavanna, Michel Polac et SinĂ©, ont alors dĂ©savouĂ© Val dans leurs chroniques. Et comme si ça ne suffisait pas, on vient d'apprendre que Patrick Pelloux, chroniqueur et syndicaliste hospitalier, menace de dĂ©missionner parce que Michel Polac l'a attaquĂ© dans les pages de Charlie au sujet d'un article sur le cancer. Patrick Pelloux a rĂ©agi en envoyant un texto Ă  ses copains de la rĂ©daction, ainsi libellĂ© : « Amis, suite Ă  l'article de Polac de cette semaine je vais suivre son conseil et je quitte le journal pour rester aux urgences. » DĂ©cidĂ©ment... Si ça continue, bientĂŽt, on se poilera autant Ă  Charlie qu'au Figaro. Pourvu que la ressemblance s'arrĂȘte lĂ .

Vendredi 11 Juillet 2008 - 09:42

diplĂŽme universitaire en finance islamique

La Tribune.fr - 07/07/08


Ouverture d'un diplĂŽme universitaire en finance islamique

Alors que Bercy entend faciliter le développement islamique en France, l'Ecole de management de Strasbourg lance une formation sur ce sujet.

"En janvier prochain, l'EM Strasbourg, fusion de l'IECS et de l'IAE, ouvrira une formation en finances islamiques en formation continue, aprÚs avoir rÎdé la formule dÚs octobre en formation initiale. "C'est un secteur en plein développement sur lequel nous avons choisi de nous positionner en collaboration avec l'université. Ce qui permet d'associer nos compétences en management, en finances, en droit et en théologie", nous révÚle Michel Kalika, le directeur de l'établissement.

Jeudi 3 juillet, Christine Lagarde, ministre de l'économie, a indiqué que Paris allait prendre des mesures pour attirer les pétrodollars. Depuis plusieurs années déjà, Londres s'est mis en conformité avec les principes de base de la finances islamique afin d'attirer les gigantesques capitaux du Golfe. Le marché mondial est en effet estimé à 700 milliards de dollars et il devrait atteindre 2,7 trillons de dollars en 2010. "Du coup, toutes les banques commencent à s'y intéresser de trÚs prÚs et recherchent des spécialistes de ces questions", poursuit le responsable.

Le diplĂŽme universitaire de Strasbourg devrait dans un second temps ĂȘtre transformĂ© en master s'adresse en formation continue Ă  des professionnels qui sont dĂ©jĂ  dans la finance et qui souhaiteraient se spĂ©cialiser dans ce domaine. Les compagnies d'assurances comme les cabinets d'avocats spĂ©cialisĂ©s sont eux aussi intĂ©ressĂ©s par ce type de profil.

Séminaires d'une semaine

La formation proposée d'une durée d'un an sera organisée sous forme de séminaires bloqués d'une semaine - il pourrait y en avoir 6 - ou pendant les week-end. Au programme : une introduction à l'islam, des cours sur la finance et le droit islamique, sur les marchés financiers.. . La réalisation d'une mission en entreprise est également prévue.

Les candidats intĂ©ressĂ©s doivent ĂȘtre titulaires d'un diplĂŽme de niveau bac + 5 (masters, Ă©cole de commerce, Instituts d'Ă©tudes politiques.. .). Des prĂ©-requis sont exigĂ©s en finances ou en droit. "Mais il peut y avoir un accompagnement individuel pour ceux qui en auraient besoin", mentionne le responsable de la formation, Michel Storck. De quinze Ă  vingt participants devraient ĂȘtre accueillis par promotion.

Montée en puissance

L'offre de programmes en finances islamiques devrait ensuite monter en puissance : l'EM Strasbourg prĂ©voit ainsi de dĂ©velopper en partenariat avec l'universitĂ© britannique de Durham, ce diplĂŽme universitaire en ligne d'ici un an. Outre ce cursus, l'Ă©tablissement envisage de crĂ©er des programmes courts ou d'organiser une universitĂ© d'Ă©tĂ© sur ce sujet dĂšs 2009 en s'appuyant sur une chaire dĂ©diĂ©e Ă  la finance islamique, financĂ©e par des entreprises en train d'ĂȘtre approchĂ©es.

Laurence Estival"

Nouvelle émission sur Beur FM : "La France qui entreprend"



Bonjour Ă  tous,

Juste un mail pour vous annoncer le lancement d'une trÚs bonne émission sur Beur FM : "La France qui entreprend", tous les lundis de 18h30 à 19h.

Le concept de cette émission est de mettre la lumiÚre sur les jeunes entrepreneurs issus de la diversité, ainsi que sur "leurs pÚres", les histoires fabuleuses d'entrepreneurs qui ont démarrés de rien pour bùtir un " vrai empire".

Voici le déroulé des 1Úres émissions (les 2 premiÚres étant déjà diffusées) :
n°1 : Mica Cabinet Conseil
n°2 : Air Algérie
n°3 : Newcom Agency
n°4 : Aigle Azur

Je vous invite donc à suivre cette émission et toutes les autres de Beur FM (infos et fréquences sur beurfm.net).

Pour toutes questions de tout ordre, je suis Ă  votre disposition.

Bien Ă  vous,

Nabil

Risque de fermeture de la mosquée de Milan

« Soit on trouve une solution d’ici la fin aoĂ»t, soit on ferme » a dĂ©clarĂ© le ministre de l’intĂ©rieur italien. A Milan, chaque vendredi, 4 000 musulmans Ă©tendent leur tapis et envahissent rues et trottoirs car la mosquĂ©e est trop exigĂŒe. Un ultimatum leur a Ă©tĂ© posĂ© : “Il leur faut trouver un lieu plus acceptable et qui fera aussi l’affaire des citoyens “.

Umberto Bossi, fondateur de la ligue du Nord et actuel ministre de Berlusconi a dĂ©clarĂ© : ” Pour la Ligue, il s’agit d’un passage important. Nous avions fait une promesse durant la campagne Ă©lectorale et Ă  prĂ©sent, nous tenons cette promesse.”

Les conditions fixées aux musulmans sont les suivantes :
1°) dĂ©mĂ©nager non seulement la mosquĂ©e (en rĂ©alitĂ© un ancien garage) mais aussi le “centre culturel” islamique
2°) Pas d’aide ou de fonds publics.
3°) dĂ©mĂ©nager avant la fin aoĂ»t, pour des raisons Ă©galement liĂ©es Ă  l’hygiĂšne

La charia acceptée en Gde-Bretagne ?

    L’idĂ©e d’accepter la Charia (loi islamique) avance Ă  pas de gĂ©ants en Grande-Bretagne. Maintenant, ce n’est pas moins que le PrĂ©sident de la Haute Cour d’Angleterre en personne, qui dĂ©fend l’idĂ©e d’une introduction partielle de la Charia en Angleterre et dĂ©fend l’ArchevĂȘque de Canterbury qui avait dĂ©frayĂ© la chronique en fĂ©vrier dernier, en disant qu’il fallait accepter les principes de la loi islamique en Angleterre.

    La loi de la charia pourrait jouer un rĂŽle dans certaines parties du systĂšme juridique, a dĂ©clarĂ© aujourd’hui le plus important des juges en Angleterre et au Pays de Galles .

    Lord Phillips de Worth Matravers, actuel prĂ©sident de la Haute Cour d’Angleterre et du Pays de Galles (Lord Chief Justice) , tout en excluant catĂ©goriquement la possibilitĂ© d’un tribunal islamique  siĂ©geant ou dĂ©cidant des sanctions dans le pays, a pris la dĂ©fense des propos formulĂ©es par l’ArchevĂȘque de Canterbury, Dr Rowan Williams.

    Dans un discours prononcĂ© Ă  Whitechapel dans l’Est de Londres Ă  forte population musulmane, il a dĂ©clarĂ© qu’il n’y a pas de raison pour que les principes de la charia ne puissent pas ĂȘtre utilisĂ©s dans la “mĂ©diation ou dans d’autres formes de rĂšglement extrajudiciaire des diffĂ©rends”.

    La charia - qui est un ensemble de principes rĂ©gissant la maniĂšre dont de nombreux musulmans pensent devoir vivre leur vie - souffre d’une “incomprĂ©hension” gĂ©nĂ©ralisĂ©e par le reste du monde, a t-il ajoutĂ©.

    Lord Phillips a dĂ©clarĂ©:  “Il n’y a aucune raison pour que les principes de la  Charia, ou tout autre code religieux, ne puisse servir de base pour une mĂ©diation ou une autres formes de rĂšglement extrajudiciaire des conflits.”

    “Il faudra reconnaĂźtre, cependant, que les sanctions rĂ©sultants de cette mĂ©diation seront tirĂ©es des lois d’Angleterre et du Pays de Galles.”

    Le prĂ©sident de la Haute Cour, a dit Ă  son auditoire que de sĂ©vĂšres punitions physiques telles que la flagellation, la lapidation et l’amputation des mains ne seront pas acceptables.

    Il a ajoutĂ©: “Il ne saurait ĂȘtre question de ces tribunaux (islamiques) siĂ©gent dans ce pays, ou que de telles sanctions sont appliquĂ©es ici.

    Le juge a dĂ©clarĂ© que l’archevĂȘque de Canterbury, avait Ă©tĂ© mal compris en FĂ©vrier, quand il a dĂ©clarĂ© que les musulmans britanniques pourraient ĂȘtre rĂ©gies par la charia.

    M. Williams a suggĂ©rĂ© que la charia pourrait jouer un rĂŽle dans les «Aspects du droit civil, le rĂšglement de transactions financiĂšres et la mĂ©diation et la rĂ©solution de conflits par des structures autorisĂ©es».

    «Ce n’était pas trĂšs radical  de dĂ©fendre la charia dans le cadre de conflits familiaux, par exemple, et notre systĂšme va dĂ©jĂ  trĂ©s loin dans l’acceptation de ce qui Ă©tait suggĂ©rĂ© par l’archevĂȘque.

    “Il est possible dans ce pays pour ceux qui signent un accord contractuel de se rĂ©fĂ©rer Ă  une juridiction  autres que le droit anglais.”

    Source Wales Online  Traduction Bivouac-id.

Sarcelles : les apprentis sorciers du communautarisme

Sarcelles : les apprentis sorciers du communautarisme

Par Bernard Lanra, citoyen sarcellois républicain.



Le dĂ©putĂ© maire de Sarcelles, François Pupponi, successeur de Dominique Strauss-Kahn, porte-parole auto-proclamĂ© de la banlieue, veut faire de sa ville un laboratoire vivant de la France de demain. Ils se garde pourtant bien de faire la promotion de certaines de ses recettes, des plus nausĂ©euses pour tout rĂ©publicain qui se respecte. Dans une ville « communautarisĂ©e », selon ses propres termes, la rĂ©affirmation des principes rĂ©publicains devrait d'autant plus ĂȘtre de rigueur. C'est le contraire qui est pratiquĂ©. L'exemple le plus Ă©difiant et le plus scandaleux est celui de la « liste bleue », intĂ©grĂ©e en grande pompe Ă  la majoritĂ© municipale. Petit retour historique.

2001, dans une communauté juive inquiÚte de la recrudescence de l'antisémitisme, quelques personnalités locales ont la brillante idée de monter une liste communautaire aux élections municipales : la liste bleue. Ils tentent au préalable une négociation avec DSK et Pupponi selon les termes suivants. La communauté juive représente une partie importante de la classe moyenne d'une ville en voie de paupérisation, elle doit à ce titre contrÎler les compétences municipales clés. Le bon sens l'emporte à l'époque, la demande est jugée irrecevable et la négociation échoue. La liste bleue se constitue donc et se présente devant les électeurs. 45 colistiers triés sur des critÚres religieux, sinistre premiÚre. Le but affiché : mettre la liste de gauche en ballottage et négocier entre les deux tours. DSK qualifiera pendant la campagne cette liste de « honte pour la république » (1). Malgré un score plus qu'honorable : 13,54%, le « front communautaire juif » ne parvient pas à ses fins, la liste Pupponi-DSK est réélue au premier tour avec 58% des voix.

Les rĂ©publicains et les laĂŻcs sont soulagĂ©s
 pas pour longtemps, car la partie n'est pas terminĂ©e, la liste bleue revient Ă  la charge. Au lieu d'enterrer cet honteux Ă©pisode, Pupponi reprend le dialogue avec GĂ©rard Uzan, chef de file de la liste bleue, qui siĂšge en compagnie de deux colistiers au conseil municipal. La tactique de Pupponi, validĂ©e par DSK, est simple : cette alliance amĂšne les voix d'une majoritĂ© de la communautĂ© juive, de moins en moins encline Ă  voter Ă  gauche. En l'Ă©change de son soutien aux candidats socialistes locaux, la liste bleue intĂšgre la majoritĂ© municipale. Peu importe si cette tactique conduit Ă  faire reconnaĂźtre et valider institutionnellement le communautarisme le plus intĂ©gral, seul le rĂ©sultat compte. Devant les premiers signes d'alliance, certains communistes, partenaires des socialistes locaux, se rebiffent en distribuant un tract peu reluisant intitulĂ© « le baiser de Judas »  Ils finiront pourtant par avaler la couleuvre, qui aura considĂ©rablement grossi entre les deux Ă©lections municipales.

2007, DSK est en difficultĂ© aux lĂ©gislatives face Ă  Sylvie Noachovitch. Entre les deux tours, on sollicite la liste bleue, qui signe un tract et le distribue Ă  dessein, aux abords de la synagogue et dans les boĂźtes aux lettres sur lesquelles est inscrit un patronyme juif
 DSK est réélu avant de s'envoler pour le FMI. 2008, Ă©lections municipales, la liste bleue rĂ©clame son dĂ». Pupponi paie rubis sur l'ongle en intĂ©grant trois anciens de la liste bleue sur sa liste, dĂ©lĂ©gations clĂ©s Ă  l'appui. GĂ©rard Uzan aura en charge l'action sociale, Fabienne Sroussi le logement, Charles Souffir le dĂ©veloppement Ă©conomique via la vice-prĂ©sidence de la communautĂ© d'agglomĂ©ration. Voyant les portefeuilles principaux leur Ă©chapper, les partenaires de Pupponi, mĂ©dusĂ©s, n'osent pas dĂ©savouer leur chef, tandis que l'opposition hĂ©site Ă  dĂ©noncer cette alliance, les accusations d'antisĂ©mitismes peuvent fuser Ă  tout moment.

Pourtant, il y en aurait Ă  redire. La liste bleue a constituĂ© son propre groupe au conseil municipal. Fabienne Sroussi, juive pratiquante, porte la perruque et ne serre pas la main des hommes, ce qui est son droit, du moins tant qu'elle n'est pas Ă©lue. Car la laĂŻcitĂ© en France prohibe tout signe religieux ostentatoire chez les reprĂ©sentants de l'Etat et interdit que l'on traite diffĂ©remment les citoyens. Mais Ă  Sarcelles, en plus de ne pas pouvoir vous loger dignement, crise du logement oblige, si vous ĂȘtes un homme, vous n'aurez mĂȘme pas droit Ă  une poignĂ©e de main de la part de l'Ă©lue de rĂ©fĂ©rence.

De son cĂŽtĂ©, Charles Souffir, ancien Sarcellois habitant aujourd'hui Neuilly sur Seine, arbore la kippa en toutes circonstances. Riche entrepreneur, il possĂšde Ă  Sarcelles un immeuble, le Francilien, oĂč il loge, contre loyers, des services municipaux. Un conseiller municipal qui fait des affaires avec sa propre municipalitĂ©, quoi de plus normal ? AprĂšs tout, l'emprunt pour financer la construction de son immeuble a Ă©tĂ© garanti par la communautĂ© d'agglomĂ©ration du Val de France, dont il est aujourd'hui le vice-prĂ©sident. En charge du dĂ©veloppement Ă©conomique, il peut peser dans les dĂ©cisions d'implantations d'entreprises avec lesquelles, peut ĂȘtre, « travaillera-t-il ». Le communautarisme se double ici d'un mĂ©lange des genres sur lequel la justice ne saurait tarder Ă  se pencher.

Enfin, Ă  l'action sociale, GĂ©rard Uzan, est un mĂ©decin respectĂ© mais un politicien illuminĂ©. DĂ©jĂ  colistier de DSK en 1990, il s'Ă©tait alors rendu coupable de la plus odieuse des diffamations envers le maire RPR de l'Ă©poque en dĂ©clarant « en souvenir des six millions de nos frĂšres morts dans les camps, nous n'avons pas le droit de voter pour Raymond Lamontagne ». Ce dernier, dĂ©corĂ© comme rĂ©sistant , portera plainte et la justice condamnera GĂ©rard Uzan . Les associations de dĂ©portĂ©s auraient pu en faire autant : instrumentaliser la mĂ©moire de la Shoah pour diffamer un adversaire politique, quelle horreur
!

Aujourd'hui Pupponi, réélu Ă  69%, peut ĂȘtre fier de lui. Il n'a jamais perdu une Ă©lection. Il a, de plus, fait d'une pierre trois coups, bafouant tout Ă  la fois les rĂšgles Ă©lĂ©mentaires de la laĂŻcitĂ©, de la probitĂ© et du respect de la dignitĂ© des personnes. Il a ouvert la boĂźte de pandore du communautarisme politique en montrant la voie aux intĂ©gristes de tous bords : « pesez Ă©lectoralement et vous obtiendrez tout ce que vous voudrez ». Et dire que cet apprenti sorcier veut faire de Sarcelles un laboratoire de la France de demain. Au secours !

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1) Le Parisien, Edition Val d'Oise, 4 mars 2008.
2) Raymond Lamontagne est ancien officier de la 1Úre armée de Lattre de Tassigny.
3) Jugement du Tribunal de Pontoise du 9 mars 1990 condamnant GĂ©rard Uzan pour diffamation publique Ă  10 000 francs d'amende et 1 franc de dommages et intĂ©rĂȘts.

Dimanche 22 Juin 2008

Le sos des sans-papiers algériens

Une ong française alerte le président Bouteflika

Le collectif français des travailleurs et travailleuses sans-papiers de l’association Droit devant ont saisi le prĂ©sident algĂ©rien Abdelaziz Bouteflika, le 25 juin, par lettre pour alerter les autoritĂ©s d’Alger sur la situation des travailleurs sans-papiers algĂ©riens en France. Les militants de ce collectif demandent au chef de l’Etat « que soit mis fin Ă  la politique de dĂ©livrance des laissez-passer par les consulats algĂ©riens en France ».


Ce collectif interpelle Ă©galement M. Bouteflika pour que le gouvernement algĂ©rien intervienne auprĂšs de Paris pour lui demander de mettre fin Ă  la « discrimination inacceptable », et ce, en procĂ©dant Ă  la rĂ©gularisation de tous les travailleurs sans-papiers algĂ©riens en France. Concernant les laissez-passer dĂ©livrĂ©s par les consulats algĂ©riens, le collectif, coprĂ©sidĂ© par monseigneur Jacques Gaillot et le professeur Albert Jacquard, explique que l’administration française doit disposer d’un document de voyage (passeport ou laissez-passer consulaire) pour pouvoir procĂ©der Ă  une expulsion. Or, lit-on dans la lettre adressĂ©e Ă  M. Bouteflika, « la plupart des sans-papiers Ă©tant dĂ©pourvus de passeport valide, l’administration française se tourne donc quotidiennement vers les consulats algĂ©riens pour obtenir lesdits laissez-passer et, bien trop souvent, ces consulats accĂšdent aux demandes françaises. Chaque expulsion est un drame personnel, une vie brisĂ©e ».

« C’est aussi bien souvent une catastrophe pour la famille restĂ©e au pays qui jusque-lĂ  bĂ©nĂ©ficiait de l’argent rapatriĂ©. C’est enfin un vĂ©ritable racket organisĂ© par l’Etat français, qui encaisse, aprĂšs les avoir expulsĂ©s, les cotisations sociales (maladie, chĂŽmage, retraite) versĂ©es par les travailleurs sans-papiers durant leur sĂ©jour en France », rappelle le collectif. Le prĂ©sident algĂ©rien est Ă©galement sensibilisĂ© par le collectif sur la volontĂ© de l’Etat français de ne pas rĂ©gulariser les travailleurs sans-papiers algĂ©riens. Pour rappel, la loi française du 20 novembre 2007 a introduit la possibilitĂ© de rĂ©gulariser des travailleurs et travailleuses sans-papiers sur la base de leurs fiches de paye ou d’une promesse d’embauche.

500 travailleurs ont pu bĂ©nĂ©ficier de cette disposition aprĂšs une grĂšve et une large mobilisation. Ce ne sera pas le cas pour les employĂ©s sans-papiers algĂ©riens puisque le gouvernement français invoque le fait que l’accord franco-algĂ©rien du 27 dĂ©cembre 1968, qui rĂ©git la dĂ©livrance des titres de sĂ©jours aux AlgĂ©riens rĂ©sidant en France, ne prĂ©voit pas cette possibilitĂ© de rĂ©gularisation par le travail. « Il s’agit Ă  l’évidence d’une dĂ©cision politique arbitraire, puisque l’administration française dispose d’un pouvoir discrĂ©tionnaire en matiĂšre de rĂ©gularisation. Il y a donc manifestement une discrimination spĂ©cifique Ă  l’encontre des travailleurs sans-papiers algĂ©riens », estiment les signataires de la lettre. « Nous savons les pressions intenses, politiques et Ă©conomiques, que le gouvernement français exerce pour imposer Ă  tout prix sa politique ‘‘d’immigration choisie’’, qui s’inscrit dans la continuitĂ© du colonialisme. Refuser cette politique est une impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© pour ces milliers de citoyennes et citoyens algĂ©riens qui, au regard de l’histoire, ont la lĂ©gitimitĂ© de vivre et travailler en France », ont conclu les militants du collectif français.


Par AdlĂšne Meddi

Source: El Watan