Le Projet Seddeya

Communauté-Maghrébine.fr est le blog public du portail privé Seddeya.fr

Vous y retrouvez l'actualité de l'association Seddeya, ainsi qu'une partie des articles postés par les adhérents du Club Privé Seddeya.fr.

N'hésitez pas à venir rejoindre la communauté Seddeya.

Cdt,

En savoir plus sur le projet Seddeya



 

L'affaire Rudy, une nouvelle arnaque à l'antisémitisme

L'affaire Rudy, une nouvelle arnaque à l'antisémitisme Version imprimable Suggérer par mail
Publié le 25 juin 2008
[E&R] L'affaire Rudy, une nouvelle arnaque à l'antisémitisme
N
ous avons tous entendu parler de cette affaire, impossible d’y Ă©chapper. Officiellement, un jeune juif prĂ©nommĂ© Rudy, « timide, frĂŞle et rĂ©servĂ© Â» a Ă©tĂ© sauvagement agressĂ© par une bande de jeunes noirs ou de jeunes « musulmans Â» avec un motif simple, la haine des juifs, l’antisĂ©mitisme.

Tous les mĂ©dias, peu Ă©chaudĂ©s par quelques mĂ©saventures rĂ©centes - comme l’incendie de l’école de Gagny qui s’est rĂ©vĂ©lĂ© ĂŞtre une escroquerie Ă  l’assurance ou encore  la fameuse affaire du RER D et sa cĂ©lèbre mythomane - s’y sont mis.

L’antisémitisme des banlieues, afro-maghrébin ou musulman, est devenu la nouvelle marotte du système.

Or il se touve qu’à ER, nous disposons de sources sures qui nous ont informĂ© sur la rĂ©elle nature de ce fait divers, et notamment sur la personnalitĂ© de la jeune « victime Â».

Si « Rudy Â» est connu des services de police, ce n’est pas seulement pour son activisme pro-israĂ©lien comme l’ont indiquĂ© les mĂ©dias.

Ce jeune homme, très instable et agressif, ouvertement raciste, notamment à l’égard des noirs, a déjà été condamné en justice pour agression à main armée. Mieux, il devait passer la semaine prochaîne en appel d’une condamnation en première instance, pour l’agression d’un jeune noir violenté à coups de casque et tombé à l’époque dans le coma.

Pour ces faits, Rudy a été condamné en première instance à un an de prison avec sursis. La famille de la victime, qui avait jugé la sanction insuffisante, s’était pourvue en appel.

D’après nos informations, il n’était pas dans le coma mais dans un coma artificiel, autrement dit endormi, afin de faciliter les soins comme c’est souvent le cas en réanimation.

Il ne portait pas, contrairement là encore aux allégations de la presse, de Kippa. Il a eu sur place, à l’hôpital, une attitude extrêmement agressive et menaçante.

Il semblerait que cette agression soit en rĂ©alitĂ© le rĂ©sultat d’une rixe entre bandes concurrentes, l’une composĂ©e de racailles,  l’autre de jeunes juifs radicaux, pour une sombre affaire de scooter.

Les violences communautaires juives ne sont pas rares, sans parler de celles des racailles, qui dépouillent et agressent en toute impunité dans notre pays, notamment dans les banlieues, où elles terrorisent les honnêtes gens, d’origine étrangère ou non.

On peut se demander pourquoi les victimes habituelles de genre de groupes n’inspirent pas autant les mĂ©dias, peu empressĂ©s de se mobiliser pour les agressions quotidiennes dont sont victimes les français. On peut se demander Ă©galement pourquoi un tel charivari dès que la victime est juive, alors mĂŞme qu’on ne compte plus les escroqueries et les pantalonnades dans ce domaine. 

Il fut un temps ou l’accusation d’antisémitisme était dirigée contre les Français de souche, les catholiques ou les nationalistes en particulier. Qui ne se souvient de la lamentable affaire de Carpentras, et de la répugnante instrumentalisation d’un sordide mais hélas banal fait divers.

Il semble qu’aujourd’hui ce soit les « noirs Â» et les « arabes Â», ou plus exactement les musulmans, qui soient dans le collimateur des lobbies, relayĂ©s par un Etat complice. Les dĂ©clarations de Sarkozy, dĂ©crĂ©tant le caractère antisĂ©mite de l’agression, depuis Israel oĂą il a prononcĂ© un discours honteux d’allĂ©geance devant la Knesset, sont Ă  cet Ă©gard significatives.

On ne peut s’empĂŞcher de faire le lien avec quelques affaires rĂ©centes qui ont servi de prĂ©texte Ă  une diabolisation de l’Islam, qui aurait Ă©tĂ© impensable il y a seulement dix ans. Ainsi du mariage annulĂ© de Lille - banale annulation pour tromperie en totale conformitĂ© avec la jurisprudence française comme le rappelait rĂ©cemment Anne Marie Le Pourhiet - qui a vu tout le système monter au crĂ©neau contre « l’islamisme Â», certains politiciens allant mĂŞme jusqu’à parler d’une justice qui serait « Ă  l’heure de la Charia Â» ( !) ;  ou encore celle du « tournoi intermosquĂ©e Â», ignominieusement rĂ©servĂ© aux femmes, comme si ce n’était pas aussi le cas des boites lesbiennes ou de divers cercles fĂ©minins…

Cette soudaine accentuation de la propagande anti-musulmane, assortie de manipulations sur une prĂ©tendue et sempiternelle rĂ©surgence de l’antisĂ©mitisme a de quoi inquiĂ©ter : on voudrait prĂ©parer l’opinion Ă  une guerre contre un pays musulman Ă  laquelle la France serait cette fois-ci associĂ©e, guerre dans laquelle Israel serait impliquĂ©, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

De ce point de vue, les diatribes anti-iraniennes de Sarkozy Ă  la Knesset ne sont pas faites pour nous rassurer.


Egalité & Réconciliation

Greffe - Dons d'organes : les minorités défavorisées

Hopital médecin chirurgien

Dons d'organes : les minorités défavorisées

  • Parce qu'il y a moins de donneurs compatibles, les personnes issues de minoritĂ©s ethniques doivent attendre plus longtemps pour se faire greffer.

  • Une situation difficile Ă  Ă©valuer en France, oĂą les donnĂ©es sur l'origine des patients sont interdites.


Les Français ne sont pas tous Ă©gaux face au don d'organes. Les personnes issues des minoritĂ©s ethniques qui sont en attente d'une transplantation de rein sont en effet dĂ©favorisĂ©es par rapport aux personnes d'origine europĂ©enne. Motif : les donneurs compatibles sont trop peu nombreux au sein de leur communautĂ©.

Une greffe rĂ©nale a en effet d'autant plus de chance de rĂ©ussir que le patient "ressemble" Ă  son donneur. "Les dĂ©fenses immunitaires sont programmĂ©es pour reconnaĂ®tre ce qui est Ă©tranger [Ă  l'organisme], explique Ă  LCI.fr le docteur Corinne Antoine, mĂ©decin-expert pour la greffe d'organe Ă  l'Agence de la biomĂ©decine. Pour cela, elles se basent sur les molĂ©cules HLA (Human Lococyte Antigenes), qui sont une sorte de carte  d'identitĂ© personnelle que l'on partage Ă  moitiĂ© avec ses parents,  potentiellement, avec ses frères, ses sĹ“urs mais aussi en partie avec d'autres personnes."

Or, la rĂ©partition des molĂ©cules HLA n'est pas la mĂŞme selon les rĂ©gions du monde. Certaines d'entre elles sont plus frĂ©quentes en Asie du Sud-Est qu'en Europe, par exemple. Ainsi, une personne nĂ©e en Afrique ou de descendance africaine qui vit en Europe partagera des HLA avec beaucoup moins de gens que des EuropĂ©ens. "Tous les pays occidentaux sont confrontĂ©s Ă  ce problème" de compatibilitĂ©, souligne le docteur Antoine.

Au Royaume-Uni, les autorités sanitaires britanniques tentent de réduire cette fracture sanitaire en appelant les personnes d'origine antillaise, africaine ou asiatique à s'ouvrir davantage au don d'organes. Mais la situation est plus difficile à évaluer en France où la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) interdit d'utiliser des données sur l'origine ethnique.

Efficacité et équité

Les médecins français ont donc dû résoudre ce problème en se focalisant strictement sur les données médicales. En France, l'attribution d'un rein se fait sur la base d'un "score" qui prend en compte des paramètres d'équité (durée d'attente, difficulté d'accès à la greffe) et des paramètres d'efficacité (donneur et receveur dans la même tranche d'âge, ressemblance HLA). La ressemblance immunologique se détermine sur 6 déterminants HLA.

Le système mis au point pour simuler la difficulté d'accès à la greffe permet ainsi d'identifier les receveurs ayant peu de donneurs compatibles (moins de 3 ressemblances sur les 6 requises) ou les receveurs ayant développé des anticorps suite à des transfusions ou des grossesses, leur interdisant un grand nombre de donneurs potentiels, pointe le docteur Antoine. Les personnes issues des minorités, ayant un groupe HLA rare pour l'Europe, sont ainsi "détectées" par le système.

Freins Ă  lever

Reste Ă  inciter les diffĂ©rentes communautĂ©s Ă  davantage faire des dons d'organes. "Il faut comprendre les freins sans faire un chantage sur l'accès aux soins", plaide le docteur Antoine. C'est la dĂ©marche entreprise par Daniel Maroudy, ancien responsable des prĂ©lèvements d'organes Ă  l'hĂ´pital Saint-Louis. Les freins sont essentiellement culturels ou religieux. "Le prĂ©lèvement d'organe sur une personne dĂ©cĂ©dĂ©e - ce qui reprĂ©sente 94% des cas en France - renvoie Ă  deux lieux d'interdits : le corps et la mort", explique-t-il Ă  LCI.fr.

"Les campagnes d'information ciblĂ©es n'ont jamais Ă©tĂ© envisagĂ©es [par les autoritĂ©s sanitaires], avance-t-il. Il y a une forme de censure ; la crainte de montrer sur la place publique que les communautĂ©s s'opposent au don d'organes." Selon Daniel Maroudy, il faudrait mettre Ă  disposition des Ă©quipes de prĂ©lèvement d'organes des kits pour leur apprendre Ă  approcher les familles. Autre idĂ©e : sensibiliser les leaders d'opinion au sein de ces communautĂ©s. Autant d'approches qui demandent une rĂ©volution des esprits. Chez les donneurs potentiels comme au sein des autoritĂ©s sanitaires.



Source