Dans 15 ou 20 ans, la population musulmane de Bruxelles qui constitue déjà un tiers de la population de la ville, devrait être majoritaire. C'est ce qu'affirme une récente étude publiée dans La Libre Belgique. L'explication tiendrait à "l'intensité" de la pratique religieuse musulmane, à la jeunesse et à la plus forte natalité de cette communauté, selon Olivier Servais, sociologue et anthropologue des religions à l'Université catholique de Louvain.

Largement reprise dans la presse, les sites communautaristes musulmans et d'extrême droite, l'information est pourtant à nuancer. De plus en plus de personnes se déclarant catholiques ou musulmanes le sont en effet de culture. Ainsi, en France, la moitié de ceux se disant catholiques ne croient pas en Dieu. De même, "les immigrés de pays musulmans ne sont pas tous musulmans ! Moi-même, je suis de culture musulmane, mais agnostique", explique Mahfoud Romdhani, député et vice-président du Parlement francophone bruxellois. Les chiffres sont d'autant plus à relativiser que les projections à long terme restent, sur ce sujet, assez peu fiables face aux flux importants de population que connaît Bruxelles en tant que capitale européenne et en raison de l'élargissement aux pays de l'ancienne Union soviétique.