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Emma et Noah, les favoris

Les deux prénoms les plus populaires du pays n'ont pas changé. À Bruxelles, plus de sept sur dix sont d'origine arabe

BRUXELLES Emma et Noah. Pour la quatrième année consécutivement pour le premier, pour la troisième année en suivant pour le second, les deux prénoms sont les plus populaires du pays. C'est ce qui ressort des tableaux de naissances compilés pour l'année 2006 par le SPF Économie et son département statistiques. Les détails de ce nouveau hit-parade des prénoms.

720 Emma, 714 Noah. 720 petites filles nées en 2006 ont été prénommées Emma et 714 petits garçons ont été baptisés Noah.

Thomas, Nathan, Marie, Laura . Chez les filles, les prénoms Marie et Laura suivent Emma. Pourtant, ces deux premiers prénoms ont été pendant tout un temps les plus utilisés. Mais, en 2003, Laura a dû laisser sa place à Emma. Chez les garçons, le top 3 se termine par Thomas et Nathan également parmi les prénoms jadis les plus en vogue. Thomas était ainsi le plus donné jusqu'en 2003.

Léa et Noah en Wallonie. Léa détrône Emma au classement des prénoms préférés des Wallons. Par contre, Noah reste populaire dans le sud du pays où 386 Noah ont vu le jour en 2006.

Mohamed et Lina Ă  Bruxelles. La situation sociologique de la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale oĂą le taux de natalitĂ© est plus important auprès des communautĂ©s Ă©trangères, notamment au sein de la communautĂ© arabo-musulmane, fait que Mohamed reste le premier prĂ©nom chez les garçons. D'ailleurs, chez les garçons, sept des dix premiers prĂ©noms du classement sont d'origine arabe ou Ă  la mode auprès des familles arabes : Mohamed, Adam, Rayan, Ayoub, Mehdi, Amine et Hamza. Chez les petites filles, Lina a dĂ©trĂ´nĂ© Sarah en 2006 et devance d'autres prĂ©noms Ă  consonance arabe tels Sarah, Rania, Ines, Aya, Salma, Yasmine, Imane et Sara.

Prénoms toujours plus variés. Selon le SPF, "le nombre de prénoms différents continue d'augmenter, surtout chez les filles. Plus de la moitié de tous les prénoms différents donnés en 2006 n'ont été attribués qu'une seule fois."

Rolex, Mexx, Dijamant... Chaque année, la liste des prénoms très particuliers gonfle. En 2006, on retrouvait parmi les garçons des Albion, Bahrein, Bru, Caesar, Charmant, Cooper, Dijamant, Golden, Mexx, Rembrandt, Rolex ou encore Zennith. Chez les filles, épinglons Believe, Down, Edelweiss, Gentille, Goodness, Lagrace, Legends, Mona-Lisa, Naturelle, Siouxsie, Urbanie.

Bruxelles, ville musulmane dans 20 ans ?

Dans 15 ou 20 ans, la population musulmane de Bruxelles qui constitue déjà un tiers de la population de la ville, devrait être majoritaire. C'est ce qu'affirme une récente étude publiée dans La Libre Belgique. L'explication tiendrait à "l'intensité" de la pratique religieuse musulmane, à la jeunesse et à la plus forte natalité de cette communauté, selon Olivier Servais, sociologue et anthropologue des religions à l'Université catholique de Louvain.

Largement reprise dans la presse, les sites communautaristes musulmans et d'extrĂŞme droite, l'information est pourtant Ă  nuancer. De plus en plus de personnes se dĂ©clarant catholiques ou musulmanes le sont en effet de culture. Ainsi, en France, la moitiĂ© de ceux se disant catholiques ne croient pas en Dieu. De mĂŞme, "les immigrĂ©s de pays musulmans ne sont pas tous musulmans ! Moi-mĂŞme, je suis de culture musulmane, mais agnostique", explique Mahfoud Romdhani, dĂ©putĂ© et vice-prĂ©sident du Parlement francophone bruxellois. Les chiffres sont d'autant plus Ă  relativiser que les projections Ă  long terme restent, sur ce sujet, assez peu fiables face aux flux importants de population que connaĂ®t Bruxelles en tant que capitale europĂ©enne et en raison de l'Ă©largissement aux pays de l'ancienne Union soviĂ©tique.

Enseignement effectif de l’histoire de la colonisation

Appel en faveur d’un enseignement effectif de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage

A l’occasion du 10 mai 2008, journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage, SOS Racisme a initié un appel en faveur d’un enseignement effectif de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage. Vous trouverez ci-dessous le texte de l’appel ainsi que les signataires.




APPEL

Les plus hauts représentants de la République Française étaient présents à Fort-de-France pour célébrer un citoyen d’exception en la personne d’Aimé Césaire. Mais assister à des obsèques ne suffit pas à honorer l’œuvre d’un homme.

Aujourd’hui plus que jamais, il faut continuer le combat qui Ă©tait le sien : un combat contre les prĂ©jugĂ©s, contre le racisme et pour le vivre ensemble. AimĂ© CĂ©saire s’était, dans cette optique, rĂ©cemment exprimĂ© sur les risques liĂ©s Ă  un enseignement partiel de l’Histoire de France. Et de fait, en nĂ©gligeant l’enseignement de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage, on conduit un grand nombre de nos concitoyens Ă  se sentir exclus d’une Histoire nationale partagĂ©e et on crĂ©e le terreau favorable Ă  la « concurrence des mĂ©moires » attisĂ©e et exploitĂ©e par tel ou tel dĂ©magogue.

Mais surtout, ces lacunes dans l’enseignement de l’Histoire sont dommageables pour le temps présent. Car, en effet, si l’on veut qu’une place bien plus importante soit faite dans les programmes scolaires au traitement historique de la colonisation et de l’esclavage, de ses causes, de ses acteurs et de son fonctionnement, ça n’est pas pour le plaisir de la rétrospective. C’est bien plutôt dans le souci de mieux comprendre le présent et d’éviter la répétition de mécanismes qui ont conduit hier à des crimes perpétrés en toute bonne conscience. Etudier ces pages de notre Histoire, c’est donner les clefs d’analyse aux jeunes générations pour qu’elles puissent comprendre les dangers de ces systèmes de pensée fondées sur des visions essentialistes de l’être humain et sur l’exploitation de ce dernier.

Etudier ce passé, c’est également permettre de détruire des visions historiquement datées qui, encore aujourd’hui, expliquent les images dégradées et stéréotypées de certaines parties de la population frappées de ce fait par le fléau des discriminations.

Il ne faut cependant pas procĂ©der par injonction morale, ce qui risquerait de jeter un voile de suspicion sur une potentielle exploitation de faits historiques. Il faut au contraire faire de l’Histoire, permettre Ă  l’enfant de dĂ©velopper sa conscience citoyenne par une connaissance rigoureuse des faits. Il est aussi temps de sortir du faux dĂ©bat autour de la repentance. Les sociĂ©tĂ©s que l’on Ă©tudie, leurs actions appartiennent au passĂ©. Il n’y a pas d’un cotĂ© les descendants des faibles et des opprimĂ©s et de l’autre les descendants d’oppresseurs qui seraient frappĂ©s d’une honte hĂ©rĂ©ditaire : nous sommes tous les enfants de l’Histoire.

C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Ministre de l’Education nationale, le Haut Conseil de l’éducation et le Conseil supérieur de l’Education à donner enfin une place digne de ce nom dans les programmes scolaires à l’enseignement de l’histoire de la colonisation et de celle de l’esclavage, parties intégrantes de l’Histoire de France.

Les signataires :

Isabelle Adjani, ComĂ©dienne ; Akhenaton et AĂŻcha, Chanteur et productrice ; GĂ©rard Aschieri, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la FSU ; Dove Attia, Musicien ; Josiane Balasko, ComĂ©dienne ; CĂ©line Balitran, PrĂ©sentatrice ; Delphine Batho, DĂ©putĂ©e ; Yamina Benguigui, RĂ©alisatrice, Adjointe au Maire de Paris chargĂ©e de la lutte contre les discriminations ; Jean Luc Benhamias, DĂ©putĂ© europĂ©en ; Pierre BergĂ©, Fondation BergĂ©-YSL ; Dominique BesnĂ©hard, Producteur et acteur ; Serge BilĂ©, Journaliste et Ă©crivain ; Booder, Comique ; Michel Boujenah, ComĂ©dien ; Malek Boutih, SecrĂ©taire National PS chargĂ© des questions de sociĂ©tĂ© ; Stomy Bugsy, Chanteur ; Michel Cantal-Dupart, Urbaniste ; Cartouche, Comique ; Abdou Chaoui, PrĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration nationale des Maisons des Potes ; Elie Chouraqui, RĂ©alisateur ; Didier Daenninckx, Ecrivain ; Phil Darwin, Humoriste ; Geneviève de Fontenay, PrĂ©sidente du comitĂ© Miss France ; Marcel Desailly, Footballeur ; Harlem DĂ©sir, DĂ©putĂ© europĂ©en ; Philippe Doucet, Maire d’Argenteuil ; FrĂ©dĂ©ric Encel, GĂ©opolitologue ; Bruno Etienne, Professeur Ă©mĂ©rite des universitĂ©s ; Jean Fabbri, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral SNESUP-FSU ; Laurent Fabius, Ancien Premier Ministre ; Tiken Jah Fakoly, Chanteur ; Dan Franck, Ecrivain ; Christophe Girard, Adjoint au maire de Paris chargĂ© de la culture ; Sihem Habchi, PrĂ©sidente de Ni putes ni soumises ; Marek Halter, Ecrivain ; Clara Halter, Artiste plasticienne ; Farid Hamana, PrĂ©sident de la FCPE ; Pierre Henry, Directeur gĂ©nĂ©ral de France Terre d’Asile ; Anne Hidalgo, Première Adjointe au Maire de Paris ; Bruno Julliard, Adjoint au maire de Paris chargĂ© de la jeunesse ; Ibrahim KeĂŻta Sorel, PrĂ©sident de Banlieues du Monde ; Rachida Khalil, Humoriste ; Jean-François Klein, Historien ; ValĂ©rie Lang, Actrice ; Disiz la peste, Chanteur ; Yvan Le Bolloch, ComĂ©dien ; GaĂ«l Le Forestier, PrĂ©sentateur ; Olivier LĂ©onhardt, Maire de Sainte-Geneviève-des-Bois ; Serge Letchimy, maire de Fort-de-France ; Elikia M’Bokolo, Historien ; Tristan Mendès France, Assistant parlementaire et blogueur ; Gilles Moindrot, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du SNUipp ; Benjamin Morgaine, Acteur ; Alix Nicolet, PrĂ©sidente de la FIDL ; Safia OtokorĂ©, SecrĂ©taire national PS chargĂ©e du Sport ; Patrick Pelloux, MĂ©decin urgentiste ; Alda Pereira-LemaĂ®tre, Maire de Noisy-le-sec ; SĂ©bastien Pietrasanta, Maire d’Asnières-sur-Seine ; Jean-Baptiste Prevost, PrĂ©sident de l’UNEF ; Princesse Agnès, Chanteuse ; FrĂ©dĂ©ric RĂ©gent, Historien ; Thierry Rey, Judoka ; Anne-GaĂ«lle Riccio, PrĂ©sentatrice ; Firmine Richard, Actrice ; Yves Simon, Ecrivain, chanteur ; Singuila, Chanteur ; Dominique Sopo, PrĂ©sident de SOS Racisme ; Amanda Sthers, Ecrivain ; Benjamin Stora, Historien ; FodĂ© Sylla, Membre du Conseil Economique et Social ; Rachid Taha, Chanteur ; Christiane Taubira, DĂ©putĂ©e ; Niels Tavernier, RĂ©alisateur ; Louis-Georges Thin, Porte parole du CRAN ; Lilian Thuram, Footballeur ; Patrick Weil, Historien

Publié le 10/05/2008 à 03:14 SOS Racisme

Orange lance Symacom Mobile, le premier opérateur éthnique

La société SYMACOM MOBILE vient de signer avec ORANGE pour devenir un opérateur virtuel (MVNO).

Acteur national dans le domaine des cartes prépayées communautaires, SYMACOM est devenu en moins de cinq ans une marque de référence.

Par le biais de ses cartes Maghreb, Afrique ou Continental, cette sociĂ©tĂ© parisienne a conquis les call-shops nationaux et sĂ©duit le marchĂ© des tĂ©lĂ©coms grâce aux prix et Ă  la qualitĂ© de connexion de ses « Phonecards ».

Bénéficiant déjà d’un réseau de distribution qui s’étend de la capitale aux plus petites banlieues de France, SYMACOM MOBILE a pour objectif de démocratiser l’usage du mobile auprès des communautés étrangères. En effet, une trop grande partie de ces populations est encore aujourd’hui contrainte de passer ses appels internationaux depuis les cabines publiques et les téléphones fixes sans pouvoir profiter d’une réelle liberté de choix, de mouvements et de prix.

En lançant ses Packs mobiles et ses recharges personnalisées dès l’été 2008, SYMACOM MOBILE souhaite offrir à l’ensemble des utilisateurs de cartes prépayées la possibilité d’accéder à la fluidité du mobile pour leurs appels internationaux. En outre, son partenariat avec ORANGE va lui permettre d’offrir à ses clients la qualité du réseau de l’opérateur.

Un Euro axé sur la lutte contre le racisme

L'un des axes important sur lequel l'Uefa a décidé de communiqué pendant l'Euro 2008, c'est la lutte contre le racisme en général et dans les stades de foot en particulier. Et l'organisme entend appliquer la tolérance zéro.

"Le racisme et la discrimination, la violence ne seront absolument pas tolérés. Nous allons utiliser les 31 rencontres comme plate-forme pour dire non au racisme"" a déclaré Senes Erzik, le vice-président de l'Uefa. En plus de campagne publicitaire à la télé, et d'affiches dans les enceintes qui accueillent la compétition, les brassards des capitaines et les chasubles des vigiles chargés de la sécurité porteront des messages dans ce sens. Le point culminant de cette campagne, aura lieu lors des demi-finales de la compétition. Les capitaines des équipes en lice, liront un texte contre le racisme juste avant les matchs.