Le Projet Seddeya

Communauté-Maghrébine.fr est le blog public du portail privé Seddeya.fr

Vous y retrouvez l'actualité de l'association Seddeya, ainsi qu'une partie des articles postés par les adhérents du Club Privé Seddeya.fr.

N'hésitez pas à venir rejoindre la communauté Seddeya.

Cdt,

En savoir plus sur le projet Seddeya



 

"Beurisme" et médiocrité raciste franco-maghrébine

"Beurisme" et médiocrité raciste franco-maghrébine

par antiphoiĂŞ, le 19/03/2007

 

Salam Ă”'AleĂŻkoom!


Ces temps ci, j'entends beaucoup de discours type du beur colonisé d'esprit qui ne sait que dire "mirci! mirci!" a la France et a la "Démagocratie". Ca devient plus que accablant.

Même des maghrébins qui se prétende "libéré" usent de la rhétorique populaire selon laquelle les arabes banlieusards sont des méchants congénitaux et qui faudrait les recadrer avec violence, d'ou le discours sarkozyste consensuel.

Le problème chez les maghrébins, a majorité berbère d'origine montagnard n'ayant pas eu une éducation solide, c'est juste l'éducation et que l'éducation mais il se peut qu'il y est des exemples qui échappe a la règle mais trés peu.

Il y a un facteur psychotique de colonialisibité trés important. On étiquette a tort "arabes voleurs" ou "arabes violents" ceci est une variante des stéréotypes francais fanatiquement anti-arabe qui trouve ses sources depuis la propagande de la pseudo-victoire de Charles Martel sur les sarrazins. Ce débat médiocre et plat est strictement franco-francais, au contraire dans les pays anglo-saxons, la diaspora arabe du Moyen-Orient (Liban, Syrie, Egypte...) est trés dynamique et surtout fait partie d'une couche sociale et intellectuelle trés haute, aux USA a part les teroristes du 11 septembre, les arabes sont quasi inconnu dans les prisons, résérvés aux noirs et aux latinos, les moyen-Orientaux font partie de la haute société.

Les "beurs" , les "beurettes" et autres nullités franco-beuresque sont un cahin-caca identitaire strictement français, encore une médiocrité bien française...Quand je voit comme je le mentionnait plus haut les diasporas arabes, libanaises, Egyptiennes, faire leurs places dans les pays anglo-saxons, les arabes Orientaux sont loin de ces broutilles cacaboudesque a la francaise, ils se moquerait bien de ces petites guéguerre mouloudienne marocco-algérienne, sans parler de cette frontière imaginaire tracé par le "beur" pseudo-integré dans le moule laÎciste et qui ne veut pas partager son privilège avec le "blédard" immigré post-mittérandien qui sent pas bon et qui fait rappeler honteusement au "beur intégré" ses origines campagnardes.

Le "blédard" est le mirroir horrible que le "beur intégré" veut a tout prix brisé pour plaire au de paternis "gaulois", mais le "gaulois" ne fait pas dans l'anthropologie maghrébine appliqué. Pour lui il y a l'autre, le barbare de Rome adapté a Paris-intra muros, blédard-beur, il n'en a cure ce n'est qu'un subterfuge inter-maghrébin, même si le beur intégré s'achète du gel a prix d'or pour aplatir sa chevelure crépue, le fashion Victim "gaulois" daignera accepter le "beur intégré" que si l'allégeance est significative.

Racisme ordinaire, bien francais, décaféiné...

La "beurette intégrée" dans tout ca fera tout pour être "intégré" même a servir d'objet exotique pour son patron, voir Rachida dati la sarkozyste ou les ni putes ni soumises, la "beurette intégré" devra satisfaire les désirs saugrenues du "Gaulois" quelques danses orientales et quelques couscous pour courroner le tout, et voila notre "beurette intégré" accepté dans la république, on pleurera son "sacrifice" et sa "libération" du joug paternel et islamo-oppressif.Ca méritera quelque larme de croodile. Je conseille a tous d'éviter la France, Médiocrité, néo-colonialisme présent dans tous les esprits, petites panoplies et petites blagues populaires dans les bistrots "Eh Rachida! kwa! kwa!" au boulot avec quelques franchouillards méditatif "toujours en retard le bougnoule!".

Un conseil a mes amis marocains, algériens et Tunisiens: Evitez la france et son fanatisme anti-arabe excité ces temps ci par l'Hongrois Sàrkozy.

Patientez mes chers frères! Je vous conseille inutilement, car vous n'êtes plus dupe, de stimuler toute votre matière grise au Canada ou en Angleterre, dans ces pays la mes frères, si votre anglais et châtié d'accent Kabyle ou Marrakchi ils ne se foutrons pas de votre gueule au contraire ils chercheront en a connaitre sur vous, Sabrû! Patientez mes frères de France qui vous faites humiliez et avilir a chaque fois que vous essayez de parler le Francais avec votre accent exotique. Le jour ou nos dictateurs tomberont on pourra tous revenir pour créer une nouvele Bayt-Al-Hikma et élever Baghdad au rang de Cité du savoir et des sciences! CE jour la viendra!

salam

De la cérémonie du dévoilement à Alger (1958) à Ni Putes Ni Soumises :

De la cĂ©rĂ©monie du dĂ©voilement Ă  Alger (1958) Ă  Ni Putes Ni Soumises :
l’instrumentalisation coloniale et néo-coloniale de la cause des femmes

Par Houria Bouteldja
mercredi 13 octobre 2004

 

1. Le dévoilement, une violence coloniale

13 mai 58 Ă  Alger, place du Gouvernement : des musulmanes montĂ©es sur un podium pour brĂ»ler leur voile. L’enjeu de cette mise en scène est de taille : il faut pour les autoritĂ©s coloniales que les femmes algĂ©riennes se dĂ©solidarisent du combat des leurs. Leur exposition sert de langage : celui d’une puissance coloniale qui oeuvre pour gagner les femmes Ă  l’émancipation et Ă  la pĂ©rennitĂ© de la "civilisation française". RĂ©action Ă©pidermique de la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne : maintenir - et c’est vital - les femmes hors de l’invasion coloniale pour prĂ©server l’être algĂ©rien. "Certaines, dĂ©crit Franz Fanon, dĂ©voilĂ©es depuis longtemps reprennent le voile affirmant ainsi qu’il n’est pas vrai que la femme se libère sur l’invitation de la France et du GĂ©nĂ©ral de Gaulle".

Aujourd’hui, 40 ans après l’indépendance, les méthodes ont changé dans la forme, mais pas dans le fond, car l’esprit colonial, toujours vivace, continue d’imprimer l’inconscient français. Duplice, il invoque constamment les grands principes qui fondent la République, mais préside à toutes les entreprises politiques qui disqualifient les fils et filles d’indigènes et valorisent un républicanisme franco-français prétendument universaliste. Ainsi, le corps des musulmanes, écartelé au nom des nobles principes de la République, s’est peu à peu défiguré, perverti en banal objet médiatique, figure repoussoir d’une idéologie franco-centrée décidément incapable de penser l’altérité et de penser sa responsabilité dans ce qui fait l’autre et son identité contrariée.

2. Ni putes ni soumises : association fĂ©ministe ou appareil idĂ©ologique d’État ?

C’est d’ailleurs ce racisme post-colonial qui permet de comprendre l’omniprĂ©sence, dans le discours des dirigeants de Ni Putes Ni Soumises sur le voile, et plus largement sur les mĂ©faits de la "culture de citĂ©", du thème du "rappel" des règles ou de la "rĂ©-affirmation" des principes. En effet, comme l’a remarquĂ© Pierre TĂ©vanian, il est Ă  première vue paradoxal, si l’on reste sur le strict terrain de la laĂŻcitĂ©, qu’une loi nouvelle, marquant une rupture avec les textes de loi fondateurs de la laĂŻcitĂ© (en introduisant un devoir de laĂŻcitĂ© de la part des Ă©lèves), ait pu ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme un "rappel" ou un "retour" aux sources :

"La question ne peut ĂŞtre Ă©ludĂ©e : si les textes fondateurs des annĂ©es 1880 et 1905 ne justifient pas l’interdiction du port de signes religieux par les Ă©lèves, qu’est-ce donc qui devait ĂŞtre "retrouvĂ©", "rĂ©affirmĂ©" ou "rappelĂ©" ? L’une des rĂ©ponses possibles est la suivante : ce qui, des annĂ©es 1880-1905, devait ĂŞtre "rĂ©affirmĂ©", c’est un certain ordre symbolique qu’on peut qualifier de colonial, dans lequel certaines populations, considĂ©rĂ©es comme sous-humanisĂ©es du fait de leur rĂ©fĂ©rence musulmane, sont vouĂ©es au statut de serviteurs dociles et invisibles ou Ă  celui de "cible" et de "bouc Ă©missaire". Un ordre symbolique dans lequel, de toute façon, les personnes de couleur ou identifiables comme "musulmanes" sont rĂ©duites au rang d’instrument au service de l’homme pleinement homme, autrement dit au statut d’objet parlĂ©, Ă©tudiĂ©, commentĂ© (et le plus souvent diffamĂ© et insultĂ©), et non de sujet parlant. On peut, si l’on garde Ă  l’esprit ce passĂ© colonial qui n’est pas passĂ©, comprendre l’intensitĂ© des grandes campagnes mĂ©diatiques et politiques qui ont Ă©tĂ© menĂ©es ces derniers mois sur le thème de la "restauration" de "la RĂ©publique" : la campagne centrĂ©e sur le voile, mais aussi celles menĂ©es sur le thème du sexisme et de l’antisĂ©mitisme en banlieue. Tout se passe comme si, au tournant du siècle, les classes dirigeantes (quel que soit le pĂ´le : PS ou UMP) avaient Ă©tĂ© prises de panique devant la mise en crise de cet ordre symbolique colonial, et devant l’émergence de diverses manifestations identitaires, religieuses, culturelles, sociales et politiques dont le point commun Ă©tait la rupture avec le devoir de "rĂ©serve" et d’"humilitĂ©" imposĂ©e aux descendants de colonisĂ©s. Parmi ces faits sociaux qui ont littĂ©ralement semĂ© la panique, figurent la visibilitĂ© grandissante de la pratique de l’islam, mais aussi les mobilisations contre la guerre en Irak ou contre la politique israĂ©lienne, mais aussi la popularitĂ© croissante qu’ont pris des combats politiques initiĂ©s par les immigrĂ©s eux-mĂŞmes, ou par leurs enfants, notamment les combats contre la double peine, le combat pour le droit de vote des Ă©trangers, et la lutte des sans-papiers. Il faut Ă©galement mentionner la rĂ©ouverture du "dossier" colonial, notamment en 2001, annĂ©e marquĂ©e par un long dĂ©bat sur la torture et par une importante manifestation commĂ©morant le crime d’octobre 1961."(1)

C’est dans ce contexte qu’apparaissent, les Ă” combien opportunes "Ni Putes Ni Soumises". Si l’on se souvient de la vĂ©hĂ©mence des rĂ©actions de l’UMP parisienne, mais aussi du courant chevènementiste, face Ă  ce dĂ©but de retour critique sur la pĂ©riode coloniale, on comprend mieux le rĂ´le qu’a jouĂ© ce " mouvement " courant 2002 : celui d’un appareil idĂ©ologique au service d’une classe dirigeante prise de panique face Ă  une remise en question grandissante de la lĂ©gitimitĂ© de l’État (notamment du fait de la montĂ©e d’une abstention massive), et face Ă  l’émergence d’une gĂ©nĂ©ration de "jeunes issus de la colonisation" affichant sans complexe leurs revendications et demandant de nouveau des comptes Ă  la RĂ©publique. Les Ni Putes Ni Soumises ont aidĂ© cette classe dirigeante Ă  s’emparer du voile islamique, mais aussi de la question du sexisme et de celle de l’antisĂ©mitisme, afin de littĂ©ralement remettre Ă  leur place ces "jeunes " trop " arrogants " : Ă  la place des accusĂ©s et non plus des accusateurs, Ă  la place des objets de discours et non plus des sujets parlants. Ce "rappel Ă  l’ordre colonial" constitue une espèce de revanche historique, un "on vous l’avait bien dit !", une "reconquĂŞte" de ces arabes "injustement" Ă©mancipĂ©s de la France.

3. Le retour de "l’Arabe" voleur, violeur et voileur

Souvenons-nous des images rapportĂ©es par des Ă©quipes de tĂ©lĂ©vision parties en expĂ©dition "visiter" les "territoires perdus de la RĂ©publique" après la mort de Sohane et les premières affaires de viols collectifs : de jeunes hommes (d’origine maghrĂ©bine ou d’Afrique noire) laissant transparaĂ®tre une hĂ©tĂ©rosexualitĂ© violente, une nature agressive et bestiale contre lesquelles des femmes, mi hĂ©roĂŻnes, mi victimes vont se dresser telles des amazones de citĂ©s : les ni Putes ni Soumises. Leur credo : la lutte contre le sexisme des banlieues et le "fascisme vert". Ces combats, convenons-en, sont plus que lĂ©gitimes (si tant est que l’on Ă©value Ă  sa juste mesure l’influence dudit fascisme, et qu’on dise clairement quels groupes peuvent ĂŞtre ainsi qualifiĂ©s, et sur la base de quels critères). Ce qui dĂ©range en revanche, c’est l’essentialisme de leur discours. Les extrapolations qu’il permet ne sont pas sans rappeler les constructions idĂ©ologiques du dĂ©but du 20ème siècle qui dĂ©crivaient l’indigène comme une bĂŞte, esclave des ses sens, dĂ©jĂ  violeur, voleur et bientĂ´t (avec la guerre d’indĂ©pendance algĂ©rienne) voileurs de femmes. C’est la qu’intervient le "gĂ©nie" politique de cette machine Ă  broyer les luttes sociales des quartiers qu’est SOS racisme : mettre dans la bouche mĂŞme de femmes issues de cette immigration post-coloniale, promues auxiliaires des classes dirigeantes comme le furent jadis les bachagas, les paroles racisantes, les mises Ă  l’index pĂ©remptoires et les propos islamophobes que le politiquement correct en vigueur chez les Ă©lites ne saurait souffrir ou assumer pleinement. Faites entrer l’accusĂ© ! c’est le père, le frère, le compagnon bientĂ´t le fils. Cette image pourrait prĂŞter Ă  sourire s’il elle ne suscitait chez nous, filles et fils de migrants post-coloniaux, une profonde amertume. Elle n’est, en effet, que le nouveau chapitre d’une longue sĂ©rie de manĹ“uvres politiques et idĂ©ologiques visant Ă  disqualifier les colonisĂ©s et leurs descendants immigrĂ©s ou "issus de l’immigration", pour la seule gloire d’une France dĂ©cidĂ©ment incapable de renoncer aux privilèges de la domination.

En effet, l’ordre colonial en AlgĂ©rie s’appuyait sur un système lĂ©gislatif rigoureux visant Ă  l’émiettement progressif du peuple algĂ©rien. La stratĂ©gie du "diviser pour mieux rĂ©gner" passait par la mise en concurrence des diffĂ©rentes composantes de la sociĂ©tĂ©. Ainsi, dès 1871, par le dĂ©cret CrĂ©mieux, les autochtones juifs se voyaient accorder le droit Ă  la pleine citoyennetĂ©, ce qui eut comme effet immĂ©diat, par les privilèges affĂ©rents, de les couper du corps social majoritaire et d’activer les tensions communautaires, quasi-inexistantes jusque lĂ . Ce funeste Ă©pisode, prĂ©lude Ă  une douloureuse amputation identitaire, non seulement privera l’AlgĂ©rie de la quasi-totalitĂ© de sa composante juive, mais trouvera dans le conflit israĂ©lo-palestinien un exutoire. Ironie de l’histoire : c’est sur le sol français, lieu du "pĂŞchĂ© originel" qu’est l’entreprise coloniale, que les communautĂ©s juives et musulmanes soldent les comptes d’une histoire enfouie mais toujours au bord de l’explosion. De la mĂŞme façon fut construit le mythe kabyle, groupe ethnique ontologiquement supĂ©rieur aux arabes car proche de "l’Occident chrĂ©tien", blond aux yeux bleus, etc. Dans le cadre de cette mĂŞme stratĂ©gie, la machine coloniale conçut ses supplĂ©tifs au sein mĂŞme du corps social. Ceux que l’on appellera Harkis feront ainsi le sacrifice de leur âme, plus sĂ»rement victimes de rapports de force dans le cadre de la guerre coloniale que pleinement consentants. Enfin, et sans doute trop tard pour en bĂ©nĂ©ficier pleinement la machine de propagande, comprit le bĂ©nĂ©fice qu’elle pouvait tirer d’une campagne de libĂ©ration de la gente fĂ©minine : atteindre le cĹ“ur mĂŞme de la rĂ©sistance algĂ©rienne en proposant comme ennemis aux femmes musulmanes, Ă©pines dorsales de la rĂ©sistance, leurs propres maris, pères ou frères afin de les dĂ©tourner de l’oppression coloniale. Cette entreprise de division du corps social est toujours en oeuvre dans la France de 2004. La sociĂ©tĂ© post-coloniale vivant en France en est Ă  la fois victime et tĂ©moin car c’est en son sein que se situe le vĂ©ritable ennemi. Ce sont les Ni Putes Ni Soumises qui l’affirment. La messe est dite !

4. Un " féminisme du dominé "

Les NPNS ? un ersatz de fĂ©minisme excluant et les putes et les soumises (entendez : les voilĂ©es), valorisant ce faisant une fĂ©minitĂ© conforme aux normes dominantes et confortant les politiques de discrimination "rĂ©publicaines" Ă  l’endroit de ces deux catĂ©gories hĂ©rĂ©tiques de femmes (2). En d’autres termes, un fĂ©minisme bon marchĂ©, taillĂ© pour les femmes de quartiers. Ce qui le caractĂ©rise ? d’une part, l’essentialisme sexuel et la mollesse de ses positions philosophiques. Car les femmes de quartiers populaires, encastrĂ©es dans une « inoxydable fĂ©minitĂ© " (3), ne revendiquent que des droits minimaux, caractĂ©ristiques d’une citoyennetĂ© au rabais : l’intĂ©gritĂ© physique, le choix des tenues vestimentaires (ou plus exactement le droit de faire "le bon choix", celui de la jupe courte, car le choix de porter le voile sans ĂŞtre insultĂ©e ou dĂ©scolarisĂ©e ne fait pas partie de l’agenda des Ni putes ni soumises), et enfin la pacification des relations avec l’autre sexe. Tiens ! en parlant de sous-citoyennetĂ©, Chirac n’avait-il pas dit Ă  propos du peuple tunisien (ex-peuple colonisĂ©) que "le premier des droits de l’Homme, c’est de manger, d’être soignĂ©, de recevoir une Ă©ducation et d’avoir un habitat" ? et d’autre part, l’omerta (mot que FadĂ©la Amara affectionne) faite sur l’ensemble des violences sexistes qui traversent toutes les couches sociales de notre sociĂ©tĂ© et mises en Ă©vidence par l’excellent rapport sur les violences sexistes, « LibertĂ©, Ă©galitĂ©, sexualitĂ©s Â» (4), exemptant ainsi le sexisme des « autochtones Â» de toute auto-critique et validant l’idĂ©e d’un sexisme exogène et importĂ© par l’immigration musulmane.

Epilogue...

Le 7 février 2004, Fadéla Amara, présidente des Ni Putes Ni Soumises, et en lice avec Pierre Rosanvallon, Jean-Claude Guillebaud et Claude Nicolet (5), recevait des mains de Jean-Louis Debré, l’homme des coups de hache contre l’Église Saint Bernard et du durcissement des lois Pasqua sur le séjour des étrangers, le prix du Livre Politique de l’année.

Le week-end dernier, c’était au tour de ValĂ©rie Toranian (directrice de rĂ©daction du magazine « Elle Â», Corinne Lepage (ancienne ministre et laĂŻcarde acharnĂ©e), Bernard Stasi (ancien ministre et principal promoteur de la loi sur les signes religieux), Laure Adler (directrice de France Culture) et enfin Dominique de Villepin (ministre de l’intĂ©rieur) de lui rĂ©gler son pourboire en lui rendant hommage pour bons et loyaux services.

Toutes des salopes ?

Toutes des salopes ?

Par Fatima Aït Bounoua chroniqueuse pour le magazine Fumigène et pour Ressources urbaines.

Je croyais naïvement que «beurette» était simplement le féminin du terme argotique «beur», lui-même verlan d'«arabe». Mais ce suffixe «ette» change bien plus que le genre du nom. En effet, si vous tapez «beur» sur Google, vous trouverez Beur FM ainsi que des sites variés... Par contre, tapez «beurette», et là, vous aurez uniquement une liste de sites pornographiques...
Et alors ? me direz-vous. Alors ? Le problème n'est pas l'existence de ces sites porno (bien sûr que non) mais le fait qu'il n'y ait que ces sites. Autrement dit, la beurette est devenue, de fait, une catégorie sexuelle. Elle est classée parmi les autres catégories : «gros seins», «fétichiste», «partouze», etc. Etrange, non ? D'un point de vue pragmatique, on peut me répondre que les sites porno, en général, sont bien référencés. Ils apparaissent donc en premiers sans être les seuls pour autant. Seulement, je ne parle pas de la première page Google, mais des dix premières ! L'abondance des sites porno au sujet des beurettes est le résultat d'une demande reposant sur plusieurs clichés tenaces.
Tout d'abord, la recherche de l'exotisme, de la fille venue d'ailleurs. La beurette ayant cette particularité d'incarner l'exotisme à proximité. En effet, les sites parlent de l' «appart des beurettes», les «beurettes des banlieues» avec l'idée que cette fille typée peut habiter l'immeuble d'en face. On peut penser que c'est la même chose pour toutes filles dites «exotiques», mais pas exactement. En tapant «asiatiques», «femmes noires» ou «femmes des îles», le phénomène n'a pas la même ampleur.
En effet, pour la jeune femme d'origine maghrébine s'ajoute une dimension supplémentaire, toujours présente d'une façon implicite ou non: la transgression de l'interdit religieux. C'est cette transgression qui est mise en scène pour susciter désir et excitation. Ainsi de jeunes femmes voilées se font «baiser» avec comme sous-titre: «Leila n'est pas si coincée», en insistant sur les contrastes visuels. On notera que pour jouer la beurette, être brune et bronzée suffit, si le nom inventé «sonne arabe» comme Safia ou Fatima. Les sites jouent sur les fantasmes de la prude salope en utilisant des termes comme «dépravées» qui insistent sur des critères moraux dévoyés. Tout se passe comme si les beurettes étaient forcément des musulmanes, des musulmanes prisonnières et celles du site seraient celles qu'on est parvenu à «libérer» des contraintes religieuses. Les petites histoires racontées vont toutes dans ce sens et les pratiques, souvent la sodomie, les doubles pénétrations, sont en contraste avec les premières images où la jeune femme est présentée comme chaste et réservée. Les beurettes passent alors pour des femmes assoiffées de sexe qui, comme quelqu'un qui aurait été privé de nourriture depuis longtemps, se jetterait dessus dès que l'accès en serait permis. Ces sites seraient donc dans une certaine mesure le revers, la face cachée d'une représentation, caricaturale, de l'islam. Représentations qui reposent sur des clichés largement présents dans l'imaginaire collectif, lesquels se nourrissent en partie de réalités (la rigueur de l'islam) mais aussi et surtout de fantasmes créés par la peur et la méconnaissance de la communauté concernée.
Outre cette violation de l'interdit, s'ajoute une représentation post-coloniale de la femme arabe représentée comme soumise dans la vie et donc soumise sexuellement. A cela, se mêle une nouvelle représentation, apparemment opposée, celle de la jeune femme maghrébine essayant de «s'émanciper». Mais à la vraie émancipation qui serait sociale et intellectuelle, les sites substituent une émancipation factice qui n'est qu'une pseudo-libération sexuelle, comme le signalent les titres évocateurs des sites : «Beurette rebelle», «Beurette insoumise». L'omniprésence de ces sites finit même par être dangereuse car, paradoxalement, ils deviennent des arguments pour beaucoup d'intégristes. En effet, ils véhiculent l'idée que les femmes orientales vivant en Occident sont des femmes «perdues» car elles ont été laissées «trop» libres. Ces images porno sont alors utilisées pour effrayer les croyants sur l'avenir de leurs filles, en réveillant les clichés qu'ils peuvent avoir sur l'Occident comme lieu de débauche. Non seulement ces vidéos ne contribuent pas à la libération sexuelle mais seront plutôt facteurs de régression. Enfin, cette représentation souvent dégradante de la beurette participe de l'image de la femme dans les films pornographiques. La tendance étant la mise en scène de scènes de plus en plus violentes où le gang bang et autres pratiques de groupes sont devenus banals. Cette violence est à mettre en relation avec la misère sexuelle de beaucoup d'internautes (pas tous, bien sûr!). Leur frustration est tellement forte qu'elle engendre un désir de voir des scènes hard où l'homme ne subit pas son désir mais le maîtrise en dominant sa partenaire. Des scènes humiliantes où ils peuvent dominer par procuration ce qu'ils ne peuvent pas avoir: une femme qui les désire.
Le plus triste dans tout ça, c'est qu'une jeune fille de 12 ans qui se ferait appeler «beurette» et chercherait ce mot sur Internet ne trouverait comme réponse que ces images porno... Ce terme a priori neutre est devenu une insulte. «A priori neutre»... car dès le début, les termes de beur et de beurette en désignant d'une façon spécifique ceux qui sont tout de même censés être avant tout français, étaient biaisés.
Ces mots méritent-ils encore d'être utilisés ? Ont-ils un sens ? Que représentent-ils vraiment ? Quel est le point commun entre une jeune femme d'origine algérienne ayant grandi à Niort, une étudiante de Mantes-la-Jolie au père ouvrier arrivé du Maroc en 1956, une minette de 14 ans ayant grandi à Lille élevée par une mère turque et une femme de 30 ans, avocate, n'ayant plus de lien avec sa famille ? Elles sont toutes appelées beurettes, alors qu'elles n'ont sans doute rien en commun, hormis le fantasme de ceux qui n'en connaissant aucune pensent les connaître toutes...

Source: Libération le 20/02/2007

Télé-réalité et religion, une tendance pour la saison 2007/2008

Après '30 Days as a muslim', voici 'Make me a muslim !' La première émission de télé-réalité a été diffusée durant l'année 2007 aux Etats-Unis, tandis que la seconde l'est actuellement en Grande-Bretagne. Quand la télé-réalité investit le champ religieux, ce sont tabous et autres non-dits qui tombent.



Dans un rapport datant de début avril, réalisé conjointement par la société Médiamétrie, qui assure la mesure scientifique d'audience des principaux médias audiovisuels, et l'International Media Consultants Associés (IMCA) et intitulé "Tendances TV internationales : nouveaux formats, nouveaux contenus - Saison 2007/2008", les auteurs soulignent le fait que "la spiritualité envahit l'écran avec une profusion d'émissions qui analysent les croyances et tentent de comprendre les différentes convictions religieuses de ce monde."

Islam, christianisme, bouddhisme, aucune croyance n'est épargné. Immersions et autres aventures mettent en scène les religions. "Ainsi, dans la série 'Are You Bouddha?' (France 4), une jeune femme cadre stressée par sa vie parisienne part en Asie à la recherche de Bouddha", raconte le rapport.

"Les téléspectateurs sont de plus en plus enclins à l'interactivité et à la mobilité", précise le rapport, qui estime que "pour répondre aux attentes de ces téléspectateurs 'nouvelle génération', les nouveaux contenus doivent être une combinaison habile entre valeurs traditionnelles et nouveaux usages."


'Make me a muslim !'

L'équipe d'encadrement de l'émission
L'équipe d'encadrement de l'émission
 
Dernière trouvaille, en Grande-Bretagne, c'est l'émission "Make me a muslim !", en français "Faîtes de moi un musulman !", diffusée par la chaîne Channel 4 qui est mise à l'honneur. Le concept ? Selon la chaîne de télévision, c'est "un groupe de bénévoles du Yorkshire qui accepte de vivre selon les principes islamiques dans le but de mieux comprendre cette religion et de voir ce qu'elle peut apporter à leur vie". Ils sont six au total et viennent de la ville de Harrogate, une commune du Yorkshire où les minorités ethniques sont très peu visibles.

Dans le premier épisode, on peut voir Karla, qui vit en couple depuis deux ans avec Ash, un jeune homme de culture musulmane, et qui espère qu'en se plongeant dans le mode de vie de la famille de son ami, pratiquante, elle pourrait les convaincre de l'accepter. Mais l'on s'aperçoit aussi que la rébellion gronde et que Phil, le chauffeur de taxi, s'est rendu au pub local afin d'y boire une bière. Enfin, désappointé, Ajmal Masroor, l'imam, ne verra se présenter à la prière du vendredi seulement trois personnes parmi les six.

"Va-t-il réussir, avec son équipe de mentors, à être en mesure de convaincre le groupe rebelle que l'Islam a vraiment quelque chose à leur offrir ?", peut-on lire sur le site de l'émission.

'30 Days as a muslim'

Dave en compagnie de Sadia et Shamael, le couple qui l'accueille
Dave en compagnie de Sadia et Shamael, le couple qui l'accueille
Dans la même veine, une émission diffusée aux Etats-Unis par la chaîne F/X et s'intitulant 30 Days fait plonger les candidats, 30 jours durant, dans un univers quotidien totalement inverse du leur. C'est ainsi que l'un des épisodes s'est intitulé 30 Days as a muslim.

Dave, un chrétien pratiquant en provenance de Virginie, a vécu pendant 30 jours chez Sadia et Shamael, des musulmans pratiquants vivant à Dearborn, dans le Michigan.

Invité peu après dans le célèbrissime talk-show américain de la tout aussi célèbre Oprah Winfrey, Dave a déclaré : "Avant, je ne savais vraiment rien sur l'islam. Je me suis marié le 15 septembre, soit quatre jours après le 11. J'étais tellement en colère après cet événement !" Et ce dernier d'ajouter : "Malheureusement, les gens les plus ignorants des autres religions sont souvent ceux qui ont le plus de voix à ce sujet."
 
Mercredi 23 Avril 2008
Assmaâ Rakho Mom
Saphirnews.com
 
 

Allemagne : cours de natation obligatoire, mĂŞme pour les musulmans

A Muslim woman watches her children swim. Photo: DPA

Le tribunal allemand a tranché : une fillette musulmane ne sera pas dispensée de cours de natation pour motifs religieux. La cour de Dusseldorf a déclaré que l’éducation de la jeune fille était plus importante que sa liberté religieuse. Les parents de l’enfant refusaient que leur fille apprenne à nager au motif qu’elle devait se découvrir le corps. L’école a également refusé, pour des raisons de personnel, de mettre en place des séances de natation séparant filles et garçons.

Miss Maghreb

Si ça ce n'est pas du Business... :

http://www.miss-maghreb.fr/




Communaute-maghrebine.fr se donne de la visibilité

Afin de donner plus de visibilité à notre Blog, nous avons décidé de nous atteler à son référencement.

Ce site est dorénavant listé dans la catégorie Actualité et médias : Webzine, e-zine de l'annuaire Referencement et Dictionnaire