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La Mecque - 4000 pèlerins français portent plainte pour escroquerie

La Mecque/image d'archives - TF1CrĂ©dit Photo : TF1 
La Mecque/image d'archives
Ils estiment que les Français sont les pèlerins les plus maltraités de La Mecque "car on a laissé agir en France un réseau mafieux".

Le dernier pèlerinage fin décembre a rassemblé plus de 30.000 fidèles français. Les deux tiers se sont déclarés "très insatisfaits".
- le 23/04/2008 - 16h19












Plus de 4000 pèlerins s'apprêtent à déposer une plainte collective contre X pour "vols", "escroqueries" ou "abus de confiance" dans l'organisation de leur pèlerinage à La Mecque. Selon Zakaria Nana, président de SOS Pèlerins, la plainte sera déposée auprès du Procureur de Paris à l'issue de l'assemblée générale de l'association qui se déroulera jeudi après-midi à Paris.

Selon le président de l'association, les Français qui souhaitent partir en pélerinage à La Mecque sont souvent victimes d'arnaques en France de la part des organisateurs du pélerinage. Dans Le Parisien, il explique par exemple que certaines personnes font confiance à des "rabatteurs, des intermédiaires qui touchent entre 100 € et 1000 € sur le forfait". Parfois, le voyage est ensuite annulé au dernier moment et le pélerin n'a alors plus qu'à se battre de longs mois pour être remboursé.

"Les pèlerins français sont les plus maltraités des pèlerins de La Mecque car on a laissé agir en France un réseau mafieux (...) et qu'une autorité ne régule [le marché] en France", explique Zakaria Nana. A l'occasion du dernier pèlerinage à la Mecque fin décembre, qui a rassemblé plus de 30.000 fidèles français, 11.500 se sont déclarés "victimes d'arnaque" dans l'organisation du voyage et les deux tiers "très insatisfaits", selon l'association.

(D'après agence)

 

Reconnaissance identitaire ou caractère ethnocentrique?

Jusqu'où peut-on fédérer afin de défendre les intérêts d'une communauté?

C'est la question qui se pose actuellement au Maroc suite à la décision de la Cour administrative de Rabat de dissoudre le Parti Démocrate Amazigh marocain (PDAM) jeudi dernier.

Cette décision s'appuie sur la loi marocaine qui interdit tout parti politique fondé sur des critères ethnique ou linguistique.

Et c'est précisément là que se situe le problème pour le PDAM. En effet, cette formation défend la reconnaissance identitaire et statutaire berbère au Maroc qu'elle estime représenter 50% à 60% de la population marocaine.

S'il est vrai que de nombreux exemples passés montre qu'il n'est jamais bon de cloisonner des groupes ethniques (surtout au niveau politique), il n'en reste pas moins que la défense et la reconnaissance des communautés est un sujet qu'on ne peut éviter.

Or c'est bien la politique qui permet de régir les statuts et les droits de la population. Alors comment agir dans ces conditions?

Le débat du bien-fondé de la dissolution du PDAM n'est pas le sujet qui m'intéresse ici. Toutefois, c'est un exemple qui soulève surtout une question de fond supplémentaire.

Finalement, n'y-a-t-il pas un amalgame entre le repli sur un groupe ethnique ou linguistique et la défense des intérêts d'une communauté?

Jusqu'où peut-on aller, d'un point de vue politique, pour défendre une communauté sans apparaître comme une menace ethnocentrique?

Et d'ailleurs, a-t-on jamais eu la réponse à cette question?

DISCOURS DE DAKAR toujours pas remise!!!

 
Le 26 Juillet 2007, Nicolas Sarkozy prononce à l'université de Dakar un discours dont la tonalité déchaine les passions. Le texte a été ecrit par Henri Guaino, son conseiller spécial, qui se serait vanté: " Le discours de Dakar, on en parlera encore dans dix ans."
 
Voici les grandes lignes:
 
Sur la traite négriére:
" Ce sont des Africains qui ont vendu aux négriers d'autres Africains. "
 (PremiĂ©re version Ă©crite du discours distribuĂ©e aux journalistes)
 
Sur la colonisation et la repentance:
" Je ne suis pas venu effacer le passé car le passé ne s'efface pas. Je suis pas venu nier les fautes ni les crimes car il y a eu fautes et crimes. Nul ne peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs péres. Jeunes d'Afrique, je ne suis pas venu vous parler de repentance. Je suis venu vous dire que je ressens la traite et l'esclavage comme des crimes envers l'humanité. "
 
Sur l'homme Africain:
Pour le meilleur et pour le pire, la colonisation a transformé l'homme Africain et l'homme Européen. Je veux donc dire, à la jeunesse d'Afrique, que le drame de l'Afrique ne vient pas de ce que l'âme africaine serait imperméable à la logique et à la raison. Car l'homme africain est aussi logique et raisonnable que l'homme européen. Je suis venu vous dire que l'homme moderne qui éprouve le besoin de se réconsilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l'homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires. "
 
Sur " La colonisation n'est pas responsable de..." :
" La colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés de l'Afrique. Elle n'est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n'est pas responsable des génocides. Elle n'est pas responsable des dictatures. Elle n'est pas responsable du fanatisme. Elle n'est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n'est pas responsable des gaspilages et de la pollution. "
 
Sur le paysan africain:
" Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connait que l'eternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire ou tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée du progrés. "
 
Sur l'homme africain " pas assez entré dans l'histoire ":
" Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le défi de l'Afrique, c'est d'entrer davantage dans l'histoire. C'est de puiser en elle l'énérgie, la force, l'envie, la volonté d'écouter et d'épouser sa propore histoire. "
 
Sur la France et de devoloppement economique de l'Afrique:
" Jeunes d'Afrique, vous voulez le développement, vous voulez la croissance, vous voulez la hausse du niveau de vie. Mais le voulez-vous vraiment? Voulez-vous que cessent l'arbitraire, la corruption, la violence? Voulez-vous que la propriété soit respéctée, que l'argent soit investi au lieu d'être détourné? Voulez-vous que l'Etat se remette à faire sont métier, qu'il soit allégé de bureaucraties qui l'etouffent, qu'il soit libéré du parasitisme, du clientélisme, que son autorité soit restaurée, qu'il domine les féodalités, qu'il domine les corporatismes? Si vous le voulez, alors la France sera à vos côtés pour l'exiger, mais personne ne le voudra à votre place. Ce que la France veut faire avec l'Afrique, c'est le codéveloppement, c'est à dire le développement partagé. "
 
Les réactions:
 
Boubacar Boris Diop ( journaliste et ecrivain sénégalais, Alternatives international du 01/10/07 )
" La phrase " ce sont des africains qui on vendu aux bégriers d'autres africains" est d'une colossale ineptie, elle est tout simplement indigne d'un président de la Republique. C'est une inslte à la mémoire des victimes et une infâme relativisation de la violence fondamentale du commerce triangulaire. Jamais dans toute l'histoire de l'humanité, une nation n'en a opprimé une autre sans avoir bénéficié, voire du zéle des élites du pays conquis. "
 
Alpha Oumar Konaré ( president de la commission de l'Union africaine UA, RFI le 27/07/07 )
" Une bonne partie du retard de l'Afrique est liée à la colonisation et cette réalité, je suis sur que le president la sait. Personne n'a le droit de la nier, et cela n'a rien à voir avec la repentance. Cette exigence de mémoire ne peut pas être simplement le fait des Africains. "
 
Achille Mbembe ( professeur d'histoire et de science politique au Wits Institute for social and economic Research ( Johannesburg) Site de la ligue des droits de l'homme de Toulon, le 01/08/07
" L'homme africain du president Sarkozy est surtout reconnaissable soit par ce qu'il n'a pas, ce qu'il n'est pas ou ce qu'il n'est jamais parvenu Ă  accomplir ( la dialectique du manque et de l'inachĂ©vement), soit par son opposition Ă  "l homme moderne" ( sous entendu " l'homme blanc") - opposition qui rĂ©sulterait de son attachement irrationnel au royaume de l'enfance, au monde de la nuit, aux bonheurs simples et Ă  l'âge d'or qui n'a jamais existĂ©. "
 
Véronique Tdjo ( poéte et romanciére ivoirienne, Libération 13/08/07
" Elle est responsable de quoi alors? Est ce vraiment la peine de rappeler le Rwanda, Elf, les diamants de Bokassa, la GuinĂ©e Ă©quatoriale, j'en passe et des meilleurs? "
 
Thomas Heams ( maître de conférence en génétique à Paris. Liberation 02/08/07
" Nous y voila. La chaleur, le rythme des saisons. Nicolas Sarkozy a oublié de concéder que, dans cet océan de médiocrité, l'Africain, au moins, avait le rythme dans la peau et courait vite. Le tableau aurait été parfait. Une typologie lamentable, qui n'est même pas du néocolonialisme mais du bon vieux colonialisme à l'anciennne à la Jules Ferry. "
 
Emmanuel Dongala ( écrivain congolais. Liberation 06/09/07
Je suppose que si vous vous battez pour maintenir vos grandes sociétes, entre autre Total au Congo, au Gabon, au Nigeria et en Angola, Bolloré dans les ports d'Abidjan et de Dakar, Areva dans les mines d'uranium du Niger et de la Centrafirque, cela ne participe que d'un Amour désinteressé et n'a rien à voir avec des interêts bassement mercantiles. "
 
 

Arthur : une amende de 7000 euros requise pour avoir insulté Dieudonné

Arthur : une amende de 7000 euros requise pour avoir insulté Dieudonné
Publié le 25 avril 2008

Une amende de 7000 € a été requise devant le tribunal correctionnel d’Aurillac à l’encontre du présentateur vedette de TF1 (et accessoirement “comique”) Arthur, pour avoir insulté Dieudonné.
En effet, le 29 novembre 2006, sur l’antenne d’Europe 1, Arthur avait traité l’humoriste de “dernières des pourritures“ que “même le Front National ne veut pas“.
Dieudonné avait alors tout de suite porté plainte avec constitution de partie civile.
Le jugement a été mis en délibéré au 12 juin prochain.

Barack Obama et le "vote juif" : l'ère du soupçon

L'image de Barack Obama est-elle ternie dans l'électorat juif américain au point de lui faire perdre l'investiture du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis ? La question a rebondi après l'affaire Jeremiah Wright. Le sénateur de l'Illinois a rompu avec son révérend, mais ses relations passées avec un homme favorable aux Palestiniens et qui défend le mouvement noir Nation of Islam sont venues confirmer, pour nombre de juifs américains, des craintes sourdes alimentées par des cercles pour lesquels sa présidence serait "mauvaise pour les juifs et Israël".

"J'ai commencé à recevoir des courriels en janvier" explique J. J. Goldberg, éditeur du vieux journal juif de New York The Forward : tous clamaient que Barack Obama serait un "musulman caché" et que son "agenda" politique viserait à faire disparaître Israël. Des messages évoquaient un nommé "Barack Osama"... La campagne a pris une telle ampleur que, le 19 janvier, 7 des 13 sénateurs juifs américains ont, dans une "Lettre ouverte à la communauté juive", condamné ces "attaques ignominieuses".

Mais la campagne s'est poursuivie, relayée de manière plus sophistiquée par des intellectuels juifs ultraconservateurs. Elle vise beaucoup l'entourage du candidat, en particulier Zbignew Brzezinski, ex-conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter, qui a pris le parti des auteurs d'un ouvrage critiquant l'influence du "lobby pro-israélien" (dit "Aipac") à Washington, et Robert Malley, ex-conseiller du président Bill Clinton sur le Proche-Orient, favorable à une négociation avec le Hamas palestinien. De fait, la plupart de ceux qui ont soutenu les efforts de paix des administrations Carter et Clinton au Proche-Orient se retrouvent du côté de M. Obama, mais aussi d'autres, plus vivement critiques de la politique israélienne.

Barack Obama a le soutien de nombreux intellectuels juifs, de financiers tel George Soros, de célébrités comme Steven Spielberg. Son porte-parole, David Axelrod, est également juif. Mais il a eu beau expliquer qu'il connaît "à peine" MM. Brzezinski et Malley et que son conseiller sur le Proche-Orient est Dennis Ross, un homme très proche de l'Aipac, jurer de son "inébranlable engagement pour la sécurité d'Israël", assurer qu'il ne "négociera pas avec le Hamas", désormais, dit M. Goldberg, "pour une partie de la communauté juive américaine, sa bonne foi est contestée".

L'ère du soupçon s'est ouverte. Chaque fois, un nouveau spectre surgit, comme cette déclaration de 2007 où M. Obama affirmait qu'"aucun peuple n'a récemment autant souffert" que les Palestiniens. Il explique qu'on "tronque" ses propos, peu importe, on ne retient qu'eux. Pour caractériser l'état d'esprit auquel il se heurte, M. Goldberg cite une plaisanterie juive : "C'est un télégramme qui dit : "Commencez à vous inquiéter, détails suivent...""

Ses adversaires se chargent d'alimenter cette défiance. Le 25 avril, le candidat républicain John McCain a qualifié M. Obama de "candidat préféré du Hamas". L'équipe d'Hillary Clinton, sa concurrente démocrate, distribue les pamphlets d'Ed Lasky, un ultra-conservateur qui a consacré 10 de ses 25 dernières chroniques dans American Thinker au seul thème d'Obama et Israël. Lorsque ce dernier explique qu'il entend "combler le fossé croissant entre les musulmans et l'Occident", Daphna Ziman, conseillère de Mme Clinton, se dit "horrifiée" : "Il n'affirme pas le droit d'Israël à exister."

Quel peut-être l'impact de ce "buzz" ? "Si l'on agrège les facteurs richesse, éducation, plus un regard sur le monde fondé sur la peur d'un regain d'antisémitisme", explique Allan Silver, socio-politologue à l'université Columbia, l'électorat juif "devrait être républicain ; or il reste massivement démocrate". Selon la dernière étude annuelle de l'American Jewish Committee (décembre 2007), 58 % des juifs américains penchent du côté démocrate contre 15 % vers les républicains ; 67 % (contre 27 %) jugent aujourd'hui que leur pays n'aurait pas dû envahir l'Irak.

Cet électorat est aussi particulièrement âgé et vote massivement. Comparé aux Noirs américains, cinq fois plus nombreux mais plus jeunes et qui votent une fois et demi moins que la moyenne, le "vote juif" compte presque autant. Or ces électeurs juifs sont concentrés dans neuf Etats. Et le système électoral fait que le vainqueur dans un Etat rafle tous ses "grands électeurs" à l'élection présidentielle. Electoralement, estime M. Goldberg, 30 % de cet électorat "fluctuant", soit 1,2 million de voix, peuvent faire la différence dans certains Etats.

Ces électeurs sont-ils sensibles au facteur racial ? Question délicate... En 1945 s'était formée la Coalition noire-juive contre le racisme. Elle a commencé de se désagréger à la fin des années 1960, avec l'émergence d'un mouvement identitaire noir incluant des tendances antisémites.

Depuis, avec la référence croissante "Noirs américains-Tiers-mondisme" et l'idée qu'"antisionisme égale antisémitisme", nombre de juifs ont développé vis-à-vis des Noirs des sentiments de crainte, sinon d'hostilité, expliquent MM. Goldberg et Silver. "Candidat noir", M. Obama en souffre.

Jusqu'ici, lors des primaires démocrates, 54 % des juifs ont voté Hillary Clinton et 44 % Barack Obama. Il a emporté leurs suffrages dans le Massachusetts et le Connecticut, sa rivale à New York, dans le New Jersey et en Pennsylvanie. Ils ont fait jeu égal en Californie.

La crainte de perdre des voix juives lors de l'élection présidentielle si M. Obama est désigné pourrait amener certains "grands électeurs" démocrates à choisir Mme Clinton lors de la Convention. Car si le sénateur de l'Illinois était investi, un nombre difficilement quantifiable d'électeurs juifs basculerait en faveur de John McCain.



Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du Monde du 04.05.08.



L'Iran se plaint Ă  l'ONU de propos tenus par Hillary Clinton

L'Iran se plaint Ă  l'ONU de propos tenus par Hillary Clinton

L'Iran a formulé mercredi une plainte auprès des Nations Unies à la suite de propos tenus par la sénatrice américaine Hillary Clinton durant sa campagne électorale pour la Maison Blanche. Elle avait mis en garde Téhéran contre une attaque contre Israël.

La candidate démocrate à l'investiture de son parti avait déclaré la semaine dernière que si elle était élue présidente en novembre et que les dirigeants iraniens lançaient une attaque nucléaire sur Israël, les Etats-Unis seraient prêts à "totalement les réduire à néant". L'ambassadeur adjoint de l'Iran aux Nations unies a adressé une lettre au secrétaire général Ban Ki-moon et au président du Conseil de sécurité dans laquelle il exprime la condamnation iranienne "d'une telle déclaration, provocatrice, déplacée et irresponsable".

Mme Clinton avait tenu ces paroles sur la chaîne télévisée ABC. Elle entendait par là faire savoir à Téhéran ce qu'elle serait prête à décider en cas d'attaque nucléaire contre Israël, a-t-elle par la suite précisé.

"Je veux que les Iraniens sachent que si je suis présidente, nous attaquerons l'Iran (s'il attaque Israël)", avait-elle déclaré.

"S'ils tentent stupidement, lors de ces dix prochaines années, de lancer une attaque contre Israël, nous serons en mesure de les réduire à néant", avait-elle ajouté.

"C'est terrible de dire cela, mais ces gens qui dirigent l'Iran doivent le comprendre, car cela les dissuadera peut-être d'entreprendre quelque chose d'irréfléchi, de stupide et de tragique", avait-elle aussi poursuivi.

Dans sa lettre datée du 30 avril, l'ambassadeur adjoint Mehdi Danesh-Yazdi a indiqué vouloir réaffirmer le rejet par l'Iran de toutes les armes de destruction massive, y compris les armes nucléaires.

"De plus, je souhaite réaffirmer la position de mon gouvernement, selon laquelle la République islamique d'Iran n'a l'intention d'attaquer aucun autre pays", a-t-il ajouté.

"Néanmoins, l'Iran n'hésiterait pas à agir en légitime défense en répondant à toute attaque contre la nation iranienne et en prenant des mesures défensives appropriées pour se protéger", a-t-il encore dit.


SDA-ATS News Service

Des néo-nazis???


Profanation du cimetière de Notre-Dame-de-Lorette : des néo-nazis ? Version imprimable Suggérer par mail
Publié le 24 avril 2008
Profanation du cimetière de Notre-Dame-de-Lorette : Des néo-nazis ?
(c) Huguen/AFP
C
’est à juste titre que la profanation de 148 tombes dans le carré musulman du cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras, a scandalisé la France entière, y compris tous les nationaux qui n’oublient pas le nombre de musulmans qui se tinrent aux côtés des Français catholiques dans les moments les plus difficiles de notre histoire.

L’abjection et le scandale de cet acte est cependant encore renforcé par l’exploitation qu’en fait la propaganda staffel du système.

Ainsi a-t-on tenté de nous convaincre, dès l’annonce des faits, que leurs auteurs étaient membres de « groupuscules néo-nazis ». Cela sans plus de précisions, et pour cause : il y a en effet bien longtemps que les dits groupuscule ont disparu de la vie politique française, y compris de sa lunatic fringe…

Soyons clair, je n’exclue pas que cet acte immonde soit l’objet de quelques hilotes et QI à deux chiffres, skinheads ou assimilés.

Mais derrière les auteurs des faits, il faut voir ceux dont les écrits peuvent les avoir décidé à agir…

Et là, on cherche en vain la moindre trace de « néo-nazisme » !

En effet, qui a, peu avant les faits, diffusé sous le titre Fitna, un petit film appelant à la haine du musulman ?

Des néo-nazis ?

Pas le moins du monde… Un député hollandais, d’origine libérale, qui déclare être « très proche d’Israël la seule démocratie au Moyen-Orient», et dont la fréquentation est pour lui « un antidote qui le prémunit contre l’extrême droite européenne. »

De même on ne peut guère qualifier de néo-nazis Oriana Fallaci, Rober Redeker ou Magdi Allam… Par contre il est acquis qu’ils sont tous les trois de grands amis de l’entité sioniste et des dénonciateurs virulents de la religion musulmane.

Comme le sont tous les sites, qui d’Occidentalis à Islamovigilance en passant par celui de la Ligue de défense juive, exploitent le même filon, dans l’impunité la plus totale.

C’est ce qu’a très bien compris le Collectif Contre l’Islamophobie en France qui dans un communiqué a condamné « avec la plus grande fermeté cet acte odieux, mais également les propos et discours islamophobes dont ont pu s’inspirer les auteurs de ces méfaits, qui se tiennent sur Internet ainsi que dans certaines rencontres publiques, et qui ne relèvent pas exclusivement de l’idéologie d’extrême droite. »

Christian Bouchet

Source : http://www.voxnr.com

Musulmans et Occidentaux : une méfiance réciproque croissante

Musulmans et Occidentaux :  une méfiance réciproque croissante

Extraits d’un article de La Croix.
Soixante pour cent des Européens disent percevoir comme une menace l’interaction croissante entre Occident et monde musulman. Un chiffre qui résume bien les incompréhensions et les craintes qui s’affirment dans ces deux grandes aires culturelles. Ce constat est posé dans un rapport rendu public mardi 25 mars par le Forum économique mondial, organisateur, notamment, du forum de Davos.
(…)
Les habitants du ou des (…) sont parmi les Européens les plus méfiants envers l’islam : près de 80 % des Danois et 67 % des Néerlandais considèrent qu’une plus grande interaction entre les mondes musulman et occidental constitue une menace.

Le pas entre méfiance envers l’islam et critique radicale est vite franchi : au , une personne sur deux estime que l’islam est incompatible avec la démocratie. Cette opinion est calquée sur le discours des nouveaux pourfendeurs de l’islam, issus souvent de l’extrême droite, qui condamnent la religion musulmane au nom de la liberté d’expression et des Lumières.
(…)
L’intégration des enfants d’immigrés, qui vont parfois chercher une solution à leur crise identitaire dans un islam plus démonstratif que celui de leurs parents, est un phénomène qui inquiète les Occidentaux.

Pourquoi Césaire ne sera pas étudié dans les classes

Edito - Caraïbes - France - Pan Afrique - Education - Littérature

Pourquoi Césaire ne sera pas étudié dans les classes
Une tribune de l’historien François Durpaire, président de l’Institut des Diasporas Noires Francophones

Des centaines de Parisiens ont rendu hommage, samedi, à Aimé Césaire, à la veille des obsèques nationales du dimanche 20 avril. Mais dans la classe politique française, beaucoup de ceux qui voudraient le voir au Panthéon, pressés d’édulcorer sa pensée, ne seront pas prêts à ouvrir les programmes scolaires à sa littérature.

lundi 21 avril 2008, par François Durpaire

 

AimĂ© CĂ©saire Ă©tait un combattant de la libertĂ©. LibertĂ© politique, contre toute forme de domination. Et en premier l’esclavage : engagement subversif, Ă  une Ă©poque qui nie qu’il y ait des victimes de l’histoire. LibertĂ© spirituelle, car l’homme devait pour lui « marcher sans prĂ©cepteur sur les chemins de la pensĂ©e Â».

AimĂ© CĂ©saire tĂ©moignait que l’universalisme pouvait ĂŞtre caribĂ©en. AndrĂ© Breton disait de sa littĂ©rature : « Ce qui rend cette dernière sans prix, c’est qu’elle transcende Ă  tout instant l’angoisse qui s’attache, pour un Noir, au sort des Noirs dans la sociĂ©tĂ© moderne et qu’elle embrasse […] la condition plus gĂ©nĂ©ralement faite Ă  l’homme par cette sociĂ©tĂ©. Â»

Et pourtant, AimĂ© CĂ©saire devait se dĂ©fendre d’être anti-français, devant sans cesse rappeler que la nĂ©gritude « n’était pas un racisme noir, mais la rĂ©action au racisme blanc Â». Il ne cessait de dĂ©noncer le complexe de supĂ©rioritĂ© d’un occident qui lui rend aujourd’hui hommage, fustigeant le grand Hugo, qu’il aimait tant mais dont il dĂ©nonçait les propos : « Le Blanc a fait du Noir un homme. Au XXe siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde Â».

« AimĂ© CĂ©saire pourrait aujourd’hui ĂŞtre taxĂ© de communautarisme Â»

Parlant de « groupes opprimĂ©s Â», de « groupes marginalisĂ©s Â», Noir dĂ©fendant des Noirs, AimĂ© CĂ©saire pourrait aujourd’hui ĂŞtre taxĂ© de communautarisme - ou accusĂ© d’être pro-victimaire - par ceux-lĂ  mĂŞme qui l’encensent. Il dĂ©nonçait « l’instinctive tendance d’une civilisation prestigieuse […] Ă  penser l’universel Ă  partir de ses seuls postulats et Ă  travers ses catĂ©gories propres Â» [1].

MalgrĂ© les hommages, l’œuvre de CĂ©saire ne sera pas Ă©tudiĂ©e dans les classes, car elle est par essence rĂ©volutionnaire, par essence contestante. Philosophie de l’identitĂ©, elle pose qu’il n’y a pas d’universel sans respect et Ă©galitĂ©. Philosophie de l’identitĂ©, elle pose qu’ « il y a des Noirs et des Blancs Â», comme il l’écrit dans La tragĂ©die du roi Christophe. Philosophie trop subversive pour une sociĂ©tĂ© oĂą le mĂ©tissage Ă©rigĂ© en idĂ©al s’accommode d’une rĂ©alitĂ© faite de discriminations racistes.

Antillais, CĂ©saire se sentait « essentiellement africain Â». La nĂ©gritude Ă©tait pour lui refus, refus de l’oppression, combat, combat contre l’inĂ©galitĂ©. Chaque jour Ă©tait pour lui un combat. « Nègre je suis. Nègre je resterai. Et le Nègre vous emmerde Â». Il y a quelques temps, un ministre de l’éducation estimait que son Discours sur le colonialisme Ă©tait trop violent pour ĂŞtre Ă©tudiĂ© Ă  l’école...

AimĂ© CĂ©saire nous donnait des leçons d’humilitĂ©. Comme beaucoup d’entre nous, j’ai eu la chance de le rencontrer, car il avait ce sens de la dĂ©mocratie dans l’échange intellectuel ou tout simplement humain. Et je me souviendrai de son regard sincèrement inquiet alors qu’il venait d’offrir Ă  l’un des visiteurs ce chef d’œuvre du XXe siècle qu’est le Cahier d’un retour au pays natal : « Vous serez indulgent avec moi. C’est une Ĺ“uvre de jeunesse Â»â€¦

[1] Discours prononcé aux États-Unis le 26 février 1987, dans le cadre de la Conférence hémisphérique des peuples noirs de la diaspora.

Révélations sur le financement de RSF

RĂ©vĂ©lations sur le financement de RSF

Marie-Christine Tabet
21/04/2008
 
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Depuis le début de l'année, les ventes de tee-shirts sur lesquels les menottes ont remplacé les anneaux olympiques ont dépassé le million d'euros (ici, Robert Ménard et Vincent Brossel devant le siège du comité d'organisation des JO 2008, à Pakin, en 2007).
Depuis le début de l'année, les ventes de tee-shirts sur lesquels les menottes ont remplacé les anneaux olympiques ont dépassé le million d'euros (ici, Robert Ménard et Vincent Brossel devant le siège du comité d'organisation des JO 2008, à Pakin, en 2007). Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
 

L'association dirigée par Robert Ménard, qui a pris la tête de l'opposition aux JO de Pékin, bénéficie du soutien financier de chefs d'entreprise.

Si l'activisme humanitaire Ă©tait une discipline olympique, cet Ă©tĂ© Ă  PĂ©kin, les trois lettres de Reporters sans frontières brilleraient sur la plus haute marche du podium. MĂŞme un juge de la RĂ©publique populaire de Chine serait obligĂ© de reconnaĂ®tre la performance de l'organisation qui s'est jurĂ© de gâcher les Jeux des Chinois. Cette semaine, les militants de RSF se sont rendus Ă  l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des actionnaires de Coca-Cola, dans l'État du Delaware aux États-Unis. Sous le regard abasourdi et bienveillant des petits porteurs amĂ©ricains, les dirigeants du principal sponsor du relais de la torche, ont dĂ» rĂ©pondre aux questions comminatoires de Lucie Morillon, la reprĂ©sentante Ă  Washington de RSF. Elle a intimĂ© Ă  Neville Isdelle, le PDG de la firme, de prendre position en faveur des libertĂ©s en Chine et de crĂ©er un fonds de soutien aux familles de prisonniers politiques. Ce dernier, visiblement embarrassĂ©, a Ă©ludĂ© en rappelant les valeurs de l'olympisme et de sa compagnie. La bataille contre les marques qui se sont associĂ©es aux JO vient de commencer. Prochaines cibles : McDonald's toujours aux États-Unis, Adidas en Allemagne, Omega Ă  Genève, Atos Origin Ă  Paris… «Chaque fois nous allons leur proposer de signer une charte sur les droits de l'homme en Chine, prĂ©cise Lucie Morillon, ils doivent prendre position. Sinon nous irons jusqu'Ă  demander aux consommateurs de boycotter leurs produits.»

RSF, qui s'oppose depuis 2001 Ă  l'attribution des JO aux Chinois, veut Ă©galement obtenir des chefs d'État occidentaux qu'ils refusent de participer Ă  la cĂ©rĂ©monie d'ouverture du 8 aoĂ»t prochain. Les hostilitĂ©s ont Ă©clatĂ© le 30 mars dernier sur le mont Olympie, près d'Athènes, le jour du dĂ©part de la flamme. Robert MĂ©nard, le fondateur de l'association, et deux comparses ont dĂ©roulĂ© derrière un officiel chinois une banderole sur laquelle des menottes avaient remplacĂ© les cĂ©lèbres anneaux. Quelques jours après ce premier coup d'Ă©clat, Ă  l'occasion du catastrophique passage de la flamme dans la capitale française, le mĂŞme MĂ©nard a escaladĂ© de nuit la façade sud de Notre-Dame pour y hisser son emblème et le drapeau tibĂ©tain. En fin de semaine, il tiendra une confĂ©rence de presse Ă  Tokyo qui accueillera la torche Ă  son tour puis il devrait se rendre Ă  Nagano pour manifester aux cĂ´tĂ©s de militants japonais.

En quelques mois, RSF, ONG française de 25 salariĂ©s Ă  Paris, avec seulement 5 bureaux Ă  l'Ă©tranger et une dizaine de sections Ă  travers le monde, est devenu la bĂŞte noire du gĂ©ant chinois.

La facilitĂ© avec laquelle l'association spĂ©cialisĂ©e dans la dĂ©fense de la libertĂ© de la presse a pris la tĂŞte de l'opposition aux JO de PĂ©kin a ravivĂ© les rumeurs qui circulent depuis plusieurs annĂ©es sur son compte. Créée en 1985 Ă  Montpellier, elle serait dit-on financĂ©e aujourd'hui par les anticastristes, l'extrĂŞme droite amĂ©ricaine, infiltrĂ©e et manipulĂ©e par les agents de la CIA. Des centaines d'articles lui sont consacrĂ©s sur Internet et le sujet anime nombre de forums de discussion aux relents conspirationnistes et antiamĂ©ricains. Les sources d'information proviennent majoritairement de mĂ©dias cubains. Maxime Vivas, un romancier toulousain, actuellement en villĂ©giature en Chine cela ne s'invente pas , vient de publier un ouvrage chez l'Ă©diteur belge Aden, qui reprend cette thĂ©orie. Mais la dĂ©monstration de celui qui se prĂ©sente comme le «rĂ©fĂ©rent littĂ©raire» du groupe altermondialiste Attac n'est guère concluante. Parmi les dĂ©tracteurs de RSF, on retrouve Ă©galement Thierry Meyssan, l'homme qui prĂ©sente les attentats du 11 Septembre comme un complot interne aux États-Unis et nie le crash d'un avion sur le Pentagone.

Bureau de style et techniques marketing

En rĂ©alitĂ©, RSF perçoit depuis 2005 une subvention de quelque 35 000 euros de la National Endowement for Democracy (NED), association amĂ©ricaine de promotion de la dĂ©mocratie dans le monde. La somme allouĂ©e Ă  Reporters sans frontières est destinĂ©e Ă  l'aide aux journalistes en Afrique. Depuis 2002, le Center for a Free Cuba, fondĂ© par les anticastristes de Miami, lui verse quelque 64 000 euros. Ces deux subventions reprĂ©sentent moins de 2,5 % du budget total de l'association. L'argent des deux fondations amĂ©ricaines n'en a pas moins provoquĂ© des remous chez certains militants de RSF. Les sections allemande et espagnole ont notamment plaidĂ© pour un abandon de ces subsides. «En y renonçant nous donnerions du crĂ©dit Ă  ces calomnies fondĂ©es sur un antiamĂ©ricanisme nausĂ©abond et une sympathie incomprĂ©hensible pour le rĂ©gime castriste. Ce pays arrive juste après la Chine par le nombre de journalistes incarcĂ©rĂ©s dans ses geĂ´les», s'insurge Robert MĂ©nard. «Pourtant nous pouvons vivre très largement sans cet argent…», poursuit-il.

C'est un fait indĂ©niable. RSF dispose d'un confortable budget de près de 4 millions d'euros qu'il finance avant tout par ses activitĂ©s Ă©ditoriales. Si Robert MĂ©nard n'est pas un homme d'argent, ce fils de commerçant a un vrai sens du business. La vente de calendriers et de trois livres de photographie assure près de 60 % de ses revenus annuels. Les albums, gĂ©nĂ©ralement rĂ©alisĂ©s par de grands artistes qui abandonnent leurs droits, sont distribuĂ©s gratuitement par les Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP) et les kiosquiers. Du coup, les 9,90 euros du produit de la vente de chaque exemplaire vont intĂ©gralement dans les caisses de RSF. Des opĂ©rations spĂ©ciales comme des ventes aux enchères ou la diffusion de produits dĂ©rivĂ©s amĂ©liorent encore l'ordinaire. En 2008, RSF pourra par exemple compter sur la vente des tee-shirts noirs PĂ©kin 2008 avec les menottes en guise d'anneaux. Depuis le dĂ©but de l'annĂ©e, les commandes se sont envolĂ©es et le chiffre d'affaires rĂ©alisĂ© dĂ©passe le million d'euros… Un coup de chance ? Pas vraiment. Ils ont Ă©tĂ© dessinĂ©s par un bureau de style, et les tissus choisis avec soin… Robert MĂ©nard a d'ailleurs dans son Ă©quipe une ancienne de chez Price Waterhouse, rompue aux techniques du marketing, qu'il paye presque aussi bien que lui, soit un peu moins de 5 000 euros.

Les dons d'entreprises et de fondations privĂ©es apportent plus de 20 % des ressources. Sanofi-Aventis est le plus gĂ©nĂ©reux mĂ©cène de l'association. Chaque annĂ©e la direction de la communication du groupe pharmaceutique lui signe un chèque de quelque 400 000 euros. Le PDG de Sanofi, Jean-François Dehecq, a rencontrĂ© Robert MĂ©nard Ă  Montpellier oĂą la firme possède l'un de ses plus importants sites de production. Et lui est restĂ© fidèle.

«Aider près de 1 500 journalistes»

En 2007, François Pinault a fait son entrĂ©e parmi les «amis» de RSF. L'ancien patron de PPR a en effet permis Ă  Robert MĂ©nard d'acquĂ©rir 180 mètres carrĂ©s de bureaux rue Vivienne Ă  Paris, Ă  quelques mètres des Grands Boulevards de la capitale. Outre une aide financière, Pinault a Ă©galement demandĂ© Ă  un de ses conseillers de gĂ©rer l'ensemble de l'opĂ©ration immobilière d'un montant total de 2,5 millions d'euros. RSF peut Ă©galement compter de façon plus ou moins occasionnelle sur le soutien de la Fondation de France, de l'Open Society Institute de George Soros, du Sigrid Rausing Trust ou encore de Benetton. Les subventions publiques comptent pour moins de 10 % du total des recettes, un niveau Ă©quivalent Ă  celui des dons des particuliers. «Les journalistes ne suscitent pas la gĂ©nĂ©rositĂ© du public», explique Fanny Dumont, ancienne responsable des finances de RSF. Ă€ cĂ´tĂ© de ces gĂ©nĂ©reux mĂ©cènes, Robert MĂ©nard s'appuie sur son carnet d'adresses pour relayer ses combats. De la comĂ©dienne Carole Bouquet Ă  Patrick Poivre d'Arvor, Christine Ockrent en passant par le photographe Yann Arthus-Bertrand, les people n'hĂ©sitent jamais Ă  lui venir en aide. StĂ©phane Courbit, fondateur d'Endemol France, va participer Ă  l'augmentation de MĂ©dias, une revue d'analyse dont RSF dĂ©tient 20 % du capital et que dirige Emmanuelle Duverger, l'Ă©pouse de Robert MĂ©nard.

Mais cette exposition permanente a un coĂ»t. En 2007, les opĂ©rations de mobilisation des mĂ©dias ont englouti près de 20 % des dĂ©penses de l'association. Avec l'opĂ©ration PĂ©kin, la note devrait ĂŞtre encore plus salĂ©e en 2008. «Cette visibilitĂ© nous permet d'aider près de 1 500 journalistes chaque annĂ©e et de soutenir financièrement les familles. Personne ne vient m'interviewer lorsque je veux parler des problèmes des journalistes Ă©rythrĂ©ens», justifie Robert MĂ©nard. C'est en effet dans les cortèges des manifestations pour la libĂ©ration d'Ingrid Betancourt, les tractations pour celle des journalistes pris en otages en Irak, Chesnot, Malbrunot et Aubenas, que MĂ©nard a imposĂ© l'image de Reporter sans frontières. Plus que par la diffusion de ses rapports sur l'Ă©tat de la presse dans le monde. Au Qatar, RSF vient de prendre en charge pour le compte de Sheikha Moza, la mère du prince hĂ©ritier, la crĂ©ation d'un Centre international de la presse, entre Villa MĂ©dicis et mĂ©morial de la presse du monde arabe. Une nouvelle diversification pour cette singulière PME de l'humanitaire devenue spĂ©cialiste en Ă©vĂ©nementiel.